Mini saloN de la micrO éditioN ce samedi 25 à Recyclart, Bruxelles 1000

23062011

invitsalon.jpg

À ne pas manquer, cette première édition organisée par le collectif de sérigraveurs « Les Tontons racleurs », ce samedi, de 12h à 20h, rue des Ursulines 13… Que de la production artisanale et indépendante…

Renseignements: www.lestontonsracleurs.be

invitsalon2.jpg




Emmanuel Hunt, arborisculpteur

15062011

pottere1362011015ret72.jpg un regard aiguisé

Nous avons parcouru le jardin depuis le sud : examiné le robinier (faux acacia, mais parfumé tout de même !), les bouleaux, le saule têtard filé en hauteur. Puis, au nord, en bordure de friche, les saules Marsault (aux chatons annonciateurs du printemps), qui font comme le têtard ; l’if empoisonné qui étouffe le centre de la friche (les hortensias sont sans lumière…), l’érable taillé à l’horizontal (pour délimiter l’espace réservé au feu) mais parti à la verticale…  Le laurier cerise développé en chandelier, mais trop ; son voisin, un antique sureau en dégénérescence, « beaucoup de bois mort ». D’autres saules qui forment buisson, à côté de l’if, mais partent aussi en hauteur ; le prunus pourpre et ses jets inutiles (avec son carillon chinois, à côté du potager). Enfin, à l’est, la haie de charmes et d’érables champêtres, nécessitant également une taille, « mais à la fin de l’hiver, comme les saules ». La géographie d’un jardin construit et son architecture abandonnée. 

Manu Hunt faisait connaissance avec chaque arbre que je lui présentais. Depuis 20 ans déjà, j’avais planté beaucoup (trop) d’arbres et d’arbustes dans cette prairie devenue jardin et la partie laissée en friche, où croissent cardères, camomille, consoude, ail des ours… et ces fougères particulières que Hunt remarqua bien vite, se referme sur elle-même. Images de plantes carnivores… Je voulais redonner lumière à ce petit milieu où s’asseoir pour apprécier les perspectives, les ouvertures, les lumières. Coin sauvage où un homme se sent hôte maladroit. Mais reconnaissant. Je pensais couper certains arbres mais l’homme qui m’accompagnait, pratiquant la grimpe et la taille douce, n’y pensait pas ! Il regardait les arbres comme on aurait parlé à des amis plus vus depuis longtemps, les interrogeant du regard sur leur croissance entre-temps ! Je veux dire, sur leur évolution… Une écoute et un regard aiguisés. 

Il me disait : « En tout cas, ce qui relie, c’est la sensation, c’est ce que je ressens, perçois, de manière infime et non rationnelle.  Tout le travail (ou la difficulté) est là, dans le ressenti, la perception de la sensation et y coller pour être juste dans ce que je réalise, et ajusté, en lien avec ce qui m’habite, avec la Nature et avec le client. Tout en restant les deux pieds sur terre, ancré dans la réalité. » Manu Hunt ajoutait que sa pratique du dessin et de la peinture le rendait sensible aux formes des arbres, à la composition d’un jardin. Il faisait confiance à son intuition (tendait à la faire correspondre à la nécessité), concernant la croissance future de l’arbre, pour intervenir et débarrasser de branches inutiles ou gênantes un arbre qui allait se sentir mieux…  Il me montra les photos des sculptures spontanées réalisées à partir de tronçons d’arbres expressifs. Parfois, il sculpte un petit objet (un vase par exemple) dans le bois de l’arbre que le client, avec regret, a dû faire couper. « Pour un homme dépressif,  j’ai taillé et presque achevé une sphère en bois, lui proposant de terminer son poli… » Il me mit dans les mains un livre sur les forêts primaires et l’influence de ce milieu sur le promeneur… La conversation avait pris ces chemins inattendus et je me félicitais de confier le jardin, dont la croissance m’échappait, à cet allié bienveillant et non-violent. 

MaYaK dans tout cela ? Eh bien MaYaK, à vrai dire, est indissociable de ce jardin et de sa vie. D’où viennent nos inspirations, ce qui nous pousse à un travail senti comme « ajusté », sinon de l’air qui circule autour de nous et de ses vibrations qui heurtent nos tissus comme un doigt léger sur la peau d’un tambour tendu ? La qualité des sensations que nous procure une maison et un jardin, nous oriente. Pour le GE ! en potterée ou celui en boitsfort (Xavier Vanandruel), le travail part de ce noyau, la maison-jardin, entre Nature et culture… 

Emmanuel Hunt ajouta, en souriant de ce néologisme, qu’il se sentait « jardisculpteur ».

Hugues Robaye 

Emmanuel Hunt  Cord’Elag 

Rue du Marais 15, 7912 Dergneau (Frasnes-Lez-Anvaing) 

0476 637909 ou 069548152 

http://www.agencedesarbres.org/pages/la_taille.htm : la taille douce 




Promenades vespérales en forêt

2062011

foret.jpg 

C’était à l’auditoire Janson de l’ULB, au sortir de la conférence d’Yves Cochet sur la déplétion pétrolière. Je croisai Fabienne, une concitoyenne de ma commune de Boitsfort, et nous nous sommes dit que nous ne pouvions pas rester plus longtemps sans rien faire.

Fabienne a d’abord accueilli chez elle une première réunion de personnes intéressées par l’idée de décroissance. Nous avons décidé alors  de continuer à provoquer des rencontres  par de régulières  promenades vespérales en forêt, animés par la conviction qu’une vie est possible autre que celle-ci, qui épuise la terre et notre humanité,  et nous conduit à l’effondrement. Il s’agit de nous retrouver pour partager nos points de vue et nos projets. Il n’est sûrement pas indifférent que ces rencontres se fassent au rythme lent de la marche, du temps qu’on reprend

J’écris  ce billet  tout en écoutant  des chansons récentes de Pierre Barouh, le même qui créa dans les années 1960 le label de disques Saravah, dont chaque pochette portait cette maxime: « Il y a des années où l’on a envie de ne rien faire ».Comme Alexandre Grothendieck, Pierre Barouh devrait nous inspirer aujourd’hui.

Xavier Vanandruel

Une première promenade vespérale a lieu ce vendredi 3 juin. Rdv à 18:15 place Wiener à Boitsfort au pied de la statue de Rik Wouters Les soucis domestiques. Apporter une contribution au pique-nique dans la forêt.

Pour Pierre Barouh, voir le site www.saravah.fr

 




Vivre!

2062011

imagescav5to30.jpg

En 1970, le mathématicien Alexandre Grothendieck, qui vient de démissionner de l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques, fonde à Montréal le mouvement Survivre. Il est rejoint par d’autres mathématiciens prestigieux comme Claude Chevalley ou Pierre Samuel, et par de jeunes chercheurs comme Daniel Sibony ou Mireille Tabare.

Inspirée de Marcuse, la revue Survivre, revue du mouvement bien vite renommée Survivre… et Vivre!, dénonce la technocratie qu’est devenue la science en Occident et cherche des alternatives. Survivre veut « déplacer le centre de gravité de la recherche du laboratoire vers les champs, les étangs, les ateliers, les chantiers, les lits des malades »; ses membres s’engagent dans des communautés qui pratiquent l’agriculture biologique et apprivoisent les technologies douces.

A propos de la science devenue technocratie, Survivre écrivait qu’ »elle ne tolère de désirs et de vérités chez les gens qu’en référence à elle ». Aujourd’hui, quarante ans plus tard, l’emprise technocratique renforcée rend plus difficile encore l’engagement dans des alternatives. Un élément central est peut-être sa confiscation du temps.

 Que le courage de Grothendieck et ses compagnons nous soit aujourd’hui un exemple!

 Xavier Vanandruel

Ce billet est inspiré d’un article de Céline Pessis dans la revue Entropia n°10, pp. 124 et ss.







SEA POSITIVO |
CFDT CARREFOUR BASSENS |
Point de vue d'un simple ci... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mémoires
| Ecole de Saint-Rabier
| injustice