Les périls de la vie, Sylvie Doizelet, Jean-Claude Pirotte

20062010

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Une visite guidée dans Londres, de péril en péril… Visite insolite…   

Sylvie Doizelet a photographié ces panneaux que nous connaissons bien, qui mettent en garde ou interdisent. Et Jean-Claude Pirotte les a laissé agir en lui.  Danger, hazard area ////// Danger, keep away !!!!!Des points d’exclamation, des flèches en éclair… Un bonhomme réduit à une forme noire, un corps universel… 

Des formules lapidaires et leur contexte qui ont fait naître de petits textes de prose poétique sur les périls de la vie humaine, un abrégé redoutable…

Zone hasardeuse, restez à distance… 

La poésie tranchante de Jean-Claude Pirotte, chanson triste mais douce… 

Sylvie Doizelet, Jean-Claude Pirotte, Les périls de Londres, Cognac, Le temps qu’il fait, 2010

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Sylvie Doizelet, Nos amis des confins

15042009

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MaYaK a reçu le dernier livre de Sylvie Doizelet : Nos amis des confins (Seuil). 

Un roman depuis les berges de la Tamise, à Grays, dans la banlieue de Londres. Le lecteur suit une Américaine, Debbie, qui découvre un nouveau milieu accueillant, mais plutôt déroutant. Des Anglais excentriques qu’elle retrouve dans l’incontournable pub le soir après son travail et tente de suivre dans leurs divagations au sujet d’amis absents. Henrietta, par exemple, qui organise dans la petite ville un Ghost Walk, une promenade des vraiment absents, les fantômes.

Le récit est sobre, avec des ruptures, des passages brusques, des apparitions. Le lecteur se sent dérouté comme Debbie qu’il suit de l’intérieur, entre peurs et hallucinations.

Il y a aussi le monde inquiétant qui contient Grays : Debbie travaille à Londres dans une société qui analyse la pollution de l’eau ; le frère d’un personnage étudie l’érosion progressive des côtes de l’Angleterre ; un réservoir à gaz menace la petite ville… Et puis, en une sorte de dédoublement, Debbie enquête sur un fantôme : l’écrivain Mary Seddon qui occupa jadis son cottage et laissa des notes sur ce séjour.

Ce roman est comme une enquête démultipliée autour d’un quotidien où présence et absence, clarté et obscurité ne permettent jamais de savoir précisément où l’on en est…

Tout cela, rappelons-le, dans les brumes de la Tamise…

Sur le site, nous avions parlé d’un autre fantôme que Sylvie Doizelet faisait revivre très subtilement : le mystique de la Forêt de Soignes : Jan Ruusbroec http://www.mayak.be/Bibliotheque/PrecieuseDoiselet.html 

Hugues Robaye 







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