Une plate-forme de communication de savoirs vivifiants, jour après jour

21022009

carte postale GE! 72

Chers sympathisants mayaques

Voici le blog mayaque qui détaille au jour le jour les travaux de notre « plate-forme de communication de savoirs vivifiants ». Arts, sciences, sciences humaines, travail social, de la terre, artisanat : décloisonner les formes de savoir afin de mieux comprendre le monde et mieux y participer. « Dans le Tout, le Beau, le Bon, vivre là résolument », clamait Goethe. À essayer de toute urgence, quotidienne

2017… La revue-livre (MaYaK), le cabanon d’édition (Phare Papier), l’audiovisuel (Muzifar records, TéléMaYaK), les expos, les rencontres et concerts, les échanges avec le Burkina Faso (BurkiMaYaK), les recherches « écophiles » (recherches aimantes sur les lieux habités) ; ces « interventions culturelles » (comme disaient les surréalistes) sont le fruit d’un travail que différentes équipes mènent dans le dialogue (posé, la plupart du temps). Nous voulions en rendre compte avec l’espoir de susciter des réactions, des échos, des propositions, des connexions, des ramifications…

Le blog, une autre forme de communication, plus familière, plus concise, drôle parfois. Il s’agit de communiquer des visions d’une vie possible, complexe, systémique, en relation, en réseau, sans les complications en usage dans certains milieux du savoir où il devient vite pouvoir… Du sérieux sans se prendre au sérieux.

Autre perspective sur ce travail, plus condensée encore : les pages facebook auxquelles nous vous invitons : mayak phare papier & observatoire écophile.

Au plaisir,

Hugues Robaye




Les « Rencontres à Touvent » (Sivry), 28 avril 2019. Avec MaYaK !

23042019

Touvent2 Touvent3 touvent 7 Touvent, photos : Frédérique van Leuven

À Tournai, il y a ce lieu fourmillant : « La pépinière », où pratique du potager et de la pensée se fertilisent (avec en vue, souveraineté et ceinture alimentaires) ; les idées semblent germer mieux quand l’homme est en contact étroit avec la nature, et ventilé par elle : des idées sensibles, transformatrices, des visions du monde, visions complexes comme les appelait John Cowper Powys.

Je songe aussi à l’éco-centre « Oasis » de Ghlin, centre d’écologie appliquée où Rino Noviello et ses associés réalisent un(e) « oasis » au sens de Pierre Rabhi : un lieu qui pourrait être déshérité mais est réenchanté par des volontés humaines allant dans le sens du Tout, du Beau et du Bien (comme dirait Goethe en l’occurrence…).

À Touvent, hameau de Sivry (Hainaut belge), se sont installés Frédérique van Leuven et Thierry Génicot. Ils y ont aussi aménagé leur « oasis » ; où ils se ressourcent, y pratiquent la permaculture et commencent à y organiser des rencontres :

« Soigner les lieux pour soigner le monde ». C’est la question que nous proposons de partager à Touvent, un hameau anciennement densément peuplé, aujourd’hui réinvesti par quelques rares habitants, amoureux d’une nature encore un peu protégée.

Il y a mille et une façons d’aimer un lieu. On peut choisir de s’y retrouver seul, ou en famille, avec des amis, de participer à une coopérative… D’y cultiver des fleurs, des légumes, ou des plantes médicinales. Y trouver refuge, faire le vide, écrire de la poésie, courir dans les bois, sentir tous les vents contraires qui tournent autant que les milliers de questions du monde.

Nous vous y invitons à y rencontrer, une fois par mois, des femmes et des hommes, artistes, poètes, soignants, philosophes, cultivateurs venus de tous les horizons, qui nous raconteront comment chacun.e a inventé une façon d’habiter un petit bout de terre et d’y « tenir debout ».

À Tous Vents, ce 28 avril 2019, notre premier invité nous amènera un souffle chaud venu d’Afrique. Hugues Robaye habite une petite ferme à Flobecq. Il y a fondé la belle revue-livre MaYaK. Son action locale, qu’il définit comme l’ « écophilie », « recherches aimantes sur les lieux habités », l’a mené du fond du Hainaut jusqu’à un autre continent, dans un village un peu perdu du Burkina Faso, en voie de jumelage avec Flobecq.

« Je travaille actuellement cette question : Mort, résurrection & insurrection des villages. Une solution au consumérisme productiviste, grand ravageur de psychologies humaines et de milieux naturels, nous viendrait-elle des villages ? Comment les villages burkinabè, fermes familiales & pauvreté, richesse des peuples, sobriété heureuse ou simplicité volontaire, nous fourniraient-ils une sorte de « modèle » nous invitant à repenser comment nous habitons nos lieux ? »

Le dimanche 28 avril :

Visite du potager en permaculture à 16H30

Rencontre avec Thierry Génicot & Hugues Robaye, à 17H30

Entrée libre et sans réservation

Touvent7 Touvent6 Touvent5  HR et Blanche, photo : Ladida Brecht. Touvent photo : FvL




Merci POINT CULTURE !

11042019

cantersteen Le Cantersteen où je m’assieds pour examiner les trésors que je rapporte de Point Culture…

Cela fait maintenant, oui, 37 ans que je vais à la médiathèque (Point Culture).

Ma carte porte le numéro 31 !

J’habite à la campagne mais me rends régulièrement à Bruxelles et je dois dire que le plaisir que j’éprouve à retrouver ma ville natale est toujours associé à mes visites au Point Culture de 1000 Bruxelles ! C’est un « oasis », pour moi, au sens que donne à ce mot Pierre Rabhi : un lieu rendu merveilleux par la présence de gens rayonnants (c’est plus ou moins ce qu’il dit).

En tout cas, je vais là assuré d’en ressortir euphorique, du fait des 10 précieux médias que je rapporterai chez moi et qui, je le sais, m’ouvriront des mondes.

En particulier les dvd (je m’intéresse beaucoup au cinéma d’auteur, en particulier quand il me fait découvrir les (dés)équilibres sociaux d’autres pays). Dans ce Point Culture, le classement des médias est subtil pays/réalisateurs/genres, etc.

J’emprunte le plus souvent les dvd (ou les CD ; notamment les « chouchous de Brigitte ») que les médiathécaires – bonjour Brigitte ! – ont commentés. À mon sens, les médiathécaires jouent un rôle essentiel dans notre société saturée d’informations de valeurs extrêmement variables. Ils ménagent un accès intelligent et sensible aux formes de cultures .

Et la collection choisie que rassemble avec conscience l’équipe des médiathécaires est, selon moi, une sorte de trésor !

Je m’amuse souvent à comparer les avis insérés par les médiathécaires dans les pochettes des dvd avec les formules slogans qui tartinent les pochettes et qui la plupart du temps occultent la valeur de l’œuvre bêtement encensée :-)

Bravo les médiathécaires ! Continuez, s’il vous plaît !

Il faut dire aussi que Point Culture joue un rôle important dans la cohésion sociale des villes. C’est aussi un lieu où l’on se rencontre avec une évidente complicité joyeuse…

Point Culture : un oasis au cœur des « horreurs économiques » de la ville et du monde, à conserver précieusement !

Et je ne parle même pas de toute cette programmation culturelle qui découle de ces magnifiques collections proposées en prêt et que les brochures de Point Culture détaillent de façon si sensées et dans une mise en page impressionnante…

Quel boulot ! Encore une fois, bravo !

HR




Les Rencontres à Touvent (Sivry) : Frédérique van Leuven, Thierry Génicot : « soigner les lieux pour soigner le monde » : avec MaYaK, 28 avril !

9042019

6 avril 2016 - Copie 16 juillet 2016 portrose des émissions avec Thierry : Jacques Faton, les Cardon et Olivier Ducène…

Dimanche, Thierry Génicot me rendait visite à la Potterée (Flobecq, Hainaut belge), après sa séance mensuelle aux « Fraternités Ouvrières » de Mouscron, haut-lieu informel de permaculture.

Il faisait splendide et nous nous sommes installés devant le paysage, sur la petite butte qui domine la pâture de mes amis fermiers – Michel et son fils Lionel, – et qui nous a permis de nous glisser dans la pénéplaine qui va vers Ath et dans les réseaux de chants d’oiseaux (je n’ai pas gardé de photo de cette rencontre mais un enregistrement dans lequel les oiseaux occupent l’avant-plan du son alors qu’ils nous étaient restés cachés, la plupart du temps).

Thierry Génicot est dit un « homme de radio ».

Un créateur des ondes, qui vit de créations radiophoniques et travaille, notamment, pour et avec la Une, dans « Par ouï dire », la précieuse émission quotidienne de Pascale Tison. Thierry Génicot nous y chuchote ses « mondes invisibles ».

Je crois que nous nous connaissons depuis bien 15 ans. Ce qui m’a toujours frappé chez lui et dans son travail, c’est : l’intense curiosité, le désir de comprendre et l’art d’associer. D’associer le sens et les sons, de monter le sens et des sons… De rendre sensible le « mystère » de la vie (je me souviens dans mes études de philo, de Gabriel Marcel opposant problème à mystère), de faire cheminer l’auditeur dans l’inconnu par l’inattendu de la radio, de la parole qui va venir et qui nous surprend.  Il m’a invité dans quelques émissions : sur Annie Van de Wiele (la première femme à avoir fait le tour du monde en voilier), sur Paul André (le poète penseur du Tournaisis et du rural rayonnant), sur les Fraternités Ouvrières (voir ci-dessus), sur MaYaK, sur les recherches écophiles, etc. Et ce qu’il en a résulté est toujours apparu à mes yeux, non à mes oreilles, comme des synthèses sonores, témoignages presque éternels d’un travail qui prenait d’autres formes… Et puis : le mystère des voix (bulgares et universelles).

Je suis très reconnaissant à Thierry de ce don ; de la façon dont il a su donner sens, avec une perspicacité foudroyante, à ces différents travaux, lui qui n’arrête pas (sauf quand il est avec son potager, me disait-il) de rencontrer des « habitants chercheurs » de tous horizons de la recherche…

Voilà qu’avec sa compagne, la psychiatre Frédérique van Leuven, ils ouvrent leur lieu, à Sivry où ils pratiquent la permaculture à des rencontres périodiques autour de  : « Soigner les lieux pour soigner le monde ».

Et ne voilà-t-il pas, à mon grand honneur, qu’ils me proposent d’ouvrir le bal !

La « thématique » me parle bien sûr beaucoup : en mémoire directement ce que me disait Rino Noviello de son écocentre Oasis, à Ghlin appelé ainsi en référence à Pierre Rabhi : tout lieu, si déshérité fût-il, peut devenir un oasis quand des volontés humaines bienveillantes l’habitent.

L’invitation de Frédérique et de Thierry me permet en tout cas de reprendre tous ces « chemins de traverse » (une expression que Thierry a employée dimanche) que MaYaK a empruntés depuis le début de son histoire (cela fait 14 ans) pour faire apparaître un réseau de personnes qui pensent leur présence au monde depuis un respect et un amour inconditionnel pour la Nature et la libre expansion utile des nécessités intérieures des humains…

Le 28 avril, 17h30, dans notre échange, nous partirons des recherches « écophiles » (recherches aimantes sur les lieux habités) actuelles : le village au Sud, le village au Nord. Burkina Faso/Belgique. Ziniaré/Bissiga/Flobecq…

Le mode de peuplement du village où les hommes s’intègrent plus à la Nature où, au moins, il sont plus en contact avec elle, peut-il être une réponse à l’effondrement qu’annoncent les « collapsologues » étudiant les ravages du consumérisme productiviste et prédisant que nos sociétés du nord vont s’effondrer.

Mais nos villages du nord ne sont-ils pas déjà morts ? Mort ou en voie de résurrection ? Ces nouveaux habitants chercheurs qui s’y installent en des formes d’insurrection face au modèle de développement dominant ne consolident-ils pas une « alternative », ne tracent-ils pas une nouvelle voie ?

Les masses du sud et les masses du nord sont opprimées par les mêmes, disait Thomas Sankara, l’éminent président du Burkina… Un pays africain comme le Burkina Faso (l’un des plus « pauvres » de la planète) où fermes familiales, nature nourricière, économie informelle avec des syndicats, entraide, production (semi-)artisanale, « pauvreté, richesse des peuples », « l’Afrique au secours de l’Occident », restent une base reconnue et renforcée par des réseaux d’associations, d’ONG locales (comme APIL, l’ONG de mon ami Abdoulaye Ouédraogo), par de grandes personnalités qui ont une vision pour leur pays et leurs habitants ; un Burkina endogène et agroécologique ne serait-il pas un « modèle » très suggestif à explorer, à essayer de connaître ? Ne serait-il pas temps de réellement dialoguer, allez, sur l’avenir du monde ? Je trouve que oui…

Mes 6 voyages au Burkina – avec pour objectifs, information et communication – n’ont à mes yeux de sens que par cet échange entre des modèles de vie que des habitants-chercheurs, qui ont une vison globale critique et comparative, pensent et tentent de réaliser…

Et c’est tout le travail mayaque qui se reflète dans ces dernières recherches sur le village (et les vivifient). Recherches qui reçoivent, en plus, comme un cadre institutionnel : l’accord de partenariat entre Ziniaré et Flobecq, signé en janvier 2019.

Merci donc à Frédérique et Thierry de me donner cette possibilité de remodeler cette pâte !

Les rencontre à Touvent (voir page facebook…) seront enregistrées.

« Touvent » : le nom du hameau de Sivry qui vous accueillera. Et le nom de la sprl de Thierry Génicot ? « Silence »…

(Il y aura aussi une table avec les publications mayaques…)

 Au plaisir d’échanger avec vous ce soir-là !

Dimanche 28 avril 2019, 17h30, rue Touvent 5, 6470 Sivry (Hainaut) 




Good works : Phare Papier

12032019

L'avenirfb Phare Papier 2019fb Un article de Françoise Lison dans L’Avenir du lundi 18 mars 2019.

On ne chôme pas chez MaYaK/Phare Papier :

*Good work in landscape, Hugues Robaye, illus du peintre et graveur tournaisien Jean-François Van Haelmeesrch, préface du casseur de pub des premiers temps et antiproductiviste, Bernard Legros. Il s’agit d’un « petit MaYaK entre 8 et 9 » : première publication d’éléments de sens qui apparaîtront réagencés dans le MaYaK à venir.

Suite à un licenciement, HR s’interroge sur le sens du travail, sur sa place aujourd’hui. Il se concentre sur les travaux de l’association GE ! Groupe Esthéthique ! qui produit notamment MaYaK. Et travaille au cœur de ce paysage du Pays des Collines, en contact avec un jardin et une maison ancienne qui s’y enfonce comme une baleine échouée dans l’argile… Travail et lieu inspirant…

32 p couleur, papier munken, 6 euros

*Temples et refuges : Steve Houben/Luc Rémy. Un livret paysage autour des charbons de bois, œuvres moins connues du célèbre musicien. Images de Steve. Textes de Steve et de Luc. Manuscrits. Et un entretien entre eux sur leur amitié de longue date et les milieux artistiques qu’ils fréquentèrent ensemble… Un hommage à Luc Rémy qui se mourait…

44 p NB, papier Munken : 6 euros

*Héroïsmes ordinaires : livre textes/images de Hervé Yamguen, peintre et écrivain camerounais de Douala et du village. 18 textes sur le quotidien d’une grande ville africaine, sur le retour au village, sur la place de l’art dans la ville et la vie, etc. Textes, peintures et photos d’Hervé Yamguen.

52 p couleur, papier Munken : 10 euros

*Euphorie en Picardie, Layla Nabulsi : une tragi-comédie sur la mort des villages qui met en scène un garçon de 10 ans – Bonhomme Albert – qui fait l’expérience de toutes les délinquances que génère le consumérisme productiviste. 31 tableaux en vers libres ; humour noir et drame indissociablement liés. L’auteur aimerait en faire une base de discussion sur la question de la cohésion sociale dans les villages (mais aussi dans les villes). 14 xylogravures de Jean-François Van Haelmeersch

68 p NB, papier Munken, 10 euros.

Intéressé(e)s ? un mail à huguesrobaye@scarlet.be

envoi gratuit dès versement au compte TRIODOS du GE ! : BE29 5230 8021 7964

Même procédure pour toute autre commande ! Voyez notre catalogue simplifié et notre liste d’auteurs !

Merci ! Au plaisir de vous revoir !

Hugues !…




Cartographier les zones d’influence des habitants-chercheurs

13112018

avec Pando 445 avec Pando Zéphirin Dakuyo & Bernard Lédéa Ouédraogo, 2015 & 2012.

Je prépare un « power point » pour une soirée burkinabè, samedi prochain (le 17 novembre), organisée par Daouda Sanon. J’y parle, notamment, de grands Burkinabè que j’ai eu le bonhonneur de rencontrer, d’interroger, depuis 2012…

Et je revois, par exemple, ce tôt matin-là, à Banfora (Comoé), en 2015. Un rendez-vous avec Pando Zéphirin Dakuyo, dans son bureau jouxtant la pharmacie. Pharmacien formé au Sénégal, il fait le lien entre la pharmacie « moderne » et les pratiques des tradipraticiens (les médecins traditionnels africains) et a fondé la marque « Phytofla » dont j’avais vu les produits ci et là : tisanes, potions et autres médicaments à base végétale.

Il voulait distinguer les vrais tradipraticiens des charlatans, me disait-il. Et puis, il travaillait à « revégétaliser » le Burkina, en organisant un réseau d’herboristes qui cultivent les plants d’herbes médicinales qu’il multipliait efficacement, avec l’aide des travailleurs de son grand labo jouxtant la pharmacie.

Passé/présent, le docteur Dakuyo n’est plus mais sa fille reprend le flambeau !

En préparant ce power point, je me disais : quels habitants-chercheurs merveilleux j’ai eu la chance de rencontrer, comme aussi l’un de ces dieux burkinabè, Bernard Lédéa Ouédraogo, juste après son opération, en 2012 !

Et je me disais : ces hommes si rayonnants.

Leur sphère de rayonnement ! Être en contact avec eux, c’est à leur contact inventer un monde meilleur ; ils irradient cela ; ils diffusent cela dans leur zone d’influence, dans leur rayon d’action ; leurs idées se répandent, leur esprit : ils touchent les citoyens qui sont transformés, veulent agir dans cet esprit : ce sont des îlots, des îles, des continents, des mondes possibles…

Alors, en faire la cartographie, réseauter, tisser : du développement endogène et… politique.

HR

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Hervé Yamguen à Auvelais, Namur & Liège

2112018

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Un cas de figure intéressant : je croise le « profil » d’HERVÉ YAMGUEN sur facebook. Nous avons des amis communs à Ouagadougou, des peintres. Hervé est peintre, écrit et anime une sorte de résidence d’artistes à Douala, au Cameroun. Je « suis le fil de son actualité ». Il publie des textes sur sa position d’artiste dans une grande ville africaine, sur l’art dans les rues ; il publie des articles sur sa relation au village ; il vient de perdre son père et prend très au sérieux son nouveau statut de notable. Passionnant cet aller-retour entre traditions, modernités et pratiques artistiques. Son regard sur le monde, engagé, me touche fort.

Ferions-nous un livre textes/images ? Bonne idée, je t’envoie ça (des dessins et des photos)… Je reçois textes, images et consignes pour les associer. Parfait ! Le livre sort fin 2017.

En mai 2018, il participe en France à un colloque à Cergy puis fait une lecture à La Maison de la Poésie, en plein centre de Paris. Je le rencontre pour la première fois. Quelle force tranquille, bienveillante, exigeante…

Hervé m’a apporté dix dessins qu’il me laisse en dépôt : une série intitulée « Le royaume perdu ».

Je me dis que j’essayerais bien de l’inviter en Belgique pour une rencontre (notamment) avec mes étudiants d’illustration à L’Académie de Tournai. Wait and see !

Ses superbes dessins sont à vendre 400 euros pièce. Je les montrerai sur les salons. Déjà à Auvelais, puis à Namur/Bomel puis à Liège !

Au plaisir de vous revoir !

Hugues

HY6 hy5 Héroïsmes ordinaires (10 euros) & recherches africaines… À Paris…




MaYaK/Phare Papier à Auvelais les 3/4 novembre 2018

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salon Auvelais Livre     catalogue Phare Papier

 

Samedi de 9-20 et dimanche de 10 à 17… Grand’ Place !




Le scénario burkinabè

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le SB présentation blog2 tournage de « Villages en savane », Bendogo, Kadiogo, Burkina Faso, 2013.

Retour au Burkina Faso en janvier février 2019 : un voyage de repérages en vue de tourner un moyen-métrage sur un village et sur ses relations avec une ONG locale qui se soucie de son développement endogène, selon l’expression de l’historien JOSEPH KI-ZERBO. Agriculture familiale, économie fragile. ABDOULAYE OUEDRAOGO, fils de village (comme chacun) devenu économiste et fondateur (en 1999) d’une puissante ONG – APIL – travaille à cette rencontre entre les savoirs traditionnels et ceux, plus modernes, de l’agroécologie. Et nous, ici, dans nos contrées, nous souhaiterions tellement une agriculture plus humaine, plus proche. Manger mieux, vivre plus tranquillement…

Janvier/février 2019, une voyage de repérages qui débouchera, déjà, sur des publications textes/images.

Économies rurales du sud et du nord.

Oui, à suivre…




Euphorie en Picardie par LAYLA NABULSI

10102018

EPblog

C’est le titre du nouveau livre sorti chez Phare Papier, le cabanon d’édition du GE! (Groupe Esthéthique!). Et le voici en bonne compagnie :-)

Euphorie en Picardie par LAYLA NABULSI, avec 14 xylogravures de JEAN-FRANCOIS VAN HAELMEERSCH.

Texte fort, coup de poing, sur les délinquances que suscite notre mode de développement dominant, le consumérisme productiviste. Une sorte de tragi-comédie qui met en scène Bonhomme Albert, petit garçon de 10 ans à qui on donnerait le bon dieu, s’il n’avait quitté la Terre, dégoûté par les hommes ;-) ; un petit garçon qui spontanément expérimente toutes les déviations possibles : /réussir/ au plus vite… Un texte qui pose sur le mode de l’humour noir tranchant la question de la cohésion sociale aujourd’hui, ou du risque de son absence…

Euphorie en Picardie, Phare Papier, 2018, 68 pages sur papier bouffant munken, 10 euros.

Commande : huguesrobaye@scarlet.be. Envoi gratuit.




Avec Luc Rémy, le 14 octobre 2017, à Quartiers Latins

12102017

Luc et Steve1 Luc, Steve, Inkoli Jean Bofane et Maurice Boyikassé, Ixelles, 2 janvier 2008

Je me souviens de ce 21 juin (2017) : Luc m’appelle et me dit qu’il a écrit un texte sur les fusains de Steve, la nuit précédente. Ce serait bien de le mettre dans le MaYaK9, avec ces fusains, justement ; tu sais, tu as dû les voir sur deux des pochettes de ses cd. Oui, en effet. Rendez-vous avec lui et Steve qui apporte des fusains : « temples et refuges », soigneusement conservés dans une « farde » en plastique noir. Je les rapporte à la maison ; je relis le texte de Luc qui me semble plus décrire des œuvres « non-figuratives », de celles que j’ai vues sur les pochettes des cd. J’en parle à Luc qui me dit oui, mais, tout dans le travail du peintre, est au fond non-figuratif. J’acquiesce à moitié, en ajoutant qu’on pourrait déjà faire de ce travail un « petit MaYaK entre 8 et 9 », comme on y pense depuis un certain temps (dans la tribu mayaque) : à des publications intermédiaires entre les MaYaK annuels, livrets présentant des recherches apparaissant dans les MaYaK suivants : works in progress… J’en parle à Steve qui se met à travailler à de nouveaux fusains en résonance avec le texte de Luc. Hum, je demande aussi à Steve s’il peut écrire un texte sur ses fusains qui s’appliquerait à la série « Temples et refuges ». Oui. Je me dis : il faudrait évoquer cette longue amitié entre Luc et Steve. Nous le faisons le dimanche 2 juillet : un entretien. Je l’ajoute à la publication à venir. Avec Steve Houben, nous apportons une première épreuve à Luc, le 8 juillet. Luc m’avait demandé précédemment si je voulais bien lui apporter Notes sur le cinématographe de Robert Bresson qu’il veut relire (il admire son œuvre pour son exemplaire sobriété). En voyant l’épreuve que je lui apporte, Luc me dit : c’est du Robert Bresson. Steve sourit. Deux jours plus tard, dans sa chambre, aux soins palliatifs de la clinique Saint-Élisabeth d’Uccle, Luc demande à Libali, sa femme, de mettre de la musique. Libali se retourne, Luc est parti.

Comme dans Le septième sceau d’Ingmar Bergman qu’il aimait tant, Luc, ces mois-là, jouait aux échecs avec la mort. Qui a gagné la partie ? Je me demande plutôt s’il faut la gagner. Luc est resté bien (et bon) vivant…

Steve ne sera pas là samedi, il a un concert en hommage à la fille de Jacques Pelzer (au Jacques Pelzer Jazz club, à Liège) et a un sound check cet aprem du 14 octobre, mais – il me le disait au téléphone – sera avec nous, comme notre ami commun, Luc Rémy à qui nous dédions cette après-midi mayaque.

Régisseur son/lumière au centre culturel d’Uccle, Luc, fin connaisseur-amateur de poésie, de musique, de cinéma et d’arts plastiques (en particulier ceux de la Belgique contemporaine), est membre de la « cellule mayaque » depuis les débuts de la revue-livre en 2006.

L’épitaphe que Luc choisie, empruntée à Saint-Augustin : « La seule mesure de l’amour est d’être sans mesure. »

La rencontre mayaque du 14 octobre lui est dédiée.

HR

S&L







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