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Faezeh Afchary. Porcelaine papier poétique, fragile et vitale.

15052012

 Faezeh Afchary. Porcelaine papier poétique, fragile et vitale. dans ceramique Fazy-081ret-fb2-150x112  Fazy-083-retfb2-150x112 dans Faezeh Afchary

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En Iran, dans le peuple, la poésie est quotidienne et flux continu. En Iran, la poésie est sagesse et réconfort. La poésie est dans les corps et sort spontanément par la parole pour glorifier chaque instant de la vie.

Un homme vous bouscule dans la rue et des vers anciens (ou modernes) viennent dire ce trouble, ce manque de respect pour ton corps. Et parfois, c’est la voix du petit vendeur « pauvre » et « analphabète » qui te dit cela, témoin de l’incident. Et cet incident est oublié et un sourire plus large te revient.

J’ai compris cela quand ma chère amie, Faezeh Afchary, m’a parlé de son pays.

Et j’ai vu et senti cela dans ses porcelaines papier moulées et cuites trois fois, sur lesquelles elle écrit (après la deuxième cuisson et avec un très fin pinceau trempé dans des pigments) cette poésie du quotidien qui est nourriture du corps. Et qui fait que le monde tient.

Pour Fazy, cette inscription sur la fine terre cuite, c’était d’abord pour célébrer et rendre éternel le compagnon poète qui était mort, puis c’est devenu écrire cette parole qui traverse les âges et les soutient, parole belle, gratuite et utile des poètes persans d’hier et d’aujourd’hui.

Bol ou table, c’est le moment de se nourrir…

Porcelaine papier translucide, légère, vivante…

HR

www.afchary-kord.com




Alice Bossut

15052012

Alice Bossut dans Alice Bossut alice-003-150x112    alice-011-150x112 dans parcours d'artistes Saint-Gilles

En avril et début mai les fleurs des fruitiers craignent les gelées encore, espèrent des abeilles. Malgré ces aléas  le  renouveau du printemps  me revigore toujours  plus que les certitudes de l’été.  Il y a quelque chose comme ça aussi dans la création: on peut être plus touché par de jeunes artistes qui se cherchent encore que par l’assurance de talents reconnus.

C’est ainsi qu’il y a peu de temps j’étais impressionné par un duo de tout  jeunes musiciens -un trompettiste, un guitariste- dans une rue aux abords du vieux Lille. Ce dimanche j’ai rendu visite à la jeune graphiste Alice Bossut, dans le cadre du parcours d’artistes de Saint-Gilles.

Alice écrit: « Adopter un langage une logique.  Chaque fois, c’est s’aventurer de nouveau sur un chemin inconnu, le rebrousser, essayer ailleurs… Malgré le doute, cette errance permet une forme de liberté. Je ne cours pas, je m’égare… »  Il n’y pas de terme à cette exploration.  Elle me dit: « On ne parvient jamais à épuiser un sujet. »

Suspendus à la vitrine du rez-de-chaussée, des dessins qui donneront peut-être la matière d’un ouvrage. A l’intérieur, un livre, Savon, qui vient de sortir aux éditions Tandem, un loup qui hurle aux étoiles, une assemblée foisonnante…

A voir encore le we prochain, de 14 à 19h, au 135A rue Antoine Bréart.

Xavier Vanandruel







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