Peindre Vivre. Laurence Warnier

29042012

Peindre Vivre. Laurence Warnier dans arts graphiques peintures-Laurence-Warnier-14-avril-2011-012-ret-blog-et-fb-119x150 peintures-Laurence-Warnier-14-avril-2011-032-ret-83x150 dans gravure peintures-Laurence-Warnier-14-avril-2011-043-ret-blog-150x110 dans Laurence Warnier

Je le lui avais demandé ; Laurence m’avait envoyé des photos de son travail pictural en cours. Joliment collées sur un papier noir, et accompagnées d’une lettre donnant des détails.

Après, en avril 2011, j’étais allé voir ces grands tableaux d’un mètre septante sur un (plus ou moins). Pour vraiment voir, et laisser les yeux s’aventurer dans ces compositions. Trois grands tableaux qui s’inséreront dans une suite plus importante : 10 tableaux de cette taille sont prévus, me disait Laurence Warnier, à côté d’une autre dizaine, de plus petit format, précisait-elle.

Le regard s’aventurer ? Oui, se balader, dans ces compositions qui me faisaient penser à des mandalas (une image totale qui exprime l’univers) où des âges de la vie, mais aussi des dimensions de celle-ci (comme l’intériorité ou l’ouverture à la Nature) se seraient déposées.

Se balader, car ces grands tableaux rassemblaient, en parcours centrés, des images et me rappelaient, par leur agencement tournoyant, des jeux de l’oie où les coups d’œil n’abolissent jamais le hasard et font vivre des aventures énigmatiques, qu’on ne comprend jamais tout à fait, mais qu’on ressent et qui nous accompagnent quand on les quitte.

Beaucoup d’images, de motifs très détaillés comme dans des gravures (Laurence Warnier « a fait » la gravure), des couleurs en répons, des dominantes, un parcours tourbillonnant mais aussi structuré… Des cadres, des enceintes et des passages. Une organisation de l’espace (de méditation). Et chaque image, autonome, associée à une autre. 

Naissance à la vie, lien intime à la matière, vie cellulaire, modèles culturels, lien à l’univers, à la chimie du vivant, aux animaux ; les trois grands tableaux déployaient ces temps de la vie …

Une circulation organique. Tout un cheminement de vie. Et on se sentait dans l’intimité de l’artiste (qui est aussi la nôtre).

Enfin, mieux vaut les regarder, ces tableaux…

Techniques diverses : photo, gravure, collages, dessin, carte à gratter, acrylique.

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« Le quatrième tableau, le tableau noir sur lequel je travaille actuellement, parlera d’arbres, de chemins, de carrefours, de directions à choisir, de chemins menant au profond, à la libération intérieure… », m’écrivait-elle dans sa lettre.

Laurence Warnier a collaboré au MaYaK6, bientôt sous presse, illustre le projet burkimayaque et sera au « Parcours d’artistes » de Saint-Gilles, bientôt.

Hugues Robaye




Champs de pavots

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Monotypes et peintures de Myriam Dib

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Mon travail de recherche est axé sur le portrait, le groupe, la famille à travers la peinture à l’huile et le monotype (technique de gravure à tirage unique).

Je travaille à partir de documents récupérés ou de photos prises par moi-même. À partir de ceux-ci, je réalise plusieurs peintures, plusieurs monotypes. D’une image statique qu’est la photo, je recherche la vie ou la non vie (la mort),les expressions multiples qu’on peut percevoir à travers les traits de quelqu’un ou le corps humain. Je décompose ces documents à force de couches successives de peinture. La mémoire ou l’absence apparaît. Aussi les questions arrivent par rapport à la différence (ou déformation) présente entre  la perception que l’on a de quelqu’un et sa réalité propre. Les différentes couches de peinture apportent l’effacement, un aspect fantomatique de cette mémoire. La forme prime et se fond avec le fond. Tout est en lien.

Je ne représente pas de décor ou de contexte de vie, mes fonds sont monochromes, blancs en général, car l’intérêt est porté sur l’accumulation des expériences vécues à l’intérieur même de l’individu. C’est d’autant plus intéressant quand il s’agit de personnes âgées qui ont sédimenté des souvenirs qui se mêlent et s’enrichissent.

Le processus de peindre couche après couche, donne l’impression que la toile peut aussi faire l’objet d’un effeuillage, d’un grattage pour redécouvrir ce qu’il y a en dessous, ce qui est voilé.

Le temps passé dessus se révèle également et me questionne  sur le lien entre ce temps long pour la réalisation des peintures et le sens de la vie de l’être humain, ses perceptions multiples et paradoxales.

C’est ainsi que Myriam Dib présente son travail, sur son blog (voir nos liens). MaYaK l’a rencontrée en décembre dernier aux Escales hivernales (salon du Livre) de Lille. Elle nous parlait des ateliers qu’elle organise autour de la pratique du monotype (forme de gravure matériellement très abordable), dans différents milieux sociaux. Rencontre orchestrée entre lycéens et adultes handicapés, travail avec des SDF ou des Roms… Une pratique artistique qui se mêle à une action sociale où différents milieux se mettent au dessin et qui débouche sur un travail personnel de l’artiste, décantation de ces rencontres…

Ci-dessous un ensemble de portraits en monotypes. Chacun mesure 11,5×16 cm. Ils ont été réalisé entre 2001 et 2008. Ci-dessus, c’était un travail intitulé « Champs de pavots » 75 x 105 cm. Dessin à la pierre noire + monotype + huile (2007).

L’artiste lilloise participera au MaYaK 4…

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