François Noul : /Paroles à vivre, à boire & à manger/ (et à recevoir par la poste, comment ?)

3042020

pv 2 pv 3 François & Hervé à la Potterée, siège mayaque, en août 2020

Paroles à vivre, à boire & à manger de François NOUL,

244 pages, illustrations de Hervé YAMGUEN

vient de paraître le 2 avril !

Intéressé ? Nous pouvons vous l’envoyer par la poste au prix de 15 euros + 3 euros de participation à l’envoi : 18 euros. Merci de verser cette somme au compte Triodos de l’association GE ! : BE29 5230 8021 7964, avec en communication vos coordonnées postales. Merci !

126 chroniques de François Noul, parues initialement dans divers quotidiens belges. Lauréat de la Fondation Roi Baudouin pour son mémoire, Pour une nouvelle dynamique des régions rurales, l’assistant social François Noul anima dans les années 90 la Ferme Bocace (Marchienne au Pont) : réinsertion sociale, agroécologie, maraîchage et élevage, transformation des produits et distribution en circuit court. Et, depuis son adolescence, il écrit le monde rural…

Paroles à vivre, à boire et à manger : s’y esquissent un homme, un paysage habité, tout un monde où présent et passé dialoguent pour un avenir rêvé, réfléchi, possible… Traditions, présent incertain, paysages, météores, végétaux, animaux, humains, et… de nombreuses recettes secrètes de celui qui fut aussi un chroniqueur (g)astronomique… Des pages à déguster !

Né à Meslin-L’Évêque (Hainaut) le 4 avril 1936, François Noul travailla comme assistant social et fonda dans les années 90 la ferme Bocace à Marchienne-au-Pont (dans la foulée du prix qui lui fut décerné par la Fondation Roi Baudouin pour son mémoire : Pour une nouvelle dynamique des régions rurales). La ferme Bocace : agroécologie, réinsertion sociale, maraîchage, élevage, transformation et distribution en circuit court. Réputé spécialiste en cuniculiculture, il circule aussi comme conférencier pour le Ministère de l’agriculture.

Parallèlement à ces activités, il ne cesse d’écrire. Un premier recueil de poésies, en 1970 – La griffe d’un saule – salué par Roger Foulon, en ces termes : « Je ne connais pas François Noul. J’imagine un homme proche à la fois de la vie inventée et de l’heure vécue, aimant répéter après Desnos : Incroyable est de se croire/Vivant, réel, existant. »

Des châtaignes et du cidre doux (poésies, 1991) ; D’amour et de bonne chère (1992) ; L’amour au bout des doigts (1994) et Jardiner dans les étoiles (2015) : trois recueils de chroniques et histoires.

Nombreuses chroniques culinaires et de terroir pour le quotidien Le Courrier de l’Escaut et le mensuel Notre jardin.

Retraité très actif, François Noul habite maintenant un fermette hennuyère (à Ghoy) dont le jardin-potager lui assure une quasi auto-suffisance alimentaire !

126 chroniques ponctuées de poèmes ;-) :

ET SI CE PAYS EXISTAIT

 Et si ce pays existait

Et si nous pouvions la retrouver cette terre

Où la bonté serait comme une pomme ronde

Tendresse à griffes rentrées

À bourgeons découverts

La vie à grands soleils

Retenir la vie

Comme chatte la patte dans l’écorce

Pourquoi faut-il que le château soit hanté

Chassons Carabosse

Retrouvons fées et lutins

Dans un matin velours

Retrouvons homme désarmé

Peau nue et cœur offert

Retrouvons chants d’oiseaux

Et grande lune d’espoir

Anne, ma sœur, ne vois-tu rien venir ? 

Je vois l’homme nouveau à l’horizon

Il porte enfants dans les bras

Et fleurs au front

Avec chiens et rires fous

Et barbe bleue rasée

Et rires fous et rires ma sœur

Ah si ce pays existait

Moi berger de mes rêves

Je laisserais là mes chimères

POUR VIVRE

VIVRE




MaYaK/Phare Papier/GE!, cette année 2019…

6112019

wpo5 chezl3 ceh5 Journées Wallonie Portes ouvertes, Potterée ; Chez Lucy, Lessines ; Marchienne au Pont

État des lieux mayaque…

MaYaK, la revue-livre du Groupe Esthéthique ! asbl (GE! : éthique + esthétique) existe depuis 2005 et s’est développé, tel un organisme tout au long de ces bientôt 15 années…

C’est en revenant de Slovaquie que je me suis demandé comment inventer quelque chose qui mette en valeur tout l’héritage (culturel, au sens large, vivifiant, vitafère, écrivais-je jadis) que j’avais reçu, que je recevais et recevrais selon des associations, des analogies spontanées de sens ; des rencontres qui n’allaient cesser, sauf (RIP)…

Jouer avec des formes de communication : édition, audiovisuel, expos, rencontres…

L’état providence belge m’avait encouragé à terminer mes études de philosophie ; je lui devais de rester dans ce « mécontentement joyeux » à la Krishnamurti : ne jamais se satisfaire de l’état de fait, rester un ado (un soleil qui se lève) constamment mais ne pas jouer au casse-pied de service, rayonner la force de la vie, depuis la nature (et la culture)…

Produire de l’information sensible, une/des vision(s) du monde, de comment vivre ensemble (et seul) au mieux sur cette planète. Les bonnes belles et larges réponses (petit rappel de Goethe) ne manquent pas mais les infos pullulent et il me semblait intéressant d’en associer certaines dans un esprit qu’il me plut d’appeler « mayaque », du nom de ce théâtre à Žilina (Slovaquie), un théâtre de marionnettes dont le nom signifie « phare ». Des sonorités à la fois douces et explosives (comme cette dernière consonne occlusive, telle une claque) . Et puis l’image du phare, entre terre et mer et ciel, qui lance des signaux, des repères…

Revue-livre, cabanon d’édition, audiovisuel (Muzifar records & Télémayak), expos, observatoire écophile (recherches aimantes sur les lieux habités), observatoire des rayonnements endogènes (à partir notamment du Burkina Faso (Burkimayak), mais aussi appliqué à nos régions : comment chaque communauté humaine/naturelle se développe selon ses principes à elle) : l’organisme se ramifiait et chaque branche tenait au même tronc et une circulation naissait…

Donc un état des lieux provisoire :

Un double MaYaK se prépare, consacré à la thématique : « mort, résurrection et insurrection des villages » ! Un questionnement et je pourrais ajouter un point d’interrogation à cette proposition… Serait-ce d’espaces où l’homme peut être plus en contact avec la nature (le village), où la densité de population est moindre, que viendraient, de façon privilégiée, des réactions au consumérisme productiviste ? Plusieurs conditionnels dans ce qui est déjà une question… Le village existe-t-il encore chez nous ? Qu’est-ce qu’un village ?

À cette dernière question, j’ai cherché des réponses au Burkina Faso, en janvier/février derniers ; je suis rentré avec beaucoup d’enregistrements autour de cette question du village, là-bas. Cette enquête : une base pour monter une expo compacte : textes (peu), images, sons, images animées qui déplierait une publication textes/images comportant plus d’écrit ! En préparation.

Expo et album pour introduire, dans le « village » de Flobecq, le Burkina Faso : un accord de coopération a en effet été signé des deux côtés fin 2018 et début 2019. Accord sur papier. Qu’en faire ?

L’assoc GE ! (Groupe Esthéthique!) et l’ONG burkinabè APIL (action pour la promotion des initiatives locales) sont les deux facilitateurs de cet accord. L’optique du GE ! et d’APIL : les deux pays ont des niveaux de développement très différents mais le Burkina repose toujours sur une agriculture familiale et sur ses villages, menacés, mais soutenus, par des ONG et des associations agroécologiques conscientes des méfaits de l’agriculture industrielle et chimique. Comment le village et la relation à la terre sont-ils vécus ici et là-bas ? Croiser les regards pour s’interroger sur notre présent et ses relations à l’histoire, sur le mode de développement que nous avons privilégié. Et penser l’avenir…

Ces questionnements trouvent un cadre propice au cœur d’un nouvel engagement du GE ! : dans la commission du patrimoine de Flobecq. Patrimoine naturel, humain, culturel, architectural : comment les populations diverses vivent le territoire rural de Flobecq ? Y a-t-il encore une différence fondamentale entre campagnes et villes ? La commission permet d’aborder beaucoup de sujets liés à l’habiter, aujourd’hui : géographie naturelle et humaine : un horizon de réflexion et de sensibilité infini…

L’un des projets de « COMPAFLO » est une publication dans l’esprit – mutatis mutandis, of course – de « Zadig » en France : réinventer les régions de France par le récit, par des récits de natures variées qui redonnent sens aux territoires en cette époque consumériste et parmi des discours politiques à visions courtes qui n’enchantent personne… Une sorte de MaYaK flobecquois ;-)

L’activité éditoriale récente du cabanon d’édition Phare Papier va dans le même sens.

Réédition de Delattre, Docteur de l’Intimisme, en un format différent (Delattre, conteur régional, médecin spécialiste de l’alimentation qui écrit à la fin de sa vie écourtée, une sorte de philosophie liée à la conscience intime du corps : l’intimisme.

L’homme qui dissipe la nuit : Méthodologie d’approche pour une école communautaire, de Étienne Lannoaga Zoetyandé : un manuscrit dactylographié rapporté du Burkina et édité en collaboration avec l’association Dougoura de Ouagadougou : un plaidoyer sous la forme d’un « roman pédagogique » pour convaincre les parents villageois de mettre leurs enfants à l’école : un livre qui montre le Burkina des villages…

Sortie de Nos racines Lés arpes d’el drèfe, où 4 artistes se penchent sur le destin d’arbres bientôt abattus et plus largement sur la relation de l’humain au végétal.

Sortie prochaine d’un livre de Kouam Tawa et Hervé Yamguen, Dans l’arène, qui pose sous la forme d’une suite poétique complétée de textes de réflexion la question du politique, du rôle de l’artiste dans l’expression de modèles de vivre-ensemble. Le livre vient du Cameroun contemporain mais ses interrogations concernent n’importe quel territoire.

Sambo Boly, Le village : 13 toiles : un livret consacré aux grands formats de notre ami peintre burkinabè dont une inspiration majeure consiste en l’expression des forces des villages traditionnels burkinabè.

Préparation d’un livre avec l’écrivain de Ghoy (Hainaut, commune voisine de Flobecq), François Noul, Textes à vivre, à boire et à manger : Chroniques et recettes (de vie). Ancien AS, qui fonda et pilota la ferme de réinsertion sociale « Bocace » à Marchienne au Pont : agroécologie pionnière et élevage, production locale, distribution en circuit court. François Noul fut de longues années chroniqueur au quotidien « Le Courrier de l’Escaut » et collaborateur dans diverses revues. Grand cuisinier (à partir des trésors du jardin potager) lorgnant vers une relative autarcie et sobriété heureuse… Un recueil de textes, culinaires et de vie…

Patrimoine naturel : la potterée, siège social mayaque a connu cet été des fêtes, des petits-déjeuners « ting tang » pour parodier une notion contemporaine. Ting-Tang : rassembler – à la chinoise – des âmes dans un lieu inspirant : sur une colline sujette aux souffles de vent, en un jardin sauvage traversé par les lumières et les animaux : quiétude propice à l’échange d’idées sensibles. Il y eut plusieurs rencontres à la Potterée autour de ces sujets/objets d’études évoqués plus haut, dans un climat d’amitié musicale… Il y eut ainsi et aussi la visite de notre ami camerounais Hervé Yamguen, avec qui nous organisâmes plusieurs activités (notamment au « Cabaret des Oiseaux » de Marianne Uylebroeck, partenaire de pas mal d’activités, à Lessines). La potterée comme j’appelle métonymiquement la masure qui m’accueille recevait une vie nouvelle, dans le prolongement de sa participation à l’opération Wallonie portes ouvertes de l’année passée, où la maison montrait 14 années d’activités mayaques.

Les hasards de l’existence (sous toute réserve) nous amenèrent aussi, à plusieurs reprises entre Walcourt et Sivry : Walcourt : « la Petite Maison », un lieu d’expos, d’ateliers et de rencontres,créé cette année par Muriel Adam. Nous retrouvons là Philippe Michaux et ses filles qui animent « Le Chemin du Village », association de géographie humaine qui explore le bassin de la rivière Eau d’Heure ; nous y croisons les sœurs Béatrice et Marie Albert qui ont fondé « L’Ortie-Culture », où elles initient à la pratique du « jardin comestible »… Rencontre avec Agnès Marlier dont le travail consiste – au Centre culturel de Walcourt – à épauler des initiatives citoyennes, dans le cadre du projet européen « leader » (liaison entre acteurs du développement économique en milieu rural) et du « GAL Sambre et Meuse» (Groupe d’action locale). Le soutien des initiatives locales, celles que promeut APIL par une personne passionnée, dévouée et inventive

Réseaux : plus au sud, l’  « Association libre » – de Frédérique van Leuven & Thierry Génicot – pratique la permaculture et organise des rencontres autour de l’importance primordial du contact avec le jardin et la nature (j’avais la chance de pouvoir y présenter les activités mayaques liées à cette dimension).

Et puis il y a eu un campement mayaque d’importance : deux participations à la foire des livres de Lessines, Mes inscriptions (organisée par Alain Georges). Dans une boulangerie désaffectée de la Grand Rue de cette ville : chez Lucy. Une boulangerie avec pignon sur rue, larges vitrines. Une maison dont il faudrait lire l’histoire tarabiscotée, annexes, chevauchements sur la maison voisine, réaménagements… Occuper ce genre de lieu, provisoirement ; le faire renaître un jour ; l’occuper à nouveau quelques semaines après, ce fut comme un enchantement ; l’âme des maisons en peine, abandonnées… Et les Lessinois de retrouver le salon de thé qu’ils aimaient. Être en contact avec les passants timides mais curieux, les saluer et les faire entrer. MaYaK apprécie de participer à des événements de ce genre, comme aussi la journée de l’artisanat organisée à Mont sur Marchienne par l’association « Le Chemin du Village ». Relier les personnes, dépasser les milieux…

MaYaK est en quelque sorte thermodynamique ! : un ensemble en mouvement qui se réorganise en fonction des nouvelles rencontres, se reprofile et gagne en densité… Des circulations nouvelles ; des résonances inattendues. Le plaisir de vivre et de témoigner…

HR

fp1 (2) Hervé endogène journée des solidarités, Tournai ; peinture de Hervé Yamguen




Proposition mayaque : échange autour de notre relation à la Terre, le 28 septembre 2019 à 14h, à La Petite Maison de Muriel Adam, Walcourt ! Avec François Noul, Philippe Michaux, Marie Michaux et Clément Bernaert…

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À « La Petite Maison » de Walcourt, le 28 septembre, au cœur de la journée organisée par Muriel Adam consacrée à la Terre, une conversation réunira Clément Bernaert, Marie Michaux, Philippe Michaux & François Noul.

François Noul : assistant social, il dépose, au milieu des années 80, un projet à la Fondation Roi Baudouin, Pour une nouvelle dynamique des régions rurales ; obtient le prix et, dans la foulée, le directeur du CPAS où il travaille lui propose de reprendre une ferme à Marchienne au Pont. Il en fait un lieu de réinsertion pour jeunes en difficulté. La ferme Bocace pratique alors le maraîchage bio, l’élevage (poules, lapins, cochons), dispose d’une boucherie et distribue ses produits en circuit court.

François Noul est aussi écrivain ; sujets de prédilection : l’alimentation, les traditions rurales ; la vie de l’homme dans la nature. Livres et nombreux articles, notamment pour le Courrier de l’Escaut. C’est un visionnaire tranquille qui pense l’humain dans une forme d’autodétermination, d’autarcie, presque, s’il prend soin de son jardin et cuisine simplement et savoureusement… Je pense qu’écrire est en quelque sorte une thérapie. Je suis quelqu’un d’hypersensible, un rien me touche et l’écriture me permet d’exprimer mes émotions. 

Un autre visionnaire : Philippe Michaux. Il est maraîcher (« La Ferme du Printemps » à Nalinnes, un projet aussi éducatif, avec les journées « Vitalité ») et anime l’association : « Le chemin d’un village ». L’objet de celle-ci ?  Faire de la géographie humaine (à la Gaston Roupnel ou à la Élisée Reclus) autour du bassin de l’Eau d’Heure : montrer comment les peuplements successifs ont été en relation avec cet espace géographique que dynamise la rivière, le cours de l’eau… S’interroger sur le présent de ce peuplement, sur son avenir : comment y développer des activités en harmonie avec le lieu ?

Marie Michaux est l’une de ses filles : le 28, nous réfléchirons sur le monde d’aujourd’hui (en restant dans un « mécontentement joyeux » à la Krishnamurti) : il nous faut donc écouter les « jeunes » ! Marie a étudié l’horeca et suit de près les travaux de son père, en y participant.

Clément Bernaert termine ses études d’art dramatique à Mons, dans la classe de Frédéric Dussenne. Son travail de fin d’année porte sur l’histoire de deux orphelins – Léa et Théo – qui quittent leur institution urbaine pour s’installer à la campagne. Une nouvelle qui sera mise en scène. En fait, me disait-il, cette histoire porte d’abord sur la question de l’engagement : spirituel, amoureux, social, politique, écologique…

L’époque contemporaine est inquiétante, dominée par un consumérisme productiviste, grand ravageur de Nature et de psychologies humaines. Comment inventer un mode de vie plus harmonieux ? Une question complexe ! Arrière-plan de la rencontre du 28, à 14h :-)

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