Une plate-forme de communication de savoirs vivifiants, jour après jour

21022009

carte postale GE! 72

Chers sympathisants mayaques

Voici le blog mayaque qui détaille au jour le jour les travaux de notre « plate-forme de communication de savoirs vivifiants ». Arts, sciences, sciences humaines, travail social, de la terre, artisanat : décloisonner les formes de savoir afin de mieux comprendre le monde et mieux y participer. « Dans le Tout, le Beau, le Bon, vivre là résolument », clamait Goethe. À essayer de toute urgence, quotidienne

2017… La revue-livre (MaYaK), le cabanon d’édition (Phare Papier), l’audiovisuel (Muzifar records, TéléMaYaK), les expos, les rencontres et concerts, les échanges avec le Burkina Faso (BurkiMaYaK), les recherches « écophiles » (recherches aimantes sur les lieux habités) ; ces « interventions culturelles » (comme disaient les surréalistes) sont le fruit d’un travail que différentes équipes mènent dans le dialogue (posé, la plupart du temps). Nous voulions en rendre compte avec l’espoir de susciter des réactions, des échos, des propositions, des connexions, des ramifications…

Le blog, une autre forme de communication, plus familière, plus concise, drôle parfois. Il s’agit de communiquer des visions d’une vie possible, complexe, systémique, en relation, en réseau, sans les complications en usage dans certains milieux du savoir où il devient vite pouvoir… Du sérieux sans se prendre au sérieux.

Autre perspective sur ce travail, plus condensée encore : les pages facebook auxquelles nous vous invitons : mayak phare papier & observatoire écophile.

Au plaisir,

Hugues Robaye




Cartographier les zones d’influence des habitants-chercheurs

13112018

avec Pando 445 avec Pando Zéphirin Dakuyo & Bernard Lédéa Ouédraogo, 2015 & 2012.

Je prépare un « power point » pour une soirée burkinabè, samedi prochain (le 17 novembre), organisée par Daouda Sanon. J’y parle, notamment, de grands Burkinabè que j’ai eu le bonhonneur de rencontrer, d’interroger, depuis 2012…

Et je revois, par exemple, ce tôt matin-là, à Banfora (Comoé), en 2015. Un rendez-vous avec Pando Zéphirin Dakuyo, dans son bureau jouxtant la pharmacie. Pharmacien formé au Sénégal, il fait le lien entre la pharmacie « moderne » et les pratiques des tradipraticiens (les médecins traditionnels africains) et a fondé la marque « Phytofla » dont j’avais vu les produits ci et là : tisanes, potions et autres médicaments à base végétale.

Il voulait distinguer les vrais tradipraticiens des charlatans, me disait-il. Et puis, il travaillait à « revégétaliser » le Burkina, en organisant un réseau d’herboristes qui cultivent les plants d’herbes médicinales qu’il multipliait efficacement, avec l’aide des travailleurs de son grand labo jouxtant la pharmacie.

Passé/présent, le docteur Dakuyo n’est plus mais sa fille reprend le flambeau !

En préparant ce power point, je me disais : quels habitants-chercheurs merveilleux j’ai eu la chance de rencontrer, comme aussi l’un de ces dieux burkinabè, Bernard Lédéa Ouédraogo, juste après son opération, en 2012 !

Et je me disais : ces hommes si rayonnants.

Leur sphère de rayonnement ! Être en contact avec eux, c’est à leur contact inventer un monde meilleur ; ils irradient cela ; ils diffusent cela dans leur zone d’influence, dans leur rayon d’action ; leurs idées se répandent, leur esprit : ils touchent les citoyens qui sont transformés, veulent agir dans cet esprit : ce sont des îlots, des îles, des continents, des mondes possibles…

Alors, en faire la cartographie, réseauter, tisser : du développement endogène et… politique.

HR

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Hervé Yamguen à Auvelais, Namur & Liège

2112018

HY3blog avec Hervé avec Hervé, à Paris.

Un cas de figure intéressant : je croise le « profil » d’HERVÉ YAMGUEN sur facebook. Nous avons des amis communs à Ouagadougou, des peintres. Hervé est peintre, écrit et anime une sorte de résidence d’artistes à Douala, au Cameroun. Je « suis le fil de son actualité ». Il publie des textes sur sa position d’artiste dans une grande ville africaine, sur l’art dans les rues ; il publie des articles sur sa relation au village ; il vient de perdre son père et prend très au sérieux son nouveau statut de notable. Passionnant cet aller-retour entre traditions, modernités et pratiques artistiques. Son regard sur le monde, engagé, me touche fort.

Ferions-nous un livre textes/images ? Bonne idée, je t’envoie ça (des dessins et des photos)… Je reçois textes, images et consignes pour les associer. Parfait ! Le livre sort fin 2017.

En mai 2018, il participe en France à un colloque à Cergy puis fait une lecture à La Maison de la Poésie, en plein centre de Paris. Je le rencontre pour la première fois. Quelle force tranquille, bienveillante, exigeante…

Hervé m’a apporté dix dessins qu’il me laisse en dépôt : une série intitulée « Le royaume perdu ».

Je me dis que j’essayerais bien de l’inviter en Belgique pour une rencontre (notamment) avec mes étudiants d’illustration à L’Académie de Tournai. Wait and see !

Ses superbes dessins sont à vendre 400 euros pièce. Je les montrerai sur les salons. Déjà à Auvelais, puis à Namur/Bomel puis à Liège !

Au plaisir de vous revoir !

Hugues

HY6 hy5 Héroïsmes ordinaires (10 euros) & recherches africaines… À Paris…




MaYaK/Phare Papier à Auvelais les 3/4 novembre 2018

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salon Auvelais Livre     catalogue Phare Papier

 

Samedi de 9-20 et dimanche de 10 à 17… Grand’ Place !




Le scénario burkinabè

19102018

le SB présentation blog2 tournage de « Villages en savane », Bendogo, Kadiogo, Burkina Faso, 2013.

Retour au Burkina Faso en janvier février 2019 : un voyage de repérages en vue de tourner un moyen-métrage sur un village et sur ses relations avec une ONG locale qui se soucie de son développement endogène, selon l’expression de l’historien JOSEPH KI-ZERBO. Agriculture familiale, économie fragile. ABDOULAYE OUEDRAOGO, fils de village (comme chacun) devenu économiste et fondateur (en 1999) d’une puissante ONG – APIL – travaille à cette rencontre entre les savoirs traditionnels et ceux, plus modernes, de l’agroécologie. Et nous, ici, dans nos contrées, nous souhaiterions tellement une agriculture plus humaine, plus proche. Manger mieux, vivre plus tranquillement…

Janvier/février 2019, une voyage de repérages qui débouchera, déjà, sur des publications textes/images.

Économies rurales du sud et du nord.

Oui, à suivre…




Euphorie en Picardie par LAYLA NABULSI

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C’est le titre du nouveau livre sorti chez Phare Papier, le cabanon d’édition du GE! (Groupe Esthéthique!). Et le voici en bonne compagnie :-)

Euphorie en Picardie par LAYLA NABULSI, avec 14 xylogravures de JEAN-FRANCOIS VAN HAELMEERSCH.

Texte fort, coup de poing, sur les délinquances que suscite notre mode de développement dominant, le consumérisme productiviste. Une sorte de tragi-comédie qui met en scène Bonhomme Albert, petit garçon de 10 ans à qui on donnerait le bon dieu, s’il n’avait quitté la Terre, dégoûté par les hommes ;-) ; un petit garçon qui spontanément expérimente toutes les déviations possibles : /réussir/ au plus vite… Un texte qui pose sur le mode de l’humour noir tranchant la question de la cohésion sociale aujourd’hui, ou du risque de son absence…

Euphorie en Picardie, Phare Papier, 2018, 68 pages sur papier bouffant munken, 10 euros




Avec Luc Rémy, le 14 octobre 2017, à Quartiers Latins

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Luc et Steve1 Luc, Steve, Inkoli Jean Bofane et Maurice Boyikassé, Ixelles, 2 janvier 2008

Je me souviens de ce 21 juin (2017) : Luc m’appelle et me dit qu’il a écrit un texte sur les fusains de Steve, la nuit précédente. Ce serait bien de le mettre dans le MaYaK9, avec ces fusains, justement ; tu sais, tu as dû les voir sur deux des pochettes de ses cd. Oui, en effet. Rendez-vous avec lui et Steve qui apporte des fusains : « temples et refuges », soigneusement conservés dans une « farde » en plastique noir. Je les rapporte à la maison ; je relis le texte de Luc qui me semble plus décrire des œuvres « non-figuratives », de celles que j’ai vues sur les pochettes des cd. J’en parle à Luc qui me dit oui, mais, tout dans le travail du peintre, est au fond non-figuratif. J’acquiesce à moitié, en ajoutant qu’on pourrait déjà faire de ce travail un « petit MaYaK entre 8 et 9 », comme on y pense depuis un certain temps (dans la tribu mayaque) : à des publications intermédiaires entre les MaYaK annuels, livrets présentant des recherches apparaissant dans les MaYaK suivants : works in progress… J’en parle à Steve qui se met à travailler à de nouveaux fusains en résonance avec le texte de Luc. Hum, je demande aussi à Steve s’il peut écrire un texte sur ses fusains qui s’appliquerait à la série « Temples et refuges ». Oui. Je me dis : il faudrait évoquer cette longue amitié entre Luc et Steve. Nous le faisons le dimanche 2 juillet : un entretien. Je l’ajoute à la publication à venir. Avec Steve Houben, nous apportons une première épreuve à Luc, le 8 juillet. Luc m’avait demandé précédemment si je voulais bien lui apporter Notes sur le cinématographe de Robert Bresson qu’il veut relire (il admire son œuvre pour son exemplaire sobriété). En voyant l’épreuve que je lui apporte, Luc me dit : c’est du Robert Bresson. Steve sourit. Deux jours plus tard, dans sa chambre, aux soins palliatifs de la clinique Saint-Élisabeth d’Uccle, Luc demande à Libali, sa femme, de mettre de la musique. Libali se retourne, Luc est parti.

Comme dans Le septième sceau d’Ingmar Bergman qu’il aimait tant, Luc, ces mois-là, jouait aux échecs avec la mort. Qui a gagné la partie ? Je me demande plutôt s’il faut la gagner. Luc est resté bien (et bon) vivant…

Steve ne sera pas là samedi, il a un concert en hommage à la fille de Jacques Pelzer (au Jacques Pelzer Jazz club, à Liège) et a un sound check cet aprem du 14 octobre, mais – il me le disait au téléphone – sera avec nous, comme notre ami commun, Luc Rémy à qui nous dédions cette après-midi mayaque.

Régisseur son/lumière au centre culturel d’Uccle, Luc, fin connaisseur-amateur de poésie, de musique, de cinéma et d’arts plastiques (en particulier ceux de la Belgique contemporaine), est membre de la « cellule mayaque » depuis les débuts de la revue-livre en 2006.

L’épitaphe que Luc choisie, empruntée à Saint-Augustin : « La seule mesure de l’amour est d’être sans mesure. »

La rencontre mayaque du 14 octobre lui est dédiée.

HR

S&L




« Développement » ? Endogène(s) !

2102017

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Très « intéressante », cette participation au salon du livre africain, « Lire et écrire l’Afrique », à Marchienne-au-Pont (Charleroi, Belgique), le samedi 30 septembre 2017.

Il s’agissait pour le GE ! de repenser une table d’exposition où ses activités seraient focalisées sur les échanges poursuivis au Burkina Faso, où l’ensemble du travail (11 ans de recherches, déjà) recevrait cette perspective, cet éclairage, particulier, mais infini aussi.

« Intéressant », inter esse(re), « qui est en nous, parmi nous » comme un foyer qui rayonne… Voilà comment ce mot élimé peut retrouver du sens ? Peut-être…

La notion de « développement endogène » promue par le grand historien africain JOSEPH KI-ZERBO servait de fil conducteur à cette composition/installation de documents divers.

Chaque groupe, chaque individu, chaque nation se développe selon des nécessités qui lui sont propres. Il n’y a pas le développement ;il y a autant de développements que d’organismes individuels ou collectifs, vivants… Ce qui est passionnant, c’est d’observer ces développements, de les confronter, de les penser et de les poursuivre ! C’est du moins notre optique au GE ! Phare Papier/MaYaK.

Dans nos contacts avec le Burkina et au sein de nos « recherches écophiles » – recherches aimantes sur les lieux habités – qui vont pleinement dans cette direction, dans notre regard porté sur le Burkina ou sur la Belgique (en particulier sur Lessines), il s’agit d’observer ces « développements » singuliers et de mettre en relation ceux qui les incarnent : réseauter, disent mes camarades burkinabè.

Boulot passionnant – celui d’un « intellectuel », au sens Kenneth Whitien du terme – d’un humain qui compose, pense, intuitionne dans la société et avec les savoirs qu’il a reçus, de nouvelles formes, de nouvelles ententes, chaque fois retravaillées. Qui s’interroge sur les formes de sociétés ; d’être ensemble. Et qui tente, dans le cadre d’une recherche-action, de les promouvoir dans leurs singularités.

« Lire et écrire l’Afrique », c’était le thème du salon : la mini-expo imaginée pour l’occasion montrait des livres de recherches-actions de grands auteurs burkinabè ; des dépliants d’ONG et assoc qui promeuvent un développement endogène (dépliants plastifiés car précieux objets d’expo, révélateurs d’une façon de se présenter à l’autre), des manuscrits (l’un de Boubacar Sadou Ly sur la culture), des brochures dactylographiées (comme le catalogue des produits de « Phytofla », concoctés à partir de plantes médicinales par l’équipe du regretté Pando Zéphyrin Dakuyo) ; on pouvait aussi entendre les voix de ces promoteurs d’un développement choisi. Par ailleurs, la table montrait les échanges avec le village de Bendogo commencés en 2012 : peintures, photos, dessins d’enfants, documents de présentation de nos partenaires : APIL (Abdoulaye Ouédraogo) & l’association de notre ami permaculteur, Patigidsom Koalga ; enfin le court-métrage – « Villages en savane » – réalisé en collaboration avec les écoles, en un stage orchestré par François d’Assise Ouédraogo, était diffusé en continu.

La table partait de l’un des mandalas peuls que Boubacar Sadou Ly nous avait offerts et s’achevait par un autre de ces couvercles de calebasse que les femmes peules tissent, reproduisant intuitivement les rythmes du cosmos. La table restait sous le regard de ce grand universaliste fondateur de l’école de la sagesse sur dunes, à Dori, aux portes du Sahel ; le docteur Ly, soucieux que chaque développement endogène (qui se lit sur le corps de chacun de nous) entre harmonieusement, sans violence, en relation avec les autres… Un horizon…

HR

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Développement ? Endogène ! / « Lire et écrire l’Afrique » : Marchienne-au-Pont, 30 septembre 2017

25092017

moi 6 avec le peintre SAMBO BOLY, Ouagadougou, novembre 2016.

Vous êtes cordialement invités le samedi 30 septembre 2017, de 14 à 22hEspace 80, 80 route de Mons à 6030 Marchienne-au-Pont pour le premier salon du livre africain.

Le GE! Burkimayak y participe ! L’argument de cette participation :

L’association socio-culturel GE ! (Groupe Esthéthique!) – édition, audiovisuel, expos, rencontres diverses – entretient des relations amicales avec des personnes, associations et ONG burkinabè depuis janvier 2012.

Un double travail : échanges avec un village – Bendogo, au nord de Ouagadougou – & enquête en continu sur le « développement endogène » et ses acteurs locaux. En résultent publications, documents audiovisuels, expositions et surtout un réseau d’amitiés dans des milieux burkinabè complémentaires : sociaux, agroécologiques, artistiques.

Développement endogène selon la notion du grand historien Joseph Ki-Zerbo : chaque personne, chaque famille, chaque groupe/association, chaque ethnie, chaque pays se développe selon des rythmes qui lui sont propres, culturels, intérieurs, intimes… Un développement imposé de l’extérieur contrecarre ce mouvement spontané, naturel…

Dès lors, l’échange avec le Burkina nous a conduits à cette conviction : notre développement endogène, le consumérisme productiviste (produire pour faire consommer jusqu’à épuisement de la terre et des psychologies humaines) aurait à s’inspirer de développements différents, comme ceux, par exemple, du Burkina, reposant sur une agriculture familiale, où la personne a encore en elle un large savoir qui l’autonomise, où les relations sociales ne sont pas encore institutionnalisées par une Sécu, où l’informel simplifie les initiatives…

Thomas Sankara, Joseph Ki-Zerbo, Titinga Pacere, Bernard Lédéa Ouédraogo, Boubacar Sadou Ly, Pando Zéphirin Dakuyo… incarnent au Burkina Faso ce genre de vision du développement endogène et ont écrit à ce sujet (tout comme, chez nous, beaucoup d’acteurs d’un renouveau l’ont fait : décroissants, antiproductivistes, agroécologistes, permaculteurs mais aussi économistes soucieux de donner d’autres finalités à notre développement endogène (reposant sur l’industrie et les technologies) qui semble aller droit dans le mur, ou tout simplement, écrivains respectueux de la complexité de la vie).

Rassembler ces mots et ces voix, c’est ce à quoi tend la revue-livre MaYaK, publication annuelle au centre des recherches du GE!

Comment mieux vivre, dans le Tout, le Bien, le Beau (selon l’injonction du grand Goethe) ? Les réponses viennent autant du Nord que du Sud (de l’Est que de l’Ouest)…

La table mayaque montrera ce réseau d’échanges, en une mini-exposition sons et lumières…

Boulbi 21-10-2016 blog Boulbi 21-10-2016 011ret2blog À Boulbi, au sud de Ouagadougou, un domaine dédié aux cultures africaines, novembre 2016.




Calendrier mayaque septembre-novembre 2017

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samedi 30 septembre 2017, Marchienne-au-Pont, de 14 à 22h

Espace 80, 80 route de Mons, 6030 Marchienne-au-Pont

Lire et écrire l’Afrique – Foire du Livre

vendredi, samedi, dimanche, 6/7/8 octobre 2017, Morlanwelz

de 16 à 20 / de 10 à 19 & de 10 à 18h

Musée royal de Mariemont, 100 chaussée de Mariemont, 7140 Morlanwelz

Marché du livre de Mariemont

samedi 14 octobre 2017, Bruxelles, de 14 à 16h

CFC éditions/librairie, place des martyrs, 1000 Bruxelles

Opération « Fureur de lire » :

Des histoires à construire : MaYaK8

avec Magda Dimitriadis, Christophe Galleron, Rino Noviello, HR. 

mardi 7 novembre 2017, Charleroi, de 18h30 à 22h30

Théâtre de l’Ancre, 122 rue de Montigny, 6000 Charleroi

Avant la représentation de « Combat de pauvres » par la Compagnie Art&tça (théâtre documentaire) :

« Simplicités (in)volontaires » : MaYaK8, avec Magda Dimitriadis, Bernard Legros, Élise Persil, HR. 18H30.

Représentation à 20h30 puis rencontre animée par HR.




SWINGBOERDERIE

11062017

swing2 fb swing1blog mardi 30 mai 2017, Zarlardinge, Swingboerderie

« Swingboerderie ». Boerderij : ferme. Qui swingue ?

Nous l’avons visité un soir, cette ferme à Zarlarswing/dinge, en bordure de Geraardsbergen. Un soir de soleil et de grand vent. Koen, Christof, Abdoulaye, Jean-Marie, Olivier, Orlando et moi.

Une grande ferme en carré avec cour en pavés, des guirlandes de papier, des chiens assis en bois. Un établissement humain (et animal) remontant au Moyen Âge, des bâtiments conservés intacts, datant sans doute du 19e… Grands potagers en permaculture, champs de chanvre, de blé indigène d’une variété ancienne, service traiteur, cuisines professionnelles, cours de yoga, maison des hôtes… L’esprit et l’âme de Pierre Gevaert accompagne les visiteurs.

Koen, compositeur & Christof, cinéaste, travaillent à la ferme et assistent Sarah, la cadette de PG, grand agronome, pionnier de l’agroécologie, disciple de Georges Ohsawa, fondateur de la marque « Lima » ; Koen et Christof nous guident à travers l’exploitation : les potagers, les champs, les bocages, pacages, le bois, l’étang ; un troupeau de 90 daims traverse le paysage vallonné ; je me retourne : au loin, le clocher de la ferme dépasse des arbres vénérables qui la protègent des tempêtes.

Swing ? Ou plutôt dans les tonalités des compositions méditatives de Koen ? Abdoulaye est coordinateur d’ONG au Burkina Faso, renforce les microéconomies de 120 villages : agriculture, maraîchage, élevage, arboriculture, apiculture, culture et traditions… Jean-Marie cultive un « mécontentement dans la joie » à la Krishnamurti, impliqué dans les « Amis de la Terre », « Nature et Progrès », « Saint-Vincent de Paul », secouriste de longue date, dans les faits et dans l’âme, animateur de potagers collectifs en lien avec les échoués de notre « progrès » productiviste et consumériste ; Olivier, menuisier, ébéniste, tailleur de pierre, luthier sauvage, musicien, animateur d’un repair café. Orlando, chimiste, économiste, coach pour des projets entrepreneuriaux qui respectent la nature, le travail humain, privilégient les circuits courts, locaux et circulaires (« Groupeone » : dont les animateurs pensent que le travail qu’ils effectuaient dans la coopération et dans les pays du sud, il faudrait bien l’accomplir, chez nous, dans les campagnes industrialisées ; une pensée à la Thomas Sankara)…

Ainsi, nous nous sommes retrouvés là, chacun avec nos visions du monde complémentaires, nos activités diverses, nous avons échangé : dans la salle de la maison des hôtes autour du bar et d’une bière, près de la grande table de ferme, sous les voussettes et les poutres taillées : réseautage…

« Si nous voulons survivre, il convient de nous séparer du système actuel en nous inspirant à plusieurs niveaux des sociétés du passé et aussi en étudiant les différentes tentatives de sociétés alternatives. Cela ne veut pas dire, par exemple, que la ville n’aurait plus sa raison d’être, mais alors sans la démesure actuelle ! En adoptant le nouveau système (à prédominance agraire) aux nécessités sociales et écologiques devenues primordiales, on peut imaginer une société plus juste et renouer avec la durée. Honnêtement, il est difficile encore de douter que la société moderne d’inspiration occidentale, se soit trompée de route en créant le système industriel urbain. »

Alerte aux vivants et à ceux qui veulent le rester, Pierre Gevaert : « Mon ami Pierre Gevaert fait partie de ces personnalités trop rares auxquelles le qualificatif d’homme d’expérience s’applique parfaitement. » (Pierre Rabhi).

www.swingboerderie.com

Hugues Robaye







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