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story boards de Yeung–Fun YUEN

26022009

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YUEN, un peintre qui s’est mis au cinéma. Yeung-Fun m’avait raconté le plaisir qu’il avait à concevoir un film, du début à la fin : le travail de scénario – écriture et dessins, croquis -, les repérages pour les lieux mais aussi pour les sons et les personnages ; les dessins des plans – le « story board », où sont esquissés les plans et qui s’assimile autant à une bande dessinée qu’à un rouleau de peinture chinoise de paysage (et les plans séquences en travelling dans « Intime/Monde » sont comme de longs déroulements du paysage urbains de Hong Kong…) ; le travail de prise de vues, avec caméra digitale légère, de prise de sons, le travail de montage en studio, le choix dans les heures de rushes, sur base des story boards, mais avec des corrections et des ajouts au moment où l’on visionne les rushes…

Yeung-Fun Yuen nous a envoyé une suite de plans, dessinés à la plume et à l’aquarelle. Il écrit à MaYaK : « Voici 4 dessins composés parmi les 50 qui ont été utilisés pour travailler mon montage.Quand je dessine d’après les plans de montage qui se trouvent dans l’ordinateur, j’ai l’impression de redonner vie aux images virtuelles, c’est nécessaire pour me situer à nouveau dans une attitude de peintre ou de dessinateur. Mes 50 dessins reconstituent toute l’ambiance de mon film. »


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Ce film, c’est « Intime/monde », dont nous parlions plus haut, enfin plus bas…  

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Journée de la décroissance 21/2/2008

25022009

Ce samedi 21 février j’ai assisté à une journée sur la décroissance à l’ULB. Succès de foule qui a dû surprendre les organisateurs : l’auditoire du matin, trop petit, a été remplacé l’après-midi par l’auditoire Janson.

J’ai apprécié  l’intervention de Marie-Dominique Perrot, auteur de Mondialiser le non-sens (l’Age d’homme), ouvrage où elle cite en exergue ce jugement de Sloterdijk : « La bonne volonté n’a plus de dénominateur commun avec le cours du monde », pour appeler à défendre l’analyse et d’abord le langage.

Face à une langue qui a divergé d’avec la réalité, Marie-Dominique Perrot invitait à d’abord « décroire, pour décroître »

Ce qui me rappelle les analyses voisines de Jean-Pierre Le Goff dans La barbarie douce, que j’ai lu pour le prochain MaYaK.

En début d’après-midi différents acteurs de terrain étaient venus faire part de leurs expériences :

le GASap (groupe d’achats solidaires de l’agriculture paysanne) de Jette, l’initiateur d’un projet d’éoliennes, le cinéma Nova, Rudolph Koëchli  qui pratique la permaculture à la ferme Arc-en-Ciel de Wellin…

Les Amis de la terre ont officiellement abandonné le paradigme du développement durable pour adhérer à celui de la décroissance. Ils organisent des groupes de soutien aux démarches individuelles, nées au Québec, de simplicité volontaire

Ce qui m’encourage à poursuivre avec d’autres la création, dans le quartier de Boitsfort que j’habite, d’un nouveau GASap…

Xavier Vanandruel




Nouveaux conseillers mayaques et La Rotonde

22022009

Nous avons accueilli trois nouveaux conseillers mayaques : la mosaïste, artiste plastique et graphique, adepte de la simplicité volontaire, Lysiane Bourdon, conseillère mosaïque,  pour recoller les morceaux et nous aider à mieux relier nos foyers dispersés de forces vives (http://lysianebourdon.jimdo.com) ; le dessinateur et graphiste Marat Kamalov, conseiller en affaires tatares, car la vision tatare ne peut que mieux nous révéler la complexité des enjeux (comme on dit) de nos sociétés occidentales. Et enfin, Serge Poliart, peintre et animateur inlassable du « Batia moûrt soû », le journal « jovial, crédule, saugrenu mais outrecuidant », de Mons. Serge sera donc notre conseiller en joyeuse anarchie et nous propose, avec son journal trimestriel qui en est à son 58e numéro (www.elbatiamourtsou.be), une collaboration à long terme ; ce qui nous enchante. Nous envisageons de construire un embarcadère à proximité du Phare (www.mayak.be) pour accueillir ce bateau, ivre de grand large.

J’allais oublier de préciser que Xavier Vanandruel et moi serons présents au

Théâtre Poème, rue d’Écosse, 1060 Bruxelles, le samedi 7 mars, à 17 heures, invités par le Cercle de la Rotonde (www.lecercledelarotonde.be) et Marie-Clotilde Roose, 

pour présenter MaYaK dans ses développements les plus récents, comme toujours…

Hugues




Yeung-Fun Yuen

22022009

Hier, au Carmel de Kain, je rencontrais le peintre, plasticien et cinéaste Yeung–Fun YUEN, qui me montrait ses deux moyens-métrages : « Errance » et « Intime/Monde ». Les deux films se passent dans sa ville natale : Hong Kong.

Le premier montre son père, professeur de littérature et calligraphe, à la fin de sa vie, presque aveugle. Dans son appartement et dans la ville. Yeung-Fun me disait que l’ « errance », dans la langue chinoise, est liée au mouvement d’écoulement de l’eau et le cadrage de son film montrait un homme qui cherchait appui dans le toucher, un homme à l’équilibre menacé, traçant dans l’air les gestes du calligraphe… Le film au départ était surtout conçu comme une archive personnelle, me disait-il.

Le deuxième film montrait, en de longs plans séquences, animés de lents travellings, la ville natale du réalisateur. La promenade était rythmée par les apparitions d’une danseuse, sur un pont très moderne, qui, par ses mouvements, articulait les différentes séquences du moyen-métrage. La ville, son trafic automobile et humain, ses enseignes lumineuses, mais aussi la nature qui l’entoure, les familles qui l’habitent et se projettent dans le karaoké… autant de vues sur Hong-Kong. Mais surtout, la bande-son, décalée, très travaillée où, me disait-il, se trouvait le regard subjectif du réalisateur…

Et puis Yeung-Fun m’expliquait tout son travail de montage à partir des heures de rushes, ses écritures de scénarios, les story boards qu’en plasticien, il dessine. Ce plaisir du travail dans la solitude, puis en équipe. Bref, une matière mayaque à venir !

Hugues Robaye




Une plate-forme de communication de savoirs vivifiants, jour après jour

21022009

carte postale GE! 72

Chers sympathisants mayaques

Voici le blog mayaque qui détaille au jour le jour les travaux de notre « plate-forme de communication de savoirs vivifiants ». Arts, sciences, sciences humaines, travail social, de la terre, artisanat : décloisonner les formes de savoir afin de mieux comprendre le monde et mieux y participer. « Dans le Tout, le Beau, le Bon, vivre là résolument », clamait Goethe. À essayer de toute urgence, quotidienne

2017… La revue-livre (MaYaK), le cabanon d’édition (Phare Papier), l’audiovisuel (Muzifar records, TéléMaYaK), les expos, les rencontres et concerts, les échanges avec le Burkina Faso (BurkiMaYaK), les recherches « écophiles » (recherches aimantes sur les lieux habités) ; ces « interventions culturelles » (comme disaient les surréalistes) sont le fruit d’un travail que différentes équipes mènent dans le dialogue (posé, la plupart du temps). Nous voulions en rendre compte avec l’espoir de susciter des réactions, des échos, des propositions, des connexions, des ramifications…

Le blog, une autre forme de communication, plus familière, plus concise, drôle parfois. Il s’agit de communiquer des visions d’une vie possible, complexe, systémique, en relation, en réseau, sans les complications en usage dans certains milieux du savoir où il devient vite pouvoir… Du sérieux sans se prendre au sérieux.

Autre perspective sur ce travail, plus condensée encore : les pages facebook auxquelles nous vous invitons : mayak phare papier & observatoire écophile.

Au plaisir,

Hugues Robaye







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