Une plate-forme de communication de savoirs vivifiants, jour après jour

21022009

carte postale GE! 72

Chers sympathisants mayaques

Voici le blog mayaque qui détaille au jour le jour les travaux de notre « plate-forme de communication de savoirs vivifiants ». Arts, sciences, sciences humaines, travail social, de la terre, artisanat : décloisonner les formes de savoir afin de mieux comprendre le monde et mieux y participer. « Dans le Tout, le Beau, le Bon, vivre là résolument », clamait Goethe. À essayer de toute urgence, quotidienne

2017… La revue-livre (MaYaK), le cabanon d’édition (Phare Papier), l’audiovisuel (Muzifar records, TéléMaYaK), les expos, les rencontres et concerts, les échanges avec le Burkina Faso (BurkiMaYaK), les recherches « écophiles » (recherches aimantes sur les lieux habités) ; ces « interventions culturelles » (comme disaient les surréalistes) sont le fruit d’un travail que différentes équipes mènent dans le dialogue (posé, la plupart du temps). Nous voulions en rendre compte avec l’espoir de susciter des réactions, des échos, des propositions, des connexions, des ramifications…

Le blog, une autre forme de communication, plus familière, plus concise, drôle parfois. Il s’agit de communiquer des visions d’une vie possible, complexe, systémique, en relation, en réseau, sans les complications en usage dans certains milieux du savoir où il devient vite pouvoir… Du sérieux sans se prendre au sérieux.

Autre perspective sur ce travail, plus condensée encore : les pages facebook auxquelles nous vous invitons : mayak phare papier & observatoire écophile.

Au plaisir,

Hugues Robaye




RINO NOVIELLO à Lessines, le 29 avril à 18h30…

14042017

Image3 cabaret des oiseaux 2 Tchéquie & Dendre…

C’est en parcourant « La p’tite gazette de la transition », le trimestriel de « Mons en Transition », que j’ai fait la connaissance de RINO NOVIELLO.

Un entretien était consacré à ce photographe et cinéaste ; il projetait Présent simple, l’un de ses documentaires, qui montre le quotidien de deux jeunes membres de l’association écologique « Les Amis de la terre », ayant pris la décision, lentement mûrie, d’aller vivre en Tchéquie, en roulotte, à l’emplacement d’anciens potagers communautaires, cultivant notamment une variété de simplicité volontaire…

Dans un autre numéro, Rino Noviello développait une réflexion sur la place du travail dans nos vies, sur nos façons d’entreprendre au sein d’une nature qui nous porte et/mais que nous détruisons. Il faisait référence aux « positive entrepreneurs », un réseau qui rassemble des initiatives entrepreneuriales respectueuses du bien-être et de l’épanouissement du travailleur comme de la nature…

J’apprenais qu’il avait été à l’origine de « Mons en Transition », de la locale montoise des « Amis de la Terre » et qu’il avait fondé avec un groupe d’amis un éco-centre à Ghlin (près de Mons). Éco-centre Oasis, selon l’appellation que donne Pierre Rabhi à des lieux d’espoir : même un lieu déshérité, s’il est habité par des personnes qui rayonnent d’un projet solide et harmonieux, peut devenir une oasis

Je découvrais cette oasis avec Rino : maison restaurée avec des matériaux bio lors de chantiers de volontaires internationaux (et nationaux) ; serre, four à pain et pizzas, potager ouvert chaque semaine et travaillé en permaculture, stages divers, projection, etc.  http://www.ecocentre-oasis.be/

 

Produire, consommer, vendre, acheter, il n’est pas prouvé que cela rende heureux… Que va-t-on faire de nos vies ? À quoi allons-nous nous consacrer ? Quel travail pour quel monde ?

Par son travail-vie, RINO NOVIELLO (qui a fondé sa scrl – société coopérative à responsabilité limitée – « Picturimage » et s’implique dans un réseau d’associations),  cherche et explore systématiquement des réponses à ces questions.

Un long entretien avec lui, dans le MaYaK8. Et nous souhaitions l’inviter à Lessines pour échanger autour de ces alternatives d’espoir…

Ce sera au « Cabaret des Oiseaux » (où Marianne Uylebroeck organise chaque mois des concerts), le long de la Dendre, le 29 avril, à 18h30.

Projection du documentaire Présent simple, rencontre avec RINO NOVIELLO et présentation du MaYaK8 qui sort le 20 avril !

Boissons et assiettes mixtes.

PAF ? En début de séance, Rino nous parlera de la notion de « participation consciente » que développe l’ « Université du Nous », un chapeau de l’artiste remodelé…

Hugues Robaye




Le MaYaK 8 va sortir. Souscrivez !!!

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cover MaYaK8 définitive

MaYaK est de retour !!!! Métamorphosé !!!  Encore plus beau !

252 pages couleur, format A5, papier munken 90 gr (pour les caractéristiques techniques).

Une thématique brûlante :

« Basculements : travail et réseaux d’habitants chercheurs. »

Explorer des alternatives au consumérisme productiviste (produire/consommer jusqu’à l’écroulement…) tout en réfléchissant à la question du travail aujourd’hui…

20 auteurs texte & 17 auteurs image

La question centrale (qui se poursuivra dans le numéro 9) est de témoigner de voies de libération par rapport à un mode de développement dévastateur pour la nature et la psychologie humaine.

Depuis le corps humain jusqu’au corps de l’entreprise.

Des témoignages émouvants et inventifs de travailleu/rs/ses ; des mises en perspective (nord/sud) ; des enquêtes sur les alternatives et les initiatives.

Réserver dès maintenant votre MaYaK8, c’est marquer votre soutien !

Vos 25 euros sur le compte TRIODOS du « Groupe Esthéthique! » asbl : BE29 5230 8021 7964 (TRIOBEBB), c’est notre pérennité !

(indiquez bien, svp, votre adresse postale !)

MaYaK8 vous sera envoyé, port à notre charge, chez vous, en primeur, vers la mi-avril.

Hugues Robaye, directeur de publication




« L’espoir » de Ahmad Shamlou par Faezeh Afchary-Kord et Cécile Hecq, 8 octobre 2016, Art dans la Ville, Tournai

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art dans la ville 2016 avec rond




Michel Zongo : quand filmer change le monde : « La sirène de Faso Fani »

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« Faso Fani », c’était une grande usine de pagnes située à Koudougou au Burkina Faso et qui faisait la fierté d’une ville, d’une région, d’un pays. En 2001, elle est démantelée suite aux directives du PAS, programme d’ajustement structurel, que signe le Burkina Faso et qui exige la privatisation des entreprises d’état en vue du remboursement de la dette des pays africains. Pas de repreneurs privés, on ferme. La sirène de Faso Fani faisait rêver les enfants de Koudougou.

Originaire de Koudougou, Michel Zongo tourne en 2014 un documentaire consacré aux conséquences de cette fermeture, tout en retraçant l’histoire de l’usine et de la fabrication de ces tissus traditionnels de qualité qui s’exportaient bien en même temps qu’ils affirmaient l’identité des Burkinabè. Il rencontre d’anciens travailleurs, récolte leurs témoignages, retrouve des images d’archives – officielles ou tournées par les travailleurs eux-mêmes – des émissions radio couvrant la signature du PAS (et reflétant une confiance – qui a posteriori nous semble bien naïve – en les conséquences de ce traité-diktat).

Le dimanche 25 septembre, nous assistions à la projection du documentaire à la direction générale de la coopération, avenue Ki-Zerbo, dans la cadre du festival Consom’acteurs Burkina.

Les séquences du documentaires où l’on voit les anciens travailleurs énoncer leur chagrin, leurs regrets du temps béni de l’usine sont bien émouvantes. Mais dans les premières minutes du film, des séquences montrent un vieux tisserand à son métier construit par les forgerons de la ville. Et c’est en fait la question des modes de production qui s’esquisse déjà. Industriel ou artisanal ?

Je pense immanquablement à Joseph Ki-Zerbo qui répondait dans A quand l’Afrique, à l’historien René Holenstein : certes les Africains sont en retard d’industrialisation, mais l’industrialisation est-elle un passage obligé ? Je repense à EF Schumacher, le grand économiste anglo-saxon qui prônait une « technologie intermédiaire », des moyens de productions que le travailleur pourrait acquérir lui-même, ce qui lui assurerait une autonomie d’action (pas les machines perfectionnées de Faso Fani, construites dans un contexte de production portant l’obsolescence programmée…).

Et le documentaire bascule peu à peu. Michel Zongo investigue, filme les tisserands dans les cours de Koudougou. Une séquence-charnière : le réalisateur has a dream : et si on réunissait tous ces tisserands dans un lieu pour les filmer ? Ils sont une multitude ! : son interlocutrice qui tisse rit.

Mais le dream trouve des formes dans la réalité : et si on s’associait en coopérative pour produire mieux, suggère Zongo ? Les anciens travailleurs sont séduits par cette idée qui se concrétise peu à peu pendant le tournage.

Alors, chapeau bas! L’intérêt, l’attention, l’ amour du réalisateur pour le milieu qu’il explore transforme la réalité, donne en l’occurrence l’impulsion nécessaire à la création de cette coopérative qui fonctionne aujourd’hui. Un artiste transforme le réel en même temps qu’il est dans son processus de création…

Bien sûr, ces initiatives citoyennes ont du mal à naviguer. Au cours du débat qui suit la projection, Michel Zongo déplore qu’elles ne soient pas plus soutenues par les pouvoirs publics, encore faudrait-il que ceux-ci aient une vision (à l’instar de Thomas Sankara). Il déplore aussi que les jeunes universitaires burkinabè, économistes ou juristes qui se retrouvent souvent au chômage ou employés dans des tâches subalternes, ne s’intéressent pas à ces initiatives locales, originales et passionnantes qui auraient bien besoin d’un encadrement, notamment pour écouler avantageusement les créations de ces tisserands artistes qui inventent des modèles originaux de tissus selon leur inspiration du moment. Des intellectuels qui seraient au service des travailleurs, sur le modèle de leurs aînés : le pharmacien Pando Zéphirin Dakuyo, à Banfora, organisant la médecine traditionnelle, le sociologue Bernard Lédéa Ouédraogo, à Ouahigouya, les activités rurales ou le vétérinaire Boubacar Sadou Ly, à Dori, l’élevage. Organisant mais surtout valorisant, donnant sens, donnant vision…

Je ne puis m’empêcher de penser que ces questions concernent aussi le nord qui est à la recherche d’autres modèles de développement que le consumérisme productiviste meurtrier.

Michel Zongo a réalisé récemment un documentaire sur la dégradation des sols… Et en prépare un sur la culture du coton…

Hugues Robaye

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Les ciels et les dieux de Bouli Lanners

21032016

affiche

« Oui, je suis croyant. Aujourd’hui, c’est presque plus difficile à avouer que par exemple : je suis homo, travesti ou je ne sais quoi… » : c’est ce que disait, entre autres (et plus ou moins), Bouli Lanners après la projection de Les premiers, les derniers au cinéma « Écran » de Ath, le mercredi 17 mars.

Ce film : un « western » contemporain au scénario sur-réaliste : deux détectives – Cochise et Gilou – reçoivent une mission : retrouver un gsm au contenu compromettant. En parallèle, un autre couple de personnages : Esther et son ami (Willy-qui-a-volé-le-g) parcourent un paysage désolé à la recherche de l’orphelinat où l’enfant de la jeune femme a été placé.

Un paysage de fin du monde (Esther est d’ailleurs angoissée par cette perspective), une campagne bien réelle : la Beauce aux champs kilométriques traversée par les vestiges de la voie d’essai de l’aérotrain d’Orléans. Des lieux hors repères : viaduc de béton à sdf, entrepôts, bars, motels, pensions, hôpital. Et surtout, en décor-personnage, le ciel et cette vastitude désolée du Loiret, une composition de l’image qu’on retrouve, à l’origine, dans les toiles que le réalisateur brossait avant de se consacrer au cinéma (et dans tous ses films, par la suite). Les deux couples de personnages vont se rejoindre dans cette profondeur de champ(s)…

Une première mission donc : retrouver le gsm des malfaiteurs. Mais les séquences qui ouvrent le film montrent Gilou de dos, occupé à regarder le panorama de la ville qu’il surplombe, et le ciel, depuis une grande baie vitrée de building, tenant un chien (déplacé dans ce genre d’architecture) en laisse (Gibus), tandis que derrière lui, dans un bureau, se règlent les détails de l’opération, en présence de Cochise… Gilou n’est pas dans son assiette depuis le début de cette mission et est rapidement terrassé… par une crise cardiaque. Tout foire ; batterie à plat, le thriller toussote à démarrer. (Bouli Lanners expliquait que ce rapprochement avec la mort, il l’a vécu lui-même et qu’il était à l’origine du film).

Les premiers, les derniers raconte ainsi la métamorphose de Gilou jusqu’à la séquence finale où la mission de départ se réoriente du tout au tout : les derniers des hommes, englués dans la violence retrouvent une origine…

Entre-temps : les ciels, et les passages d’un clochard céleste – une sorte de Benoît Labre – qui se présente comme le Christ (tout comme au début du film Eldorado) ; il assure le lien entre les personnages et détermine de façon discrètement bienfaisante le scénario oui, sur-réaliste. J’aime bien ce dernier mot qui désignait à la grande époque une révolution de la perception et de l’engagement dans le monde visant à instaurer un autre monde qui ne dépendît pas de calculs bassement matérialistes, bourgeois (avec dans le prolongement, notre consumérisme productiviste actuel qui gangrène le terre et nos psychologies…).

Un Christ vagant, mais aussi d’autres dieux (du cinéma), des monstres (gentils et) sacrés… qui passent, tels des ailes, sur la Beauce : Michaël Lonsdale (84 ans) et Max von Sydow (86), archanges qui travaillent à la rédemption de Gilou (et préparent une scène d’inhumation qui trouve son origine, l’apprenions-nous, dans des repérages pour Eldorado (2008) parmi les squats de Liège).

Fascinant comment au sein d’un scénario aux péripéties échevelées et souvent symboliques, Bouli est parvenu à construire des scènes d’une densité émotionnelle parfaitement partageable. Ce qui d’ailleurs caractérise aussi ses autres films qui partent d’un quotidien transfiguré par les ciels, de lieux ordinaires, mais qui déplacent les personnages dans une inquiétante étrangeté qui est au fond la condition de tout homme, perdu depuis sa naissance…

Il y a aussi cette musique entre rock et blues qui assure aussi ces décollages vers le ciel.

La violence : assumant seul le boulot, Cochise assomme tout de même au passage et de façon très convaincante – tel Obélix sans Astérix – quelques brutes et récupère un temps le gsm qui a filmé et montre toute la violence – insoutenable et infernale – du monde.

Mais en contrepoint, cette relation fraternelle, attentive, soucieuse de la santé de l’autre, entre les deux chasseurs de primes, justement… Aussi, cette compassion du garçon pour la fille angoissée, fragile d’un léger handicap mental. Je pensais aux scénarios improbables de l’écrivain japonais Haruki Murakami qui semblent également des prétextes à des confrontations de personnages, à des scènes où, au fond, se dégage un lien humain délicat, hors contextes, hors oripeaux ; une profonde empathie des uns pour les autres, de quoi pulvériser un instant les fins de monde…

Les bagnoles s’y mettent aussi (Bouli les aime) : les détectives arrivent en 4×4, repartent, premiers ou derniers, en caisse pourrie. Et il y a ce fabuleux antique corbillard américain azur (« vert émeraude » me dit Chloé, mais moi, je veux le croire azur tant il mène au ciel), piloté mollement par le seigneur suédois du Septième Sceau.

Il y a plein d’autres choses…

Où Bouli Lanners nous emmène-t-il donc ? 

« On n’en parle jamais, de l’essentiel. Moi, je suis croyant. La vie, pour moi, c’est un don. Mais quand on n’est pas croyant, c’est encore plus fort, c’est-à-dire qu’on sait que la vie est quelque chose d’extrêmement rare. C’est un coup de bol hallucinant, dans tout le cosmos, que sur cette petite planète, la vie ait émergé et des êtres humains soient arrivés. C’est quelque chose d’exceptionnel, une expérience unique, qui ne se renouvellera peut-être jamais. Le fait de vivre n’est pas du tout le quotidien du cosmos. Alors bon, on ne peut pas résumer l’existence à travailler à l’équilibre budgétaire ! Quant à la croissance… Moi j’aimerais bien qu’on amorce une décroissance, à tous les niveaux. Qu’on consomme moins. Qu’on se libère des biens matériels. Et qu’on en revienne aux besoins fondamentaux de l’homme : manger et avoir chaud. La logique économique d’aujourd’hui, c’est de fabriquer des besoins. »

Un extrait de l’excellent entretien de Nicolas Crousse avec Bouli Lanners, paru dans « Le Soir » du 5 janvier 2015 et disponible en pdf sur le net… 

Les premiers, les derniers avec Aurore Broutin, Suzanne Clément, Albert Dupontel, Bouli Lanners, David Murgia, Philippe Rebbot…

Hugues Robaye




calendrier mayaque mars avril mai 2016 !

8032016

Ouagadougou burkina affiche blog liège 3

Les 26 et 27 mars 2016 :

« Marché de Ouagadougou », à Mettet (sud-est de Charleroi).

Exposition burkiMaYaque : 

« Le Burkina au secours de l’Afrique et de l’Occident : le Burkina endogène et agroécologique ».

Et !!! sortie du carnet de voyage du chef mayaque : Nous progressons… 6 semaines au Burkina Faso, livre de poche, 400 p.

 

olivier joue avec Olivier avec Olivier Ducène de l’Atelier PortRose

Les 15 (vernissage à 18h), 16 et 17 avril :

Exposition écophile au Repair Café de Lessines (Atelier PortRose)

à l’occasion de la sortie du premier carnet écophile : Habitants chercheurs de Lessines : Olivier Ducène et Fabrice Richard. Installation textes/sons/images.

+ toiles et sculptures de Yves Ghislain

+ les instruments « interdits de ne pas toucher », construits par Olivier Ducène et Marco Eberhaerd, à partir d’objets de récup !

 

jcp annonce blog

Le samedi 23 avril à 12 h, Librairie Quartiers Latins, 1000 Bruxelles :

« Maître Jean-Claude Pirotte » :

hommage à l’écrivain et peintre disparu en 2014.

Dialogue avec Sylvie Doizelet, écrivain et traductrice.

PAF : 5 euros.

 

fest Charleroi

Les 30 avril et premier mai 2016, de 10 à 18h :

Festival du livre de Charleroi

« Chez Raoul » (derrière la Gare).




Nos vœux pieux et pas pieux les plus sincères

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avec Olivier le 13 novembre Avec Olivier Ducène, menuisier ébéniste, tailleur de pierre, constructeur de cerfs-volants et d’instruments de musique, musicien… Au repair café de Lessines, qu’il anime. 13 novembre 2015

En 2015, l’association GE ! (Groupe Esthéthique ! : aisthesis : art de sentir + ethos : art de séjourner : ou comment habiter au mieux cette terre en sachant que nous sommes mortels et pouvons donc disparaître demain (pas de panique pour autant, plutôt un certain humour détaché, insaisissable !) fêtait discrètement ses 10 ans d’existence.

Je voulais repréciser ses contours ou ses horizons sans limite (humour détaché, insaisissable…) : MaYaK, BurkiMaYaK, Observatoire écophile : les trois dimensions complémentaires de ces travaux associatifs qui suscitent ici et là des équipes différentes.

La revue-livre MaYaK : le noyau central de notre activité : nous préparons le MaYaK 8 dédié à la thématique : « Basculements : travail & réseaux de dons, gratuités, échanges ». Il s’agit d’appréhender ce qui se prépare à côté du modèle consumériste productiviste (nous produisons et consommons à l’infini et si tu veux pas (pour les objets), on te programme une obsolescence imparable…) : témoignages de personnes qui vivent autrement et réflexions (avec applications sur le terrain) sur le travail et les nouveaux modes de vie et d’échange. Les MaYaK exigent un travail très patient de composition. Ce numéro sera en quadrichromie. On prévoit une sortie pour l’été 2016.

BurkiMaYaK : depuis 4 ans, nous développons une « coopération relationnelle » avec des « habitants chercheurs » du Burkina Faso. Œuvrer ensemble au sein d’une relation d’amitié : c’est au village de Bendogo, au nord de Ouagadougou. Il s’agit d’essayer de mieux se comprendre et, pour nous, de participer, à notre modeste échelle, au développement endogène (selon l’expression du grand Joseph Ki-Zerbo) du village. Dernière initiative en date : la création d’un jardin-pépinière (en agroécologie) à l’école primaire, sous la conduite de notre ami, le travailleur social & permaculteur Patigidsom Koalga. En parallèle, nous menons une enquête sur le développement endogène au Burkina, faisons des rencontres passionnantes avec des chercheurs attachés aux valeurs des cultures africaines, soucieux de les partager et de les actualiser. Car cet intérêt mayaque pour le Burkina va bien dans ce sens : là-bas, l’agriculture, le maraîchage, l’élevage sont encore familiaux ; ce que nous essayons de retrouver ici. Les économies informelles foisonnent ; le pouvoir politique centralisé doit encore se plier à d’autres puissances plus locales : la chefferie ; la sécurité sociale est d’abord liée à la communauté, la médecine est encore bien souvent traditionnelle, etc. Des modèles de vie suggestifs qui sont menacés (et bien fragiles) mais que certains habitants chercheurs de là-bas tentent de protéger et d’améliorer. Depuis cette année, BurkiMaYaK est en relation avec une ONG locale qui intervient dans une 60aines de village pour renforcer les économies rurales et promouvoir l’agroécologie. Depuis très peu, BurkiMaYaK représente ici (et maintenant) une « fondation pour le travail décent » que cette ONG de Burkinabè supervise et qui a dans ses carnets des projets de valorisation des économies rurales…  « Habitants chercheurs d’ici et d’ailleurs » : comme toujours une publication raconte et réfléchit ce projet d’échange autour d’un monde où l’homme aspire à s’insérer le plus harmonieusement possible dans le cosmos…

Enfin, l’observatoire écophile : la recherche écophile, c’est une recherche « aimante » sur les lieux habités : villes ou campagnes, biotopes divers… Les premiers travaux portent sur la ville proche du siège du GE !: Lessines. Un « carnet écophile » sortira en mars (et une infinité d’autres sont prévus : nous commençons une recherche démesurée dont l’absence d’objectif absolument rationalisable est sans terme…). Une exposition se tiendra à cette occasion au « repair café » de Lessines (avec Olivier Ducène), avec concert sur des instruments bricolés à partir d’objets de récup, exposés et supports d’une jam à laquelle les visiteurs sont invités à participer, s’ils le souhaitent ! Peintures et traces des recherches écophiles seront aussi montrées. Une émission à « Radio Une » est prévue, orchestrée par Thierry Génicot.

La démarche écophile consiste en un premier temps à interroger des habitants chercheurs de la ville : des noyaux d’énergies habitant des foyers d’énergies, des lieux où les gens passent et se rencontrent. Noyaux et foyers d’énergies, c’est ce qui fait une ville en vie… La ville ce sont aussi les rues, les maisons, la configuration du peuplement : les carnets écophiles renouent avec la « géographie humaine ». La ville a besoin qu’on la regarde, qu’on l’aime ; elle est trop à la merci d’hommes sans scrupules ; elle a son mode de déploiement qu’il convient de respecter, son histoire qui remonte à bien avant ses habitants d’aujourd’hui et conserve pour eux des traces d’autres façons d’habiter, de se rencontrer, de travailler : des points de repère qu’elle nous montre pour que nous ne perdions pas le sens. Nous allons donc lire la ville… L’observatoire écophile invite des promeneurs artistes à regarder la ville, à l’interroger à recueillir des réponses… Des images qui s’associeront les paroles des habitants fidèlement retranscrites dans les carnets. Et qui seront montrées à l’expo…

Une recherche vivante sur la ville en vie…

Carnets écophiles, expositions, concerts, radio : des amorces à d’autres activités au cœur de la ville et des lieux habités, naissant d’elle et d’eux…

Ces trois dimensions complémentaires de la recherche mayaque s’exprime(ro)nt à travers les moyens de communication que nous développons depuis la création du GE !: cabanon d’édition (Phare Papier) ; audiovisuel (Muzifar records, TéléMaYaK) ; expositions, rencontres, concerts,

blog : MaYaK se construit : http://mayak.unblog.fr  

pages facebook : MaYaK/Phare Papier & Observatoire écophile…

Nous ne pouvons que vous souhaiter une année 2016 inventive et créatrice !

Hugues Robaye 

   




Un observatoire & des observateurs écophiles

8122015

émilie 72 Émilie Lafosse

Le contenu d’un document de présentation du dernier projet mayaque :

L’association GE ! (Groupe Esthéthique !) est une assoc socio-culturelle : édition (MaYaK/Phare Papier), concerts, productions audiovisuelles (Muzifar records, TéléMaYaK), expositions, rencontres, échanges avec le Burkina Faso (BurkiMaYaK). Elle fête en 2015 ses dix ans d’existence et se dote d’un « observatoire écophile » qu’elle ajoute et intègre à son objet social.

Il s’agit de développer un certain type de recherche sur les espaces habités (oikos), villes et campagnes. Une recherche « aimante ».

Première activité : l’enregistrement de conversation avec des habitants au sujet du lieu où ils vivent et la mise en page de « carnets écophiles » contenant des extraits de ces dialogues assortis de réflexions (en fragments) sur la démarche même de cette recherche, enquête, investigation « aimante » (Jiddu Krishnamurti) qui nécessite une attention particulière, relâchée, sans but ni objectif précis ; constante. Retranscription de dialogues assorties d’autres réflexions encore, notamment sur les relations des vivants aux lieux qu’ils habitent. Mises en perspective des paroles retranscrites, ces textes en résonance seraient tirés d’auteurs provenant d’horizons variés : arts, sciences, sciences humaines, etc.

Chaque carnet évoque deux dialogues, associe deux paroles différentes sur un même lieu ; des fragments suggestifs sont associés. Une ville, un village se (re)constitueraient (?) à partir de ces paroles et de ces réflexions conjointes.

Entrer dans la peau d’un observateur écophile (et en sortir), être un promeneur patenté mais tenté par les beautés minimes des mondes qui l’entourent.

Les carnets écophiles seront illustrés. Un premier est en préparation.

Ils donneront lieu à des expositions montrant le cheminement et les résultats de la recherche, à des installations sonores, à des émissions radio…

Hugues Robaye




Jardins suspendus

24102015

MI 1

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Je descends du train. Il fait déjà nuit et il bruine. J’essaie de m’orienter. Des passagers se dirigent vers la fin du convoi, d’autres remontent le quai direction locomotive. Je commence par suivre les premiers. La gare a disparu. J’aperçois les lumières de la place qui la bordait naguère, me retourne et cherche des yeux le container géant qui remplace maintenant l’ancienne gare ; il fait froid. Je dois donc rebrousser chemin. Je distingue enfin la passerelle de fer qui surplombe les voies. Je monte. Ça ne glisse pas ; le plancher métallique humide est percé de minuscules cratères antidérapants. J’arrive au baraquement SNCB – infraBEL mais sur piédestal – puis en redescends. En face de moi, le périphérique engouffre son trafic bruyant dans un tunnel aux néons. Sous mes pieds, un trottoir de ciment grossier : je longe une palissade ornée d’une banderole au graphisme dynamique et contemporain : « Mons 2015, capitale de la culture, c’est par ici » (des flèches). Les gens se pressent vers l’ancienne place de l’ancienne gare. Un homme me frôle ; il me semble qu’il y a bien des obstacles à la culture, c’est comme un labyrinthe et je me pose une question grave : comment accéder à la culture ? En voiture sans doute (avec le souci de trouver une place de parking). Je continue à divaguer : et en 2016, que deviendra la culture, sera-t-elle moins capitale ? Non, les villes et les campagnes resteront en permanence des hauts (ou modestes) lieux de culture. Robert Filliou : « L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art. » Je salue à ma droite les grues qui construisent la nouvelle gare pour Mons 2015, capitale de la culture (c’est par ici).

Labyrinthe fléché… Je repense à ces grands jeux au cœur de l’été, proposés aux citoyens d’ici : le labyrinthe de tournesols sur la grand place (Vincent Van Gogh a vécu et peint pas loin, mais pas ces fleurs-là, ici) et puis cette autre activité (vue sur RTL et qui occupait les rues de la Mons 2015 capitale de la culture, c’est ça) plus dans le genre d’un tableau de Magritte (ou de Serge Poliart) : il aurait montré un immense jeu de dominos, mais au lieu de représenter des pièces qui construisent un réseau, le peintre les aurait malicieusement placées à la verticale et la toile aurait fait voir l’impulsion donnée au premier domino gagner les autres s’écroulant à leur tour. Un truc dynamique qui aurait pu s’intituler : « Malaise dans la civilisation » ou prendre le titre d’un livre récent : « Comment tout peut s’effondrer. »

Je débouche enfin sur cette place sans gare, sans arrivée ni destination. La place de la culture dans nos vies : je me rappelle le penseur peul Boubacar Sadou Ly, rencontré au Burkina Faso en février passé : la culture est là sur les gens, lisible sur leur corps animé qui porte et révèle leurs expériences de vie, une culture qui rayonne à partir des corps, des rayonnements uniques, particuliers, que chacun nourrit, entretient… Je rêve, et pourtant… 

C’était aussi au cœur de l’été ; Florine m’avait parlé du « Jardin suspendu ».

Nous avions visité le lieu et depuis, il m’avait habité, et continue de le faire.

Le Jardin suspendu sur les remparts de Vauban, au-dessus de l’ancienne boulangerie militaire. Jardin suspendu, un rempart, cette fois, à ce qu’on peut appeler de façon très pratique le « consumérisme productiviste » : rempart non-violent. Un groupe de jeunes architectes (et bâtisseurs-bricoleurs) venus d’Europe (ConstructLab) a fait revivre et métamorphosé un jardin public oublié. La nature avait déjà commencé le travail, les arbres avaient proliféré et le collectif le continuait sans coupe sauvage.

Nous y étions : dans ce petit bois aux taches de lumière, résonnaient les coups de marteau, les rengaines de scie. Un parc village s’achevait : un réseau de sentiers reliait l’« île de la réunion », agora centrale en pleine lune et gradins de bois (spectacles, discussions de quartier, ateliers herbes médicinales, yoga…), au four à pain (et pizzas) ; aux jeux pour enfants ; aux ruches ; à un potager bio ; à une rangée de cabanes (logements légers, librairie d’échange, résidences d’artistes, brasserie). Des toilettes sèches un peu plus loin.

Sur mon chemin, je croise une pancarte qui me demande : « Tu sais pourquoi tu es ici ? ». Ici et même ailleurs, pourquoi ? Ici ? Je songe au Burkina, à l’espace public africain, informel et au nôtre si cadenassé (aux habitats légers, sobres et heureux, qui font peur…). Ici, sur ce piédestal en pierre de taille, tout était revisité, inventé, réinventé, repris comme depuis le début des temps, par un groupe de jeunes supervivants (mot de Chesterton). 

Une ville en miniature, un « Mons invisible », selon l’appellation que ce groupe de joyeux innovateurs avait empruntée à Italo Calvino : « Nous nous approchons peut-être d’un moment de crise de la vie urbaine et les Villes Invisibles sont un rêve qui naît au cœur des villes invivables. » Ce rêve prenait réalité et formes ici. Et je me mettais à en faire un autre : que ce qu’on appelle nos « politiques » aient un jour, enfin, eux aussi, un projet de société, de vie en commun, de partage, qui nous enthousiasmerait, aussi subtil, pensé, vivant, habité, drôle, que celui-ci (et m’apparaissait un « premier ministre » en visite dans ces jardins suspendus, curieux des formes de vie autonomes que les citoyens qu’il représente et de qui il se soucie du bonheur, mettent en œuvre). 

Chef mayaque (en uniforme de carabinier : le Jardin entre aujourd’hui en hibernation, mais rouvrira au printemps…)

MI 4 MI 7




Manifeste pour un art de vivre, coûte que coûte (par les commissaires anonymes)

21102015

robert filliou Robert Filliou

En été, je passais à Mons par le  «Jardin Suspendu», un jardin public réaménagé en espace citoyen par un groupe de jeunes architectes venus de plusieurs pays d’Europe. Dans une brochure qui détaillait ce projet utopique (pourtant présent, là), je lisais ce manifeste. Ses jeunes auteurs m’ont permis de le partager. Merci. 

MANIFESTE POUR UN ART DE VIVRE, COÛTE QUE COÛTE

par Les commissaires anonymes

RICHES DE ZÈLE ET DE FOUGUE

Enfants des troubles de l’économie, nous jouissons à l’aveugle du bonheur précaire capitalisé par les générations passées. Nous n’envions ni confort ni sécurité à nos aînés. Mais nous n’avons à ce jour rien de plus à faire fructifier que nos idées. L’enjeu ne serait pas forcément d’en faire un marché, peut-être simplement un commerce de proximité. Conscients des conditions du salarié débordé ou du chercheur d’emploi surqualifié, nous tentons les acrobaties de nouveaux modes de vie. Avec ou sans filet. «Quelle époque de merde pour la jeunesse» ressassent les médias. N’en soyons pas certains. Une fois immunisés contre l’effet des lamentations nostalgiques et des crispations conservatrices, il nous reste pour sûr la fougue et le zèle. En trimeurs exaltés, tâchons d’en faire un usage décomplexé.

PÊCHE A LA TRUITE YOURSELF

II y eut la beat génération puis la « tweet » génération. Notre société contemporaine fait de nous des bavards, des impatients et des attentistes. Comment réparer un lave-linge ou pêcher une belle truite aujourd’hui ? Là est peut-être le fond du problème : notre génération n’en a massivement ni le temps, ni l’ambition. Et pourtant avec l’objectif de rendre à monsieur tout le monde sa part de maîtrise dans la production des objets et des denrées qui l’entourent, la culture Do It Yourself / Do it Together dépasse le cadre des activités déco du dimanche, toute reconnaissance gardée pour les tricots et gâteaux de mamie. Faire soi-même serait une tout autre satisfaction qu’assouvir sa consommation. Faire soi-même aujourd’hui s’apparente à un engagement militant : concevoir à nouveau la nature et la valeur des choses, prendre son temps, travailler dans une économie des moyens, partager ses connaissances et expériences sont autant de moyens de devenir à nouveau acteur de sa vie quotidienne. D’après les théories de l’artiste Robert Filliou, nous sommes tous des génies dont les talents acquis, parfois forcés, ont détrôné les intuitions innées. Nous suffirait-il d’oublier quelque talent pour tenter de se débrouiller ? 

DES ARTISTES SANS DISCIPLINE

Que signifie aujourd’hui le terme artiste ? Un travail, un statut social, un fantasme, une activité? Et si les pratiques artistiques n’étaient plus seulement la tâche de ceux qui revendiquent le titre? Activistes, humanistes, jusqu’au-boutistes, idéalistes et autres fantaisistes n’ayant que faire des dénominations, reconsidérons l’artiste en « animateur de pensée », figure qu’avait choisie Robert Filliou pour définir son engagement créateur dans des domaines divers, de l’économie à la poésie, de la spiritualité à l’éducation. Celui qui proclama que « l’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art », défendit l’innocence, l’imagination, la liberté et l’intégrité comme les principales qualifications du nouvel artiste. Étendre l’art au concept de la création permanente et omniprésente fut l’œuvre de sa vie; c’était il y a bientôt cinquante ans. Il rirait de constater encore aujourd’hui les prés carrés de l’art, du design, de la mode ou de l’architecture. Si nous sommes plus que jamais conditionnés par les lois du marché, nous tentons de rester aussi indisciplinés que nos aînés.

NOUS N’AVONS QUE DU TEMPS LIBRE

Robert Filliou établit en opposition à l’économie politique, les Principes d’une Économie Poétique, non plus fondés sur des critères de rendement mais sur une nouvelle théorie de la valeur visant la création d’un nouvel «art de vivre». Il envisageait une nouvelle perception des tâches que doivent accomplir les hommes dans le développement de la société en «passant du travail comme peine au travail comme jeu ». Selon cette conception, les tâches auxquelles nous nous livrons quotidiennement se rapprocheraient d’activités ludiques spontanées, libres et gratuites et non d’une servitude jouissive ou abêtissante. La crise raréfie l’emploi et ce faisant, nous incite à préférer de nouvelles conceptions du travail à l’aliénation du labeur. Nous travaillons le dimanche mais parfois pas le jeudi. Tard le soir mais avec des amis. À l’heure où l’énoncé «je n’ai pas le temps» gangrène les journées, nous capitalisons sur la possibilité d’employer le temps à notre gré. Si nous n’avions en réalité que du temps libre… Et vous, que faites-vous dans la vie ?

VENEZ VOIR SI NOUS Y SOMMES

Nous sommes rassemblés ici sans but de fédération; seulement, nos pratiques ont en commun l’innocence volontaire de l’utopie d’aujourd’hui. Et c’est au jardin suspendu que nous proposons cette assemblée extraordinaire : l’art de vivre sera le sujet de ces quelques mois. Bienvenue à MONS INVISIBLE. [ndlr : il faudra attendre le printemps prochain pour y retourner!]

Les commissaires anonymes







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