Une plate-forme de communication de savoirs vivifiants, jour après jour

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Chers sympathisants mayaques

Voici le blog mayaque qui détaille au jour le jour les travaux de notre « plate-forme de communication de savoirs vivifiants ». Arts, sciences, sciences humaines, travail social, de la terre, artisanat : décloisonner les formes de savoir afin de mieux comprendre le monde et mieux y participer. « Dans le Tout, le Beau, le Bon, vivre là résolument », clamait Goethe. À essayer de toute urgence, quotidienne

2017… La revue-livre (MaYaK), le cabanon d’édition (Phare Papier), l’audiovisuel (Muzifar records, TéléMaYaK), les expos, les rencontres et concerts, les échanges avec le Burkina Faso (BurkiMaYaK), les recherches « écophiles » (recherches aimantes sur les lieux habités) ; ces « interventions culturelles » (comme disaient les surréalistes) sont le fruit d’un travail que différentes équipes mènent dans le dialogue (posé, la plupart du temps). Nous voulions en rendre compte avec l’espoir de susciter des réactions, des échos, des propositions, des connexions, des ramifications…

Le blog, une autre forme de communication, plus familière, plus concise, drôle parfois. Il s’agit de communiquer des visions d’une vie possible, complexe, systémique, en relation, en réseau, sans les complications en usage dans certains milieux du savoir où il devient vite pouvoir… Du sérieux sans se prendre au sérieux.

Autre perspective sur ce travail, plus condensée encore : les pages facebook auxquelles nous vous invitons : mayak phare papier & observatoire écophile.

Au plaisir,

Hugues Robaye




Proposition mayaque : échange autour de notre relation à la Terre, le 28 septembre 2019 à 14h, à La Petite Maison de Muriel Adam, Walcourt ! Avec François Noul, Philippe Michaux, Marie Michaux et Clément Bernaert…

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À « La Petite Maison » de Walcourt, le 28 septembre, au cœur de la journée organisée par Muriel Adam consacrée à la Terre, une conversation réunira Clément Bernaert, Marie Michaux, Philippe Michaux & François Noul.

François Noul : assistant social, il dépose, au milieu des années 80, un projet à la Fondation Roi Baudouin, Pour une nouvelle dynamique des régions rurales ; obtient le prix et, dans la foulée, le directeur du CPAS où il travaille lui propose de reprendre une ferme à Marchienne au Pont. Il en fait un lieu de réinsertion pour jeunes en difficulté. La ferme Bocace pratique alors le maraîchage bio, l’élevage (poules, lapins, cochons), dispose d’une boucherie et distribue ses produits en circuit court.

François Noul est aussi écrivain ; sujets de prédilection : l’alimentation, les traditions rurales ; la vie de l’homme dans la nature. Livres et nombreux articles, notamment pour le Courrier de l’Escaut. C’est un visionnaire tranquille qui pense l’humain dans une forme d’autodétermination, d’autarcie, presque, s’il prend soin de son jardin et cuisine simplement et savoureusement… Je pense qu’écrire est en quelque sorte une thérapie. Je suis quelqu’un d’hypersensible, un rien me touche et l’écriture me permet d’exprimer mes émotions. 

Un autre visionnaire : Philippe Michaux. Il est maraîcher (« La Ferme du Printemps » à Nalinnes, un projet aussi éducatif, avec les journées « Vitalité ») et anime l’association : « Le chemin d’un village ». L’objet de celle-ci ?  Faire de la géographie humaine (à la Gaston Roupnel ou à la Élisée Reclus) autour du bassin de l’Eau d’Heure : montrer comment les peuplements successifs ont été en relation avec cet espace géographique que dynamise la rivière, le cours de l’eau… S’interroger sur le présent de ce peuplement, sur son avenir : comment y développer des activités en harmonie avec le lieu ?

Marie Michaux est l’une de ses filles : le 28, nous réfléchirons sur le monde d’aujourd’hui (en restant dans un « mécontentement joyeux » à la Krishnamurti) : il nous faut donc écouter les « jeunes » ! Marie a étudié l’horeca et suit de près les travaux de son père, en y participant.

Clément Bernaert termine ses études d’art dramatique à Mons, dans la classe de Frédéric Dussenne. Son travail de fin d’année porte sur l’histoire de deux orphelins – Léa et Théo – qui quittent leur institution urbaine pour s’installer à la campagne. Une nouvelle qui sera mise en scène. En fait, me disait-il, cette histoire porte d’abord sur la question de l’engagement : spirituel, amoureux, social, politique, écologique…

L’époque contemporaine est inquiétante, dominée par un consumérisme productiviste, grand ravageur de Nature et de psychologies humaines. Comment inventer un mode de vie plus harmonieux ? Une question complexe ! Arrière-plan de la rencontre du 28, à 14h :-)

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Enfances de l’art ; à propos de HERVÉ YAMGUEN et d’autres :-)

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ea1 ea3 ea8 peintures murales de Hervé Yamguen ; atelier de Seydou Sanou au Conservatoire de BXL

Hervé Yamguen, dans une grande ville africaine, Douala au Cameroun : quelle est la place d’un artiste dans la ville, dans la société ; comment intervenir ? Comment engager ses forces, sa « nécessité intérieure » d’artiste dans une vision du monde, a « complex vision », as said the great JOHN COWPER POWYS, ce mage celte hallucinant…

Comment toucher les gens, comment les faire réfléchir à un avenir ? Comment s’engager sans trahir sa nécessité intérieure (Kandinsky) ?

« Mécontentement joyeux » ! Être toujours comme un enfant adolescent, un soleil qui se lève nouveau chaque jour… Ne jamais accepter l’état de fait, le matter of fact

Susciter, proposer à la vue, aux sens, à l’intelligence : une certaine vision du rôle de l’artiste.

Et tenir bon aussi car c’est pas facile de « gagner sa vie » que pourtant une Mère nous a donnée…

Hervé Yamguen, animant un quartier d’une grande ville africaine, est aussi notable dans son village natal, réfléchissant et partageant sa réflexion au sujet de cette dynamique entre traditions et présents multiples, entre Cameroun, Afrique et monde…

Tout cela est, oui, politique, au sens le plus signifiant du mot.

Et je suis donc ravi de poursuivre avec Hervé Yamguen et le poète Kouam Tawa un échange de visions qui se déposera dans un livre à venir chez Phare Papier (Flobecq) !

Projets passionnants, « merveilleux » (toujours selon ce principe de DH LAWRENCE : être habité de projets qui dépassent notre petit moi :-) ), vitaux, simples et justes…

À Lessines, le 3 août 2019, en compagnie de SEYDOU SANOU (BF), n’goni & balafon et FRÉDÉRIC WILLIAUME (B), sax…

HR

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HERVÉ YAMGUEN à Lessines & Walcourt les 3/4 août 2019

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66276832_10219231064996725_4162647015831896064_n 66837281_2371963369558468_8648706172859187200_o peinture et sculpture de Hervé Yamguen

Le net fait parfois bien les choses…

J’ai croisé Hervé Yamguen (Cameroun) sur facebook ; nous avions un ami commun (plus, en fait) à Ouagadougou (Burkina Faso), le peintre Sambo Boly (que j’avais croisé sur le net parce que nous avions…).

Je les ai ensuite rencontrés en âme, os et chair, tous les deux. Et le courant a passé, comme on dit : des projets communs, des œuvres de ces deux peintres en dépôt, en expo et en vente… ; des contacts réguliers, presque quotidiens : « Et chez vous, Maître Sambo ? La famille, le travail ? La santé ? ». Si pas quotidiens, nous nous disons : « Ça fait deux jours ! »

Hervé Yamguen : peintre, sculpteur, performeur, écrivain, poète, il vit dans la grande ville de Douala au Cameroun, dans le quartier [révolutionnaire] de New-Bell où se trouve son atelier. Il anime la « K Factory », lieu de résidence pour artistes transdisciplinaires et galerie d’art.

Je pense à Hervé Yamguen comme à un artiste engagé, soucieux de l’avenir du peuple camerounais et pensant que ce souci est au centre du travail artistique : dire, penser, écrire, dessiner des modèles de vie ensemble.

Je suis (suivre et/ou être en porosité ?) son travail avec le poète Kouam Tawa. Il me rappelle ce que faisait le grand Max Elskamp en Belgique : poète et plasticien qui choisissait d’être un chantre du peuple de Flandre.

Le mot « peuple », oui d’accord, désuet ? Je ne sais pas. Je pense aussi à « Zadig », en France, cette revue-livre qui part du principe qu’il faut revoir avec de nouveaux yeux, de nouveaux mots la France, les Frances, l’infinie diversité culturelle d’un espace de vie ; et que ce sont ceux qui manient une langue à dimension artistique qui sont le plus à même d’inventer, de proposer un horizon de sens pour une population ; Hervé Yamguen et Kouam Tawa font cela, je crois bien… Je pense bien sûr, aussi, à Thomas Sankara, à sa vision pour le Burkina Faso qui aurait pu devenir le premier état agroécologique (par exemple).

Après avoir composé ce livre – /Héroïsmes ordinaires/  – au gré d’échanges virtuels avec Hervé Yamguen, j’ai pu le rencontrer à La Maison de la Poésie de Paris, rue Saint-Martin. Et là : Quelle présence ! Déterminée, accueillante : un « mécontentement joyeux » à la Jiddu K ; un homme ni optimiste ni pessimiste mais « possibiliste » selon les mots de Kenneth White que Hervé lit en ce moment (vu sur facebook :-) ), expérience de lecture ondulatoire qui entre en résonance avec son travail de plasticien peintre au cœur d’une résidence d’artiste au SAVVY, à Berlin.

Hugues

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Les « Rencontres à Touvent » (Sivry), 28 avril 2019. Avec MaYaK !

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Touvent2 Touvent3 touvent 7 Touvent, photos : Frédérique van Leuven

À Tournai, il y a ce lieu fourmillant : « La pépinière », où pratique du potager et de la pensée se fertilisent (avec en vue, souveraineté et ceinture alimentaires) ; les idées semblent germer mieux quand l’homme est en contact étroit avec la nature, et ventilé par elle : des idées sensibles, transformatrices, des visions du monde, visions complexes comme les appelait John Cowper Powys.

Je songe aussi à l’éco-centre « Oasis » de Ghlin, centre d’écologie appliquée où Rino Noviello et ses associés réalisent un(e) « oasis » au sens de Pierre Rabhi : un lieu qui pourrait être déshérité mais est réenchanté par des volontés humaines allant dans le sens du Tout, du Beau et du Bien (comme dirait Goethe en l’occurrence…).

À Touvent, hameau de Sivry (Hainaut belge), se sont installés Frédérique van Leuven et Thierry Génicot. Ils y ont aussi aménagé leur « oasis » ; où ils se ressourcent, y pratiquent la permaculture et commencent à y organiser des rencontres :

« Soigner les lieux pour soigner le monde ». C’est la question que nous proposons de partager à Touvent, un hameau anciennement densément peuplé, aujourd’hui réinvesti par quelques rares habitants, amoureux d’une nature encore un peu protégée.

Il y a mille et une façons d’aimer un lieu. On peut choisir de s’y retrouver seul, ou en famille, avec des amis, de participer à une coopérative… D’y cultiver des fleurs, des légumes, ou des plantes médicinales. Y trouver refuge, faire le vide, écrire de la poésie, courir dans les bois, sentir tous les vents contraires qui tournent autant que les milliers de questions du monde.

Nous vous y invitons à y rencontrer, une fois par mois, des femmes et des hommes, artistes, poètes, soignants, philosophes, cultivateurs venus de tous les horizons, qui nous raconteront comment chacun.e a inventé une façon d’habiter un petit bout de terre et d’y « tenir debout ».

À Tous Vents, ce 28 avril 2019, notre premier invité nous amènera un souffle chaud venu d’Afrique. Hugues Robaye habite une petite ferme à Flobecq. Il y a fondé la belle revue-livre MaYaK. Son action locale, qu’il définit comme l’ « écophilie », « recherches aimantes sur les lieux habités », l’a mené du fond du Hainaut jusqu’à un autre continent, dans un village un peu perdu du Burkina Faso, en voie de jumelage avec Flobecq.

« Je travaille actuellement cette question : Mort, résurrection & insurrection des villages. Une solution au consumérisme productiviste, grand ravageur de psychologies humaines et de milieux naturels, nous viendrait-elle des villages ? Comment les villages burkinabè, fermes familiales & pauvreté, richesse des peuples, sobriété heureuse ou simplicité volontaire, nous fourniraient-ils une sorte de « modèle » nous invitant à repenser comment nous habitons nos lieux ? »

Le dimanche 28 avril :

Visite du potager en permaculture à 16H30

Rencontre avec Thierry Génicot & Hugues Robaye, à 17H30

Entrée libre et sans réservation

Touvent7 Touvent6 Touvent5  HR et Blanche, photo : Ladida Brecht. Touvent photo : FvL




Merci POINT CULTURE !

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cantersteen Le Cantersteen où je m’assieds pour examiner les trésors que je rapporte de Point Culture…

Cela fait maintenant, oui, 37 ans que je vais à la médiathèque (Point Culture).

Ma carte porte le numéro 31 !

J’habite à la campagne mais me rends régulièrement à Bruxelles et je dois dire que le plaisir que j’éprouve à retrouver ma ville natale est toujours associé à mes visites au Point Culture de 1000 Bruxelles ! C’est un « oasis », pour moi, au sens que donne à ce mot Pierre Rabhi : un lieu rendu merveilleux par la présence de gens rayonnants (c’est plus ou moins ce qu’il dit).

En tout cas, je vais là assuré d’en ressortir euphorique, du fait des 10 précieux médias que je rapporterai chez moi et qui, je le sais, m’ouvriront des mondes.

En particulier les dvd (je m’intéresse beaucoup au cinéma d’auteur, en particulier quand il me fait découvrir les (dés)équilibres sociaux d’autres pays). Dans ce Point Culture, le classement des médias est subtil pays/réalisateurs/genres, etc.

J’emprunte le plus souvent les dvd (ou les CD ; notamment les « chouchous de Brigitte ») que les médiathécaires – bonjour Brigitte ! – ont commentés. À mon sens, les médiathécaires jouent un rôle essentiel dans notre société saturée d’informations de valeurs extrêmement variables. Ils ménagent un accès intelligent et sensible aux formes de cultures .

Et la collection choisie que rassemble avec conscience l’équipe des médiathécaires est, selon moi, une sorte de trésor !

Je m’amuse souvent à comparer les avis insérés par les médiathécaires dans les pochettes des dvd avec les formules slogans qui tartinent les pochettes et qui la plupart du temps occultent la valeur de l’œuvre bêtement encensée :-)

Bravo les médiathécaires ! Continuez, s’il vous plaît !

Il faut dire aussi que Point Culture joue un rôle important dans la cohésion sociale des villes. C’est aussi un lieu où l’on se rencontre avec une évidente complicité joyeuse…

Point Culture : un oasis au cœur des « horreurs économiques » de la ville et du monde, à conserver précieusement !

Et je ne parle même pas de toute cette programmation culturelle qui découle de ces magnifiques collections proposées en prêt et que les brochures de Point Culture détaillent de façon si sensées et dans une mise en page impressionnante…

Quel boulot ! Encore une fois, bravo !

HR




Les Rencontres à Touvent (Sivry) : Frédérique van Leuven, Thierry Génicot : « soigner les lieux pour soigner le monde » : avec MaYaK, 28 avril !

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6 avril 2016 - Copie 16 juillet 2016 portrose des émissions avec Thierry : Jacques Faton, les Cardon et Olivier Ducène…

Dimanche, Thierry Génicot me rendait visite à la Potterée (Flobecq, Hainaut belge), après sa séance mensuelle aux « Fraternités Ouvrières » de Mouscron, haut-lieu informel de permaculture.

Il faisait splendide et nous nous sommes installés devant le paysage, sur la petite butte qui domine la pâture de mes amis fermiers – Michel et son fils Lionel, – et qui nous a permis de nous glisser dans la pénéplaine qui va vers Ath et dans les réseaux de chants d’oiseaux (je n’ai pas gardé de photo de cette rencontre mais un enregistrement dans lequel les oiseaux occupent l’avant-plan du son alors qu’ils nous étaient restés cachés, la plupart du temps).

Thierry Génicot est dit un « homme de radio ».

Un créateur des ondes, qui vit de créations radiophoniques et travaille, notamment, pour et avec la Une, dans « Par ouï dire », la précieuse émission quotidienne de Pascale Tison. Thierry Génicot nous y chuchote ses « mondes invisibles ».

Je crois que nous nous connaissons depuis bien 15 ans. Ce qui m’a toujours frappé chez lui et dans son travail, c’est : l’intense curiosité, le désir de comprendre et l’art d’associer. D’associer le sens et les sons, de monter le sens et des sons… De rendre sensible le « mystère » de la vie (je me souviens dans mes études de philo, de Gabriel Marcel opposant problème à mystère), de faire cheminer l’auditeur dans l’inconnu par l’inattendu de la radio, de la parole qui va venir et qui nous surprend.  Il m’a invité dans quelques émissions : sur Annie Van de Wiele (la première femme à avoir fait le tour du monde en voilier), sur Paul André (le poète penseur du Tournaisis et du rural rayonnant), sur les Fraternités Ouvrières (voir ci-dessus), sur MaYaK, sur les recherches écophiles, etc. Et ce qu’il en a résulté est toujours apparu à mes yeux, non à mes oreilles, comme des synthèses sonores, témoignages presque éternels d’un travail qui prenait d’autres formes… Et puis : le mystère des voix (bulgares et universelles).

Je suis très reconnaissant à Thierry de ce don ; de la façon dont il a su donner sens, avec une perspicacité foudroyante, à ces différents travaux, lui qui n’arrête pas (sauf quand il est avec son potager, me disait-il) de rencontrer des « habitants chercheurs » de tous horizons de la recherche…

Voilà qu’avec sa compagne, la psychiatre Frédérique van Leuven, ils ouvrent leur lieu, à Sivry où ils pratiquent la permaculture à des rencontres périodiques autour de  : « Soigner les lieux pour soigner le monde ».

Et ne voilà-t-il pas, à mon grand honneur, qu’ils me proposent d’ouvrir le bal !

La « thématique » me parle bien sûr beaucoup : en mémoire directement ce que me disait Rino Noviello de son écocentre Oasis, à Ghlin appelé ainsi en référence à Pierre Rabhi : tout lieu, si déshérité fût-il, peut devenir un oasis quand des volontés humaines bienveillantes l’habitent.

L’invitation de Frédérique et de Thierry me permet en tout cas de reprendre tous ces « chemins de traverse » (une expression que Thierry a employée dimanche) que MaYaK a empruntés depuis le début de son histoire (cela fait 14 ans) pour faire apparaître un réseau de personnes qui pensent leur présence au monde depuis un respect et un amour inconditionnel pour la Nature et la libre expansion utile des nécessités intérieures des humains…

Le 28 avril, 17h30, dans notre échange, nous partirons des recherches « écophiles » (recherches aimantes sur les lieux habités) actuelles : le village au Sud, le village au Nord. Burkina Faso/Belgique. Ziniaré/Bissiga/Flobecq…

Le mode de peuplement du village où les hommes s’intègrent plus à la Nature où, au moins, il sont plus en contact avec elle, peut-il être une réponse à l’effondrement qu’annoncent les « collapsologues » étudiant les ravages du consumérisme productiviste et prédisant que nos sociétés du nord vont s’effondrer.

Mais nos villages du nord ne sont-ils pas déjà morts ? Mort ou en voie de résurrection ? Ces nouveaux habitants chercheurs qui s’y installent en des formes d’insurrection face au modèle de développement dominant ne consolident-ils pas une « alternative », ne tracent-ils pas une nouvelle voie ?

Les masses du sud et les masses du nord sont opprimées par les mêmes, disait Thomas Sankara, l’éminent président du Burkina… Un pays africain comme le Burkina Faso (l’un des plus « pauvres » de la planète) où fermes familiales, nature nourricière, économie informelle avec des syndicats, entraide, production (semi-)artisanale, « pauvreté, richesse des peuples », « l’Afrique au secours de l’Occident », restent une base reconnue et renforcée par des réseaux d’associations, d’ONG locales (comme APIL, l’ONG de mon ami Abdoulaye Ouédraogo), par de grandes personnalités qui ont une vision pour leur pays et leurs habitants ; un Burkina endogène et agroécologique ne serait-il pas un « modèle » très suggestif à explorer, à essayer de connaître ? Ne serait-il pas temps de réellement dialoguer, allez, sur l’avenir du monde ? Je trouve que oui…

Mes 6 voyages au Burkina – avec pour objectifs, information et communication – n’ont à mes yeux de sens que par cet échange entre des modèles de vie que des habitants-chercheurs, qui ont une vison globale critique et comparative, pensent et tentent de réaliser…

Et c’est tout le travail mayaque qui se reflète dans ces dernières recherches sur le village (et les vivifient). Recherches qui reçoivent, en plus, comme un cadre institutionnel : l’accord de partenariat entre Ziniaré et Flobecq, signé en janvier 2019.

Merci donc à Frédérique et Thierry de me donner cette possibilité de remodeler cette pâte !

Les rencontre à Touvent (voir page facebook…) seront enregistrées.

« Touvent » : le nom du hameau de Sivry qui vous accueillera. Et le nom de la sprl de Thierry Génicot ? « Silence »…

(Il y aura aussi une table avec les publications mayaques…)

 Au plaisir d’échanger avec vous ce soir-là !

Dimanche 28 avril 2019, 17h30, rue Touvent 5, 6470 Sivry (Hainaut) 




Good works : Phare Papier

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L'avenirfb Phare Papier 2019fb Un article de Françoise Lison dans L’Avenir du lundi 18 mars 2019.

On ne chôme pas chez MaYaK/Phare Papier :

*Good work in landscape, Hugues Robaye, illus du peintre et graveur tournaisien Jean-François Van Haelmeesrch, préface du casseur de pub des premiers temps et antiproductiviste, Bernard Legros. Il s’agit d’un « petit MaYaK entre 8 et 9 » : première publication d’éléments de sens qui apparaîtront réagencés dans le MaYaK à venir.

Suite à un licenciement, HR s’interroge sur le sens du travail, sur sa place aujourd’hui. Il se concentre sur les travaux de l’association GE ! Groupe Esthéthique ! qui produit notamment MaYaK. Et travaille au cœur de ce paysage du Pays des Collines, en contact avec un jardin et une maison ancienne qui s’y enfonce comme une baleine échouée dans l’argile… Travail et lieu inspirant…

32 p couleur, papier munken, 6 euros

*Temples et refuges : Steve Houben/Luc Rémy. Un livret paysage autour des charbons de bois, œuvres moins connues du célèbre musicien. Images de Steve. Textes de Steve et de Luc. Manuscrits. Et un entretien entre eux sur leur amitié de longue date et les milieux artistiques qu’ils fréquentèrent ensemble… Un hommage à Luc Rémy qui se mourait…

44 p NB, papier Munken : 6 euros

*Héroïsmes ordinaires : livre textes/images de Hervé Yamguen, peintre et écrivain camerounais de Douala et du village. 18 textes sur le quotidien d’une grande ville africaine, sur le retour au village, sur la place de l’art dans la ville et la vie, etc. Textes, peintures et photos d’Hervé Yamguen.

52 p couleur, papier Munken : 10 euros

*Euphorie en Picardie, Layla Nabulsi : une tragi-comédie sur la mort des villages qui met en scène un garçon de 10 ans – Bonhomme Albert – qui fait l’expérience de toutes les délinquances que génère le consumérisme productiviste. 31 tableaux en vers libres ; humour noir et drame indissociablement liés. L’auteur aimerait en faire une base de discussion sur la question de la cohésion sociale dans les villages (mais aussi dans les villes). 14 xylogravures de Jean-François Van Haelmeersch

68 p NB, papier Munken, 10 euros.

Intéressé(e)s ? un mail à huguesrobaye@scarlet.be

envoi gratuit dès versement au compte TRIODOS du GE ! : BE29 5230 8021 7964

Même procédure pour toute autre commande ! Voyez notre catalogue simplifié et notre liste d’auteurs !

Merci ! Au plaisir de vous revoir !

Hugues !…




Cartographier les zones d’influence des habitants-chercheurs

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avec Pando 445 avec Pando Zéphirin Dakuyo & Bernard Lédéa Ouédraogo, 2015 & 2012.

Je prépare un « power point » pour une soirée burkinabè, samedi prochain (le 17 novembre), organisée par Daouda Sanon. J’y parle, notamment, de grands Burkinabè que j’ai eu le bonhonneur de rencontrer, d’interroger, depuis 2012…

Et je revois, par exemple, ce tôt matin-là, à Banfora (Comoé), en 2015. Un rendez-vous avec Pando Zéphirin Dakuyo, dans son bureau jouxtant la pharmacie. Pharmacien formé au Sénégal, il fait le lien entre la pharmacie « moderne » et les pratiques des tradipraticiens (les médecins traditionnels africains) et a fondé la marque « Phytofla » dont j’avais vu les produits ci et là : tisanes, potions et autres médicaments à base végétale.

Il voulait distinguer les vrais tradipraticiens des charlatans, me disait-il. Et puis, il travaillait à « revégétaliser » le Burkina, en organisant un réseau d’herboristes qui cultivent les plants d’herbes médicinales qu’il multipliait efficacement, avec l’aide des travailleurs de son grand labo jouxtant la pharmacie.

Passé/présent, le docteur Dakuyo n’est plus mais sa fille reprend le flambeau !

En préparant ce power point, je me disais : quels habitants-chercheurs merveilleux j’ai eu la chance de rencontrer, comme aussi l’un de ces dieux burkinabè, Bernard Lédéa Ouédraogo, juste après son opération, en 2012 !

Et je me disais : ces hommes si rayonnants.

Leur sphère de rayonnement ! Être en contact avec eux, c’est à leur contact inventer un monde meilleur ; ils irradient cela ; ils diffusent cela dans leur zone d’influence, dans leur rayon d’action ; leurs idées se répandent, leur esprit : ils touchent les citoyens qui sont transformés, veulent agir dans cet esprit : ce sont des îlots, des îles, des continents, des mondes possibles…

Alors, en faire la cartographie, réseauter, tisser : du développement endogène et… politique.

HR

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Hervé Yamguen à Auvelais, Namur & Liège

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HY3blog avec Hervé avec Hervé, à Paris.

Un cas de figure intéressant : je croise le « profil » d’HERVÉ YAMGUEN sur facebook. Nous avons des amis communs à Ouagadougou, des peintres. Hervé est peintre, écrit et anime une sorte de résidence d’artistes à Douala, au Cameroun. Je « suis le fil de son actualité ». Il publie des textes sur sa position d’artiste dans une grande ville africaine, sur l’art dans les rues ; il publie des articles sur sa relation au village ; il vient de perdre son père et prend très au sérieux son nouveau statut de notable. Passionnant cet aller-retour entre traditions, modernités et pratiques artistiques. Son regard sur le monde, engagé, me touche fort.

Ferions-nous un livre textes/images ? Bonne idée, je t’envoie ça (des dessins et des photos)… Je reçois textes, images et consignes pour les associer. Parfait ! Le livre sort fin 2017.

En mai 2018, il participe en France à un colloque à Cergy puis fait une lecture à La Maison de la Poésie, en plein centre de Paris. Je le rencontre pour la première fois. Quelle force tranquille, bienveillante, exigeante…

Hervé m’a apporté dix dessins qu’il me laisse en dépôt : une série intitulée « Le royaume perdu ».

Je me dis que j’essayerais bien de l’inviter en Belgique pour une rencontre (notamment) avec mes étudiants d’illustration à L’Académie de Tournai. Wait and see !

Ses superbes dessins sont à vendre 400 euros pièce. Je les montrerai sur les salons. Déjà à Auvelais, puis à Namur/Bomel puis à Liège !

Au plaisir de vous revoir !

Hugues

HY6 hy5 Héroïsmes ordinaires (10 euros) & recherches africaines… À Paris…




MaYaK/Phare Papier à Auvelais les 3/4 novembre 2018

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salon Auvelais Livre     catalogue Phare Papier

 

Samedi de 9-20 et dimanche de 10 à 17… Grand’ Place !







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