Avec Luc Rémy, le 14 octobre 2017, à Quartiers Latins

12102017

Luc et Steve1 Luc, Steve, Inkoli Jean Bofane et Maurice Boyikassé, Ixelles, 2 janvier 2008

Je me souviens de ce 21 juin (2017) : Luc m’appelle et me dit qu’il a écrit un texte sur les fusains de Steve, la nuit précédente. Ce serait bien de le mettre dans le MaYaK9, avec ces fusains, justement ; tu sais, tu as dû les voir sur deux des pochettes de ses cd. Oui, en effet. Rendez-vous avec lui et Steve qui apporte des fusains : « temples et refuges », soigneusement conservés dans une « farde » en plastique noir. Je les rapporte à la maison ; je relis le texte de Luc qui me semble plus décrire des œuvres « non-figuratives », de celles que j’ai vues sur les pochettes des cd. J’en parle à Luc qui me dit oui, mais, tout dans le travail du peintre, est au fond non-figuratif. J’acquiesce à moitié, en ajoutant qu’on pourrait déjà faire de ce travail un « petit MaYaK entre 8 et 9 », comme on y pense depuis un certain temps (dans la tribu mayaque) : à des publications intermédiaires entre les MaYaK annuels, livrets présentant des recherches apparaissant dans les MaYaK suivants : works in progress… J’en parle à Steve qui se met à travailler à de nouveaux fusains en résonance avec le texte de Luc. Hum, je demande aussi à Steve s’il peut écrire un texte sur ses fusains qui s’appliquerait à la série « Temples et refuges ». Oui. Je me dis : il faudrait évoquer cette longue amitié entre Luc et Steve. Nous le faisons le dimanche 2 juillet : un entretien. Je l’ajoute à la publication à venir. Avec Steve Houben, nous apportons une première épreuve à Luc, le 8 juillet. Luc m’avait demandé précédemment si je voulais bien lui apporter Notes sur le cinématographe de Robert Bresson qu’il veut relire (il admire son œuvre pour son exemplaire sobriété). En voyant l’épreuve que je lui apporte, Luc me dit : c’est du Robert Bresson. Steve sourit. Deux jours plus tard, dans sa chambre, aux soins palliatifs de la clinique Saint-Élisabeth d’Uccle, Luc demande à Libali, sa femme, de mettre de la musique. Libali se retourne, Luc est parti.

Comme dans Le septième sceau d’Ingmar Bergman qu’il aimait tant, Luc, ces mois-là, jouait aux échecs avec la mort. Qui a gagné la partie ? Je me demande plutôt s’il faut la gagner. Luc est resté bien (et bon) vivant…

Steve ne sera pas là samedi, il a un concert en hommage à la fille de Jacques Pelzer (au Jacques Pelzer Jazz club, à Liège) et a un sound check cet aprem du 14 octobre, mais – il me le disait au téléphone – sera avec nous, comme notre ami commun, Luc Rémy à qui nous dédions cette après-midi mayaque.

Régisseur son/lumière au centre culturel d’Uccle, Luc, fin connaisseur-amateur de poésie, de musique, de cinéma et d’arts plastiques (en particulier ceux de la Belgique contemporaine), est membre de la « cellule mayaque » depuis les débuts de la revue-livre en 2006.

L’épitaphe que Luc choisie, empruntée à Saint-Augustin : « La seule mesure de l’amour est d’être sans mesure. »

La rencontre mayaque du 14 octobre lui est dédiée.

HR

S&L




Espaces temps mayaques 2013/2014

8122013

La revue-livre MaYaK est au centre d’un travail inter-associatif et profondément amical et les mois qui viennent l’attestent vraiment : la semaine prochaine, concert à La Fenêtre, salle associative de Tournai, avec Bert Cools, Steve Houben, Arne Van Dongen, Fred Wilbo. Musique inédite (« Mood Music ») & réflexions sur la place de la musique dans la société, sur l’efficacité, les effets de ces ondes qui nous touchen, nous transforment, nous inspirent, nous nourrissent, installent en nous de nouveaux rythmes, de nouvelles harmonies dont notre corps jouit par la suite comme de nouvelles possibilités d’être…

Le 21 décembre 2013, rencontre à Quartiers Latins, place des Martyrs, à Bruxelles autour du périple pédestre de Xavier Vanandruel en Arménie (Une traversée de l’Arménie à pied, Phare Papier). Avec Laurence Mekhitarian (chant) et Benoit Dassy (duduk) : chant et sonorités arméniennes…

En janvier/février 2014, travail inter-associatif avec « Kogl Taaba » & « Caméra&co », au Burkina Faso : des échanges autour de l’agriculture familiale, de la richesse des terroirs, de l’autonomie des régions rurales, expo, film…

En mai 2014 : échange avec « Autour du Feu », l’association de Faezeh Afchary, architecte et céramiste iranienne : nous l’assistons dans l’organisation un « mois iranien » à Tournai, avec expo de jeunes graphistes de là-bas, work-shops de deux professeurs venus de Téhéran, rétrospective Abbas Kiarostami, en présence du réalisateur qui parraine cette manifestation. Concert et rencontres autour de l’architecture et de la poésie persanes/iraniennes. Montrer autrement ce pays, ces cultures que l’on résume trop à l’arme atomique et à la république islamiste… MaYaK s’occupera du catalogue-livre de l’expo qui révèlera plus de 40  jeunes graphistes montrant des événements de la vie culturelle en Iran.

Un document pour reprendre tout cela :

esp temps blog

 

 

 

 

 

 

Et une bonne nouvelle de plus : l’entrée au concert est à 12/10/8 euros! Mais réservez au plus vite!




Venez vivre le printemps mayaque (le 21 mars, 20h05, Maison du Livre, rue de Rome, Saint-Gilles, Bruxelles)

16032013

Venez vivre le printemps mayaque (le 21 mars, 20h05, Maison du Livre, rue de Rome, Saint-Gilles, Bruxelles) dans Afrique arriere-pays_72-300x230 Siège mayaque par Muriel Logist

Rencontres autour du MaYaK 6 et du MaYaK7 en préparation
« Dons, gratuités, échanges » ainsi que des projets en cours, et il y en a…

mais nous serons brefs et rythmés !

MaYaK est la revue livre annuelle de GE !, l’association Groupe Esthéthique !

Son projet ?

Rassembler des savoirs en général cloisonnés : arts, sciences, sciences humaines, artisanats, travail social, travail de la terre… ; travailler la communication de ces savoirs ; varier les formes d’expression : essai, fiction, poésie, entretien.
Et fournir des témoignages d’expériences vécues… Tout cela à travers un travail d’édition (Phare Papier – 12 titres), des expos, un label de musique (Muzifar records), de film (télémayaque), un blog et un département burkinabè (Burkimayak).

Intervenants :
Gaëlle Faïk (Belgique-Congo), psychologue et musicothérapeute ;
Isaia Iannaccone (Italie), chimiste, sinologue et romancier ;
Jean-Claude Kangomba (Congo), écrivain et historien des Afriques ;
Sébastien Verleene (France), architecte ;
Xavier Vanandruel (Belgique), mathématicien, philosophe et écrivain (qui présentera son récit de voyage en Arménie, dernière publication de Phare Papier).

Images :
projection de Villages en savane, court-métrage réalisé en février dernier au Burkina Faso, avec douze élèves d’une école secondaire et l’association ouagalaise « Caméra & co ».

Musiques :
avec le chanteur Madi Niekiema (Burkina Faso), le percussionniste Niambé Hervé Badiel (Burkina Faso),  le joueur de duduk, Benoît Dassy (Belgique). Et un extrait de Room music, le CD accompagnant le MaYaK6, dans son nouvel arrangement pour quatuor.

Lectures :
par Vincent Radermecker, Conservatoire de Bruxelles.

Et le bar…

Renseignements complémentaires:
sur Facebook : « hugues chef mayaque »

dominos-armeniens-72-300x225 dans Arménie salutations-aux-anciens-72-300x220 dans Arne Van Dongen

equilibriste-72-300x201 dans autoconstructionDominos arméniens, salutations aux Anciens, équilibres planétaires et mayaques… Xavier Vanandruel, Ramata Nafissatou Ouédraogo, Nathalie de Vooght




Room Music à Comines et Lessines

22102012

Room Music à Comines et Lessines dans Arne Van Dongen room-music-blog-150x112

C’est magique. Ellezelles, le Marni, Comines, Lessines hier… Le cd « Room music » (en résonance avec le MaYaK6) est devenu le nom d’un quatuor avec un répertoire (et un personnel) élargi.

Kathy Adam, Steve Houben, Jacques Pirotton, Arne Van Dongen. D’une prestation à l’autre, je suis émerveillé par la générosité de ces solistes réunis dans une bonne humeur visible. Jacques au jeu si subtil, ténu et décisif en même temps ; une guitare libre qui s’éloigne et se rapproche des autres instrumentistes pour dialoguer alors, souvent avec humour. Bien sûr le jeu de Steve avec ce souffle grésillant, si proche du Rien, qui conclut souvent ses solos. La contrebasse d’Arne bien en avant, parfois nerveuse, parfois douce et ses compositions émouvantes (notamment les « refusés » de 37 témoins (le film de Lucas Belvaux dont notre ami a composé la musique), comme il les présente avec drôlerie). Le violoncelle de Kathy et ses vagues qui soutiennent l’intervention des autres solistes et par moment, ses répons graves. 

Quelle musique ouvragée, comme enluminée… Je dois écrire des bêtises… J’en parlais d’ailleurs hier au pianiste de jazz Fred Wilbo et nous échangions autour de la notion de plaisir qu’il trouvait décisive : ressentir du plaisir avec force est un critère d’appréciation si pas suffisant du moins nécessaire et tout de même déterminant !

Répertoire élargi. Compositions de Steve, notamment cet étonnant arrangement d’une musique élisabéthaine pour sax et violoncelle. Composition amusante et endiablée du guitariste Bill Frisell, avec qui Jacques et Steve ont travaillé ; pièce qui met tellement en évidence la complicité du quatuor… L’univers d’Arne étrange et doux comme cette composition pour une amie disparue ou celle pour un atelier à la prison de Leuven (Louvain), « pour les soi-disant meurtriers ». Une balade de Jacques, celle de Sarah dans la neige. Le travail en superposition progressive de Kathy, des vagues sonores en méditation avec J. S. Bach…

Et surprise, la chanteuse Danièle Copus, de sa superbe voix grave, nous chantait une chanson de Sting sur la fragilité humaine. Accordée avec les musiciens une heure plus tôt…

Magique et émouvant d’entendre au rappel, le morceau final (ce fut le cas dans les trois concerts) : Potterée mayaque, que Steve dédie au chef mayaque présent dans la salle.

Selon moi, l’accord musical est un modèle de monde (et d’ailleurs les anciens Chinois y voyaient l’harmonie de l’univers que reflétait le gouvernement de l’empire). Par excellence, il fait entendre que quelque chose est possible sur notre belle et bonne planète au pillage (d’après le titre du livre tristement augural de Fairfield Osborne).

Chapeau bas et toute ma gratitude, Arne, Jacques, Kathy et Steve ! Début de l’année prochaine à La Fenêtre, à Tournai, on remet ça ! « Ca », mais c’est en fait toujours autre chose. Vivent les belles métamorphoses, la vie en mouvement, d’un dynamisme thermodynamique.

Avant Comines (Komen), Room music enregistrait à Ronse (Renaix) une démo. Plaise aux esprits qu’elle devienne un cd !

 HR




Concert Room music à Comines ce vendredi 19

17102012

Concert Room music à Comines ce vendredi 19 dans Arne Van Dongen steve_houben_-_binstock_resize-150x99 imagescaq0uha9-150x100 dans Jacques Pirotton

Steve Houben, Jacques Pirotton, Arne Van Dongen, auxquels viendra se joindre la violoncelliste Kathy Adam, joueront ce vendredi 19 à Comines les compositions du disque Room music qui accompagne le MaYaK 6.

Le lieu: le bar à vin La passion des terroirs 2 rue du Pont Neuf à Comines

L’heure du concert: 21h

Un repas est servi à 19h30 pour ceux qui le souhaitent: réserver au 056 333 800

Vous venez n’est-ce pas?

Xavier




Muzifar records

12032012

Muzifar records dans Arne Van Dongen Room-Music-18-12-2011-047-ret2-blog21-150x108

 

roommusic-blog1-150x75 Arne Van Dongen dans Flobecq

À la potterée, HR, Arne Van Dongen, Steve Houben, Jacques Pirotton. Et pochette du cd, par Muriel Logist

 

Muzifar, un nouveau label de cd…

Toute musique, est du monde… 

Musique du phare, musique mayaque.

« Muzifar », comme « Putiphar », l’Égypte, comme « phare », comme « musique »…

Enfin bref, nous parachevons un cd qui accompagne le M6, lui aussi en achèvement. Patience!

La musique transforme notre perception quotidienne, elle nous accompagne et nous questionne intimement: « mais si la vie était  rythmes et harmonies et présences fortes ? »  C’est la question que je me pose après chaque concert auquel j’assiste.

En tout cas, cette session d’enregistrement avec Steve Houben, Jacques Pirotton et Arne Van Dongen, en ce week-end au Pays des Collines (Belgique), à Ellezelles, a été… merveilleuse…

Un temps rare. Un temps souhaitable. Un temps simple. Celui d’accords, d’improvisations, d’amusements.

Et puis nous avons mangé ensemble, samedi soir à Renaix, dans l’excellent restaurant bio Boon, avec des amis mayaques. Et le monde semblait différent. Un autre monde semblait possible. Et cette intuition amico-musicale s’intégrait à notre mémoire, à notre vie.

Merci Arne, merci Jacques, merci Steve.

Bon d’autres projets maintenant ? Un cd avec Seybou Victor Démé, le chanteur dioula ?

Hugues




Art et vie

26122011

Art et vie dans Anton Tchekhov phpThumb_generated_thumbnailjpg-150x88

Il y a peu de temps j’assistais au théâtre des Tanneurs à une représentation d’Ivanov Re/Mix, une adaptation moderne de la pièce Ivanov de Tchekhov. Musique live amplifiée, usage de la vidéo, distribution des rôles africano-asiatico-européenne. A un moment, des plus extraordinaires, les comédiens ouvraient vers une cour extérieure les portes du théâtre et allaient vers le dehors. Il neigeait. Et c’est aussi  comme si la pièce de Tchekhov accueillait le monde au présent. D’ailleurs les comédiens gardaient sur scène leur prénom, leur personnalité, leurs aspirations. La jeune femme noire invitée à une soirée d’anniversaire chez les Lebedev se révoltait contre le début de débauche où les autres semblaient se laisser aller: elle était sans doute comédienne mais ça, non, ça ne lui allait pas et elle le disait avec véhémence. La femme d’Ivanov refusait quant à elle de mourir après le 3e acte, comme l’a voulu Tchekhov, mais revenait au 5e et appelait à l’espoir. Le très jeune Melchior, que tous semblaient affectionner, s’était retiré en saluant car, même s’il n’y avait pas école le lendemain, un enfant a besoin de dormir la nuit.

Repensant à cette pièce, je m’en rappelais une autre: Versus, au théâtre Marni (voir un billet précédent de ce blog). Le comédien en scène revivait la découverte de la mort tragique de son père. Près de lui des musiciens, dont à la trompette Greg Houben, le fils de Steve – sa sonorité et son phrasé m’avaient fait songer au Miles Davis de la période Blue Note (mais oui).

Au repas partagé à l’occasion de l’enregistrement du CD pour le numéro 6 de MaYaK, Steve évoquait la cordialité de ses relations présentes avec son fils. La conversation tournait aussi autour du saxophoniste Stan Getz, créateur musical lumineux dans l’instant, mais à la personnalité privée tachée d’ombre. Steve répétait le pourquoi de ce don musical qu’il faisait à la revue: par sympathie pour le projet, par amitié. 

Ainsi, et peut-être parce que les temps sont à l’urgence, on voit des artistes ouvrir des portes de leur art vers la vie. « L’art est la preuve que la vie ne suffit pas », écrivait Cesare Pavese. Plus tard, il se suicida.  En ces temps difficiles, ne pourrait-on dire: aujourd’hui l’art recherche  la vie, comme la vie a besoin de l’art?

Comment mieux remercier Steve qu’en veillant à ce que MaYaK continue le projet d’offrir une culture vivifiante

Xavier Vanandruel

 

 




« Room music »: Steve Houben, Jacques Pirotton et Arne Van Dongen enregistrent à Ellezelles un cd pour MaYaK le 6

19122011

 Room-Music-18-12-2011-047-ret2-blog2-150x108 Arne Van Dongen dans Boon Séménil et Potterée

Je suis à l’arrêt, immobile dans le living room du Séménil. Assis sur une chaise qui craque, m’a prévenu Arne. La musique s’approche, je le sens. C’est une balade dans la neige, la balade de Sarah que Jacques a connue jadis. Steve est à la fenêtre. Il fait beau dehors, un ciel dégagé, une lumière franche de début d’hiver. Les grosses mottes des champs retournés, un peu gelées, le noir du sillon, la lumière sur les arêtes… Balade de Sarah dans la neige, dans le living room d’Arne où – chchchttttt – on enregistre. Tension, concentration, partitions, mesures, souffle subtil vibré grésillant dans le sax, effleurements de doigts aguerris sur les cordes de la guitare et de la contrebasse que tient Arne devant moi, de dos. Je flaire un bon cd ! On enregistre dans le living room ; le cd s’intitulera (sans doute) Room music. On dit « chamber music », mais ici, ce sera de la room music, dit en souriant Steve, qu’en penses-tu, Hugues ?

Hugues ? Il sourit et repense au souper de la veille, au resto Boon de Ronse/Renaix (à recommander). Oui la générosité, c’est important avait dit Jacques. On parlait de la vie en société et de l’importance de ces foyers stimulants, un peu partout, où le don est plaisir. Un exemple de don merveilleux : ce week-end, le grand guitariste Jacques Pirotton venu du fin fond des Ardennes et le grand saxophoniste/flûtiste, Steve Houben, arrivé samedi matin de Hannut, rejoignaient le grand contrebassiste Arne Van Dongen, dans le Hainaut belge, à Ellezelles, au lieu-dit Séménil ! Ils apportaient chacun des compositions inédites qui vont former Room music, le cd accompagnant le MaYaK6 (sortie mars 2012). Titre de certains morceaux : Ambresin, Séménil, Potterée

Jacques et Steve logeaient à Papignies, au P’tit Couvent (à recommander et recommandé par le Centre culturel René Magritte de Lessines (à recommander)) et le p’tit déj était si copieux qu’ils auraient presque capitulé, le lendemain, devant l’assortiment de fromages et charcuteries de la ferme bio Dôrloû (à recommander), partagé à la Potterée. Mais l’assortiment fut plus fort… J’en suis témoin…

Donc un cd. Des concerts aussi. À Tournai, Bruxelles, Liège Stavelot : nous évoquions déjà ces lieux avec les musiciens.

La magie communicative de la musique, accords, échange, improvisation, écoute de l’autre. Il suffit qu’il y ait quelqu’un, on joue différemment disait Jacques juste après mon arrivée dans ce living room. Mieux, ajoutaient ensemble Arne et Steve en riant. Merveille de l’invention, de la création qui suit son chemin et rassemble les gens. Foyers stimulants. Les musiciens jouent un rôle important dans la société. Ils changent notre vie, c’est aussi simple que cela. Ils l’améliorent. Si au concert l’on regarde et écoute avec attention la subtilité de leurs accords, de leurs dialogues, de leurs improvisations du moment ; ces ondes généreuses, joyeuses qui nous pénètrent, on les a donc en soi. On n’est plus le même, ouvert à d’autres harmoniques.

Alors, il est important aussi de ramifier cet enregistrement par des concerts, pour nous réunir et fêter MaYaK, fêter la vie complexe et belle que nous avons la responsabilité, à l’instar des musiciens, de mettre en œuvre (oula quelle phrase, me tempérerait le délicieux et désopilant complice mayaque, Jacques Faton).

Les musiciens de l’Empereur chinois conservaient et rejouaient l’harmonie du ciel et de la terre, qui était aussi celle de l’empire.  Oui, là, tu es un peu trop haut, mais en fait, ça marche même mieux comme ça, disait Arne à Steve qui inventait une nouvelle harmonie. Dans sa mansuétude, l’empereur de la potterée, euh, le chef mayaque, Hugues quoi, ne coupa pas la tête des musiciens fautifs, justement et à propos… Il leur prêta son oreille la plus attentive. Ils la lui rendirent plus délicatement vibratoire…

Merci de tout cœur, Arne, Jacques et Steve !

Hugues Robaye

Room-Music-18-12-2011-032-ret2-blog-116x150 Dorlou dans Dorlou Room-Music-18-12-2011-043-ret5-blog-108x150 Hainaut dans Hainaut Steve et Arne

Room-Music-18-12-2011-040-dét1-blog3-150x121 Jacques Faton dans Jacques Faton Jacques Pirotton

Room-Music-18-12-2011-042-det3-blog-150x117 Jacques Pirotton dans Jacques Pirotton




MaYaK session with Houben, Pirotton, Van Dongen

18122011

MaYaK session with Houben, Pirotton, Van Dongen dans Arne Van Dongen Room-Music-18-12-2011-044-ret1-blog-150x112

Le MaYaK6 se prépare. Des compositions de Steve Houben, Jacques Pirotton et Arne Van Dongen.

? Oui, de la musique pour MaYaK, un cd joint à la revue-livre.

Adhésion et générosité.

Room-Music-18-12-2011-039-ret1-blog1-150x108 Arne Van Dongen dans Jacques Pirotton  Room-Music-18-12-2011-029-blog2-150x112 Steve Houben dans jazz

Room-Music-18-12-2011-043-ret2-blog4-150x114 dans musique  Room-Music-18-12-2011-040-dét1-blog2-150x121 dans Steve Houben

Room-Music-18-12-2011-028-ret2-blog2-107x150  Room-Music-18-12-2011-020-blog2-112x150  enregistrement et Potterée du matin…

 Hugues Robaye

 

 




Du djembé avec Ousmane Dembele

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Heureux les puissants. 

C’est le titre d’un essai de DH Lawrence. Pour lui, les « puissants » sont des hommes qui ont trouvé leur force intérieure et la font rayonner. Puissants, certes ; mais la plupart du temps, pauvres et généreux ! Car ce qui leur importe, à ces hommes puissants, c’est de transmettre un rayonnement, qui vient de cette force que les voies inconnues de la génétique ont mise en eux. 

On trouve des puissants partout. Chez les plafonneurs à l’argile, chez les élagueurs en taille douce, chez les céramistes…  Chez les musiciens aussi, bien évidemment… 

Et hier, à la fête mayaque, Ousmane Dembele le puissant, avait sorti sa kora de la camionnette Ford et jouait et chantait dans le « jardin » de la potterée (siège mayaque à Flobecq). Hugues Adam l’accompagnait à la rythmique (à sa droite sur la photo) et Alexandre Wajnberg (au premier plan) s’y mit aussi, d’un couteau et d’une bouteille d’eau (voir photo), tandis que Joannah Pinxteren, l’anthropologue de la danse, dansait sous le charme (face à lui)… 

Ousmane jouait et chantait un hymne à la femme d’où toute vie sort. Il sortait de son instrument des motifs musicaux repris, creusés, avec de légères variations discrètement introduites peu à peu, malicieuses et inspirées, improvisées et qui orientait ailleurs la pièce musicale ;  puis un chant naissait quand on ne s’y attendait pas ou plus. 

Il y avait là toute la générosité du puissant… Dans l’air du soir de la potterée. Ousmane « dans son élément » et ces ondes nourricières, car l’onde sonore, ici la musique, est un aliment pour le corps… et je me sentais nourri à écouter et à regarder Ousmane « jouer ». Jouer généreusement avec nous qui l’écoutions ravis. Qui l’écoutions sourire à son instrument. Lui le « puissant ». Oui, transportés (en ce qui me concerne) et reconfigurant ma vie présente et à venir, avec cet aliment nouveau, cette musique et ce chant qui vibraient mon tympan. 

Vous vous dites : il exagère le mec… Je ne crois pas … Mais si vous doutez, n’allez pas au « stage » de djembé d’Ousmane Dembele (qui est d’abord percussionniste comme il l’a montré au concert mayaque de novembre dernier), du lundi 15 août au 19 août à Ogy, entre Bruxelles et Tournai, dans la belle Région des Collines. 

Quoi, un banal stage de djembé, comme il y en a tellement ? Jean-Marie Salesse qui organise cette formation (à droite de Hugues Adam sur la photo) me disait : « L’étonnant avec Ousmane, c’est qu’il est très pédagogique : il est attentif à chacun et ne privilégie pas les « avancés », il écoute chacun, suggère à chacun… Cela m’a touché : j’ai aussi suivi ce « stage »… Et puis après, Ousmane joue avec nous et c’est magique » 

En fait, avec Ousmane, au stage, c’est aussi participer d’autre chose. Il prépare la création d’une école de musique au Burkina Faso, son pays natal. Son idée, c’est d’enseigner le solfège aux Burkinabè pour conserver, par écrit, la tradition musicale de ce pays aux nombreuses ethnies et… pour inventer de nouveaux accords à venir… Ce qu’il récolte par ces stages sert à créer ce beau projet… Les puissants pauvres et généreux… 

Et je pense à L’Afrique au secours de l’Occident (nous en avons bien besoin, je trouve)… 

Et je remercie Ousmane de sa présence si juste à la fête mayaque. 

Ousmane Dembele, c’est aussi « Foofango », le groupe belgo-burkinabè avec Pierre Vaiana au sax, l’élève de notre ami mayaque Steve Houben… Une référence, quoi… 

Bref, allez à son stage et quelque chose se passera… 

Hugues Robaye 

 

Stage du 15 au 19 août, de 14h à 17h, à Ogy, rue Pont-Madeleine 52, 50 euros pour les 5 jours, renseignements au 0474/468449, portable de Jean-Marie Salesse. 







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