• Accueil
  • > Recherche : mayak revue livre

Bergers d’une terre rouge, par Xavier Vanandruel (Phare Papier 2012…)

29122012

Bergers d'une terre rouge, par Xavier Vanandruel (Phare Papier 2012...) dans Arménie xavier-armenie-2-blog-21-9-2010-300x224 Le 21 septembre 2010, monastère de Khor Virap et Mont Ararat

Je me souviens de son retour à Bruxelles, dans sa commune verte, Boitsfort. Il lui a fallu des semaines pour se remettre de ce voyage en solitaire : à pied de monastère en monastère, dans ce lointain, l’Arménie, qu’il avait apprivoisé(e) ici par des rencontres, des livres, et des cartes. Retrouver Bruxelles après ces semaines de simplicité merveilleuse et athlétique ne fut pas facile, même si Xavier vit dans une des dernières fermettes de Boitsfort, tournée vers le jardin en pente dont un tiers est laissé au potager ; le reste planté de fruitiers… Ce qui l’a sauvé de la mélancolie, peut-être, c’est l’écriture au jour le jour, et les recherches qu’il a faites pour densifier son expérience…

Xavier Vanandruel m’a demandé de relire le texte avant son impression. Il m’a fort ému et Xavier me demandait d’écrire un texte de 4, dont voici un extrait : Xavier Vanandruel voyage de préférence à pied et en solitaire. Chemine autant en lui que dans les paysages et leur histoire, dialoguant avec les traditions, les habitants, le présent palpitant ; la nature, la culture… Ce cheminement voulu dépouillé (le strict nécessaire dans son sac à dos) l’ouvre à une méditation continue, émouvante et ténue sur le destin des hommes, aujourd’hui. L’Arménie lui prodigue son hospitalité et sa spiritualité millénaires, richesses et vertus inestimables, qu’il exprime dans une langue discrètement somptueuse.

Et une carte de visite : Né en Belgique, à Ypres, en 1953, Xavier Vanandruel, mathématicien, philosophe et musicien est l’auteur d’un autre récit de voyage, À pied vers la Mer Noire (2007) et d’un roman, Le temps comme un présent (2009) qui mêle à une fiction des questionnements scientifiques. Il est le rédacteur en chef de la revue-livre MaYaK.

Saluons aussi le très beau travail de mise en page et de conception de la dessinatrice et graphiste, Julie Fouret.

 Xavier Vanandruel, Bergers d’une terre rouge : Une traversée de l’Arménie à pied, Potterée, Phare Papier (Histoires mayaques), 2012. Photos de XV et dessins de Julie Fouret.

15 euros, chez Tropismes ou Quartiers Latins (Bruxelles) ou sur commande : info@mayak.be

HR 

Un entretien avec Xavier dans l’émission de Radio Une « Le Monde est un Village » (Didier Mélon) sera programmé en janvier.

xavier-blog-1-6-10-2010-blog-150x112 dans connaitre le monde Dominos, le 6 octobre 2010




Soirée mayaque, 2, 100 Papiers

16122012

Soirée mayaque, 2, 100 Papiers dans Alice Bossut equilibriste-blog-300x200équilibristes et mondes, NATHALIE de VOOGHT, 2010.

Cela fait déjà un petit temps que je me dis que je dois écrire quelque chose à ce sujet. Mais cela ne sort pas vraiment… C’est au sujet de la présentation mayaque à 100 papiers, mais je crois que cela déborde bien de cela et touche à autre chose.

On m’avait plusieurs fois parlé de cette jeune librairie. Et j’ai téléphoné un après-midi pour proposer une rencontre mayaque. Un oui direct. Consultez le programme et vous pouvez prendre une date. Ce lieu est à vous, est-il écrit sur le site de la librairie… Il restait la date de la Saint-Nicolas, pas facile. Et puis à composer une soirée. Isaia Iannaccone, Sébastien Verleene, Maximilien Atangana ont répondu directement oui. Max pour une performance bénévole, « pour MaYaK ». J’invitais Madi Niekiema qui me proposait un peu plus tard de venir avec son n’goni (une sorte de luth de l’Afrique de l’Ouest)… J’invitais Jean-Pierre Dusoulier que j’avais failli rencontrer à l’époque du cabanon Paul André (toujours d’actualité), lui qui avait été un de ses grands amis. J’échangeais avec Jean-Pierre un peu accidentellement par les bonnes grâces de facebook et je me rendais compte que son engagement de toujours dans les campagnes et les villes en transition s’accordait à merveille avec le projet burkinabè de recherche-action autour de l’animation de villages et du développement endogène. Jean-Pierre allait venir et me proposait, lui qui est conteur et chanteur, d’apporter sa voix, sa contribution de lecteur à la soirée… Alors je commençais à imaginer une espèce de scénographie. Une suite de matières, des répons de musiciens et de lecteurs, placés parmi le public. Avec Xavier qui comme moi s’ennuie aux présentations littéraires, on se disait, il ne faut pas faire trop long, pas emmerder les gens… Les choses se mettaient spontanément en place, sans difficulté. La structure s’enrichissait de jour en jour, la structure dynamique de ce temps d’une soirée où un échange se ferait. Je pense toujours aux équilibristes que Nathalie de Vooght a dessinés il y a quelques temps pour MaYaK (toujours d’actualité). C’était une commande et Nathalie y avait répondu avec ce plaisir gratuit que les Mayaques partagent avec les enfants. Ces équilibres fragiles, ces projets de société où la générosité est au fondement.

Je repense à Madi Niekiema, le musicien qui veut d’abord développer une forme d’auto-suffisance un peu rémunératrice, chez lui au Burkina, pour jouir de son art de musicien sans dépendre de personne… On en parlait ce vendredi, avec le comédien danseur poète Maxime Guidot-Dejoux et lui. D’un jour à l’autre, des foyers d’énergie qui font croire à ces sociétés possibles ( ?) qui sont dans la devise de MaYaK. Ce texte est désordonné. Pas grave, ça arrive. Il essaie de faire sentir cette « puissance », au sens lawrencien du terme que j’ai ressentie chez ces personnes à la soirée et plus tard au gré des rencontres que notre initiative culturelle suscite. Puissance comme force intime juste qui émane du corps d’un homme quand il sent ce qu’il doit faire sur cette terre (c’est la conception de Lawrence)… Anouk Brouyère rencontrait Jean-Pierre Dusoulier à cette soirée, eux qui travaillent tous les deux au renouveau des campagnes… Laurence Warnier était là qui réagit si spontanément aux stimuli mayaques. Comme le compagnon des premiers temps, Jacques Faton… Et Alice Bossut qui la première me parla de cette librairie accueillante et courageuse et engagée… Qui diffusait MaYaK et qui dessine pour la revue-livre. Et le peintre écrivain Frédéric Dambreville qui est aussi lecteur de Lawrence et de Dhôtel, le philosophe des champignons indéterminables.

Oui bon, encore un texte triomphaliste. Non. La situation financière de l’assoc qui produit MaYaK est mauvaise mais le tissu est de plus en plus résistant, le réseau en rhizome comme le psalmodiait Maximilien, à cette soirée.

Eh bien, merci, merci, vraiment…

HR




Brève rencontre : Pierre Rabhi

17102012

Brève rencontre : Pierre Rabhi dans agro-écologie pierre-rabhi-blog-21-150x119

Le vendredi 28 septembre, j’écoutais la conférence de Pierre Rabhi, à Bruxelles, au Théâtre Saint-Michel. Le parterre et les deux balcons étaient remplis de monde. J’étais au parterre, au seizième rang. J’avais une enveloppe avec un MaYaK, le document relatif au projet burkimayaque et une lettre (longue) que je lui avais écrite au matin, à la main. Une séance de dédicace était prévue et je voulais en profiter pour lui remettre ce courrier où je lui demandais notamment de participer au prochain MaYaK (« Dons, gratuités, échanges »).

Sa prise de parole fut sans surprise. Il suffit qu’il raconte brièvement son parcours et tout est dit. Au départ un constat : la planète se meurt, maltraitée depuis les années cinquante ; une réaction, une tentative de vivre autrement : l’agroécologie, pratique agricole et humaine, qui respecte la Terre nourricière et ses beautés quotidiennes. Une conduite de vie en accord avec ce respect : la sobriété heureuse (titre d’un de ses derniers livres). Issu d’une culture qui pense aux générations à venir, à l’héritage qu’on leur lègue, Pierre Rabhi a beaucoup voyagé en Afrique pour faire connaître cette agroécologie qui libère les petits agriculteurs de l’emprise des marchands d’engrais et de pesticide et les autonomise. Dans les années quatre-vingts, il diffusait l’agroécologie au Burkina Faso et cherchait avec les agriculteurs des solutions adaptées au Sahel pour lutter contre l’érosion des terres due aux fortes pluies et réduire les effets de la sécheresse en saison sèche. Vendredi, il évoquait Thomas Sankara qui l’avait encouragé ; l’un des seuls chefs d’état à avoir voulu diffuser cette agroécologie liée de près à une pensée de la décroissance… Il louait aussi les forces vives de la « société civile » qui réagissaient à la démence commerciale.

J’étais le troisième devant la table où Pierre Rabhi allait dédicacer ses livres. Je sortais de l’enveloppe L’offrande au crépuscule, superbe témoignage sur l’expérience burkinabè. Cet homme tout frêle derrière sa table, fatigué, que j’approchais pour la première fois, semblait heureusement étonné de retrouver ce livre peu connu, paru aux éditions L’Harmattan en 2001. Frêle, ce corps vulnérable détenant pourtant une riche expérience de résistance opiniâtre ; des décennies de travail apaisant et révolutionnaire pour valoriser une ruralité féconde et moderne. Le hall du théâtre était rempli de monde et de voix. Je lis Rabhi depuis 20 ans et alors je lui disais que j’avais rencontré en janvier dernier son ami Sylvain Korogo. Il me demandait de sa voix bienveillante couverte par le brouhaha de le saluer à mon retour là-bas, en janvier prochain.

Il passe maintenant une grande partie de sa vie à témoigner en public d’un lien avec la terre, si intime, dense et solitaire, actif et solidaire. Je lui remettais au cœur de la cohue cette lettre écrite depuis le calme de la potterée…

HR

Il parle du Burkina :

Du 28 au 30 septembre 2012, l’association « Émergences »  accueillait Jon Kabat-Zinn, Christophe André, Matthieu Ricard, Pierre Rabhi et Edel Maex pour son événement annuel. Trois jours durant se sont déclinés conférences et ateliers sur le thème « Se changer soi, changer le monde ». C’est dans ce cadre que j’ai pu entendre Pierre Rabhi. Merci à Émergences d’avoir permis de mettre en ligne un extrait de la conférence.

Pour plus de renseignements sur les activités de l’association : asbl Émergences, avenue Brugmann 317, 1180 Bruxelles. Et : www.emergences-asbl.org




Au Sénégal, Élodie Mopty

20092012

Au Sénégal, Élodie Mopty dans éditions Jacques Flament CIMG2224-blog-150x112 Photo : Élodie Mopty

Le 15 octobre aux éditions Jacques Flament (www.jacquesflament-editions.com), le livre (illustré) de notre amie et collaboratrice mayaque (voir M5), Élodie Mopty, sur son année au Sénégal… Élodie m’a proposé d’écrire comme un avant-propos. Le voici en primeur!

Je ne sais plus très bien quand j’ai rencontré Élodie Mopty. Un peu avant son séjour au Sénégal, je pense. Je pourrais lui demander. Mais je préfère rester dans cette juste indétermination. D’ailleurs j’ai aussi oublié les dates de ce séjour qu’elle décrit dans les pages qui suivent. Ce n’est pas grave. Il me semble simplement que ce voyage est très loin dans le passé. Mais pas dépassé, très actuel voire même intempestif comme écrivait Nietzsche, tant il remet en question celui qui le lit.

Je me souviens des mails d’Élodie. Elle envoyait ses impressions de séjour à ses amis. C’était long, interrogateur, intime et universel. Moi qui anime une revue-livre, MaYaK, célébrant la recherche action, j’étais admiratif… Je me disais : de ces messages amicaux, j’aimerais que la « littérature » fût constituée plus souvent… Des textes qui s’adresseraient aux amis lecteurs. À son retour, Élodie en a fait un recueil qu’elle m’a confié. Je lui ai proposé d’en publier un extrait dans le MaYaK5 (ce qui fut fait). Plus tard, elle a étudié un logiciel de mise en page, le gratuit Linux. Et elle a fait son livre dans un format carré, accompagné des photos qu’elle avait prises là-bas. Cet ouvrage est historique ; il n’en existe qu’un exemplaire au monde. Une amie graphiste pro était soufflée par la qualité de la mise en page… C’est Élodie Mopty.

Au fond, je commence  à comprendre : si la notion du temps s’évanouit quand je pense à l’écriture-vie d’Élodie, c’est parce qu’à nos rencontres périodiques, elle me parle de ses voyages et de ses expériences avec une telle densité que le présent se creuse très fort ou s’étire. Élodie est une jeune matriarche. Qui aurait 31 ans ? Mais elle doit bien tirer sur ses 567 ans, à l’heure actuelle ! Dans mon entourage, je ne connais personne qui donne à sa vie de nouvelles directions, aussi librement… Qui choisit de disposer de son temps, sans filet, sans nos assurances de toutes sortes. Personnellement, je ne lui reprocherai pas de ne pas cotiser pour sa pension !

Dès lors, avoir accès par des écrits à une telle vie qui s’autodétermine dans le moment avec autant de sagacité est très précieux pour chacun.

Au Sénégal, Élodie enseignait le français et l’espagnol dans une école pour footballeurs de haut niveau (qui deviennent dans leur carrière, souvent internationale, des ambassadeurs culturels). Elle vivait dans une famille, partageait son quotidien, communiquait en wolof et à ses heures de loisir, parcourait le pays en tous sens. Elle li(sai)t beaucoup, aussi. Et le récit est parcouru de citations de grands écrivains penseurs africains qui dialoguent avec ses interrogations à elle. Il faut peut-être préciser qu’Élodie a étudié entre autre la médiation culturelle et que le texte qui suit reflète une recherche de ce genre.

Depuis 2009 (j’ai vérifié : ce voyage au Sénégal, en fait, c’était hier…), Élodie est repartie plusieurs fois ménageant des pauses dans son activité d’hypnothérapeute. Je crois que ses amis lecteurs de mails ont été touchés surtout par son expérience de la Thaïlande et de la méditation bouddhiste… Un livre à venir…

HR

CIMG0732-blog-150x112 dans Élodie Mopty PICT6536fb-150x112 Photos : Élodie Mopty




Ludmila Krasnova à la librairie Quartiers latins

24012012

 

Ludmila Krasnova à la librairie Quartiers latins  ludmila-0102-112x150ludmila-0071-150x112

                                                                                                                                                                             

La terre a englouti la datcha d’été de la grand-mère de LudmilaMais sa ville de  Saratov est bien là encore, et la Volga dont  elle buvait avec son père l’«eau vivante».  A Bruxelles,  à elle et sa fille il ne reste, écrit-elle, que la langue russe. Et aussi des images, des images encore, de livres d’enfants dont elle s’aperçoit qu’elles l’ont profondément imprégnée. C’est de cela que nous entretient Ludmila Krasnova, artiste graveuse ,  qui a collaboré à  MaYaK (ses gravures habitent le numéro 3 de la revue). De ce théâtre vrai de l’enfance, fragile et éphémère, où prennent source pourtant l’imagination, et aussi le courage, de toute création.

ludmila-0121-150x112

Ludmila Krasnova

Exposition jusqu’au 29 février à la librairie Quartiers latins, place des Martyrs à Bruxelles. Si le son n’est pas mis lors de votre visite, demandez qu’on le branche pour entendre Ludmila offrir  à sa petite fille des mots russes, quelques mots de français,  l’arche d’un son sur la corde d’un violon…

XavierVanandruel




MaYaK session with Houben, Pirotton, Van Dongen

18122011

MaYaK session with Houben, Pirotton, Van Dongen dans Arne Van Dongen Room-Music-18-12-2011-044-ret1-blog-150x112

Le MaYaK6 se prépare. Des compositions de Steve Houben, Jacques Pirotton et Arne Van Dongen.

? Oui, de la musique pour MaYaK, un cd joint à la revue-livre.

Adhésion et générosité.

Room-Music-18-12-2011-039-ret1-blog1-150x108 Arne Van Dongen dans Jacques Pirotton  Room-Music-18-12-2011-029-blog2-150x112 Steve Houben dans jazz

Room-Music-18-12-2011-043-ret2-blog4-150x114 dans musique  Room-Music-18-12-2011-040-dét1-blog2-150x121 dans Steve Houben

Room-Music-18-12-2011-028-ret2-blog2-107x150  Room-Music-18-12-2011-020-blog2-112x150  enregistrement et Potterée du matin…

 Hugues Robaye

 

 




Le cabanon Paul André à Charleroi

8052011

avrilmai2011cabanonpottere124blog.jpg

Un nouveau campement mayaque, cela fait un drôle d’effet. Vous montez ce dispositif d’expo (cette fois en compagnie de notre correspondante brésilienne Márcia de Araujo (déjà 3 MaYaK 5 vendus à Sao Paulo…)), et puis vous partez et vous laissez derrière vous, pendant presque un mois, une construction de sens (un cheval de Troie mayaque disait Xavier Vanandruel) que d’autres regarderont peut-être…

avrilmai2011cabanonpottere126blog.jpg  

« Public mais intime », ainsi décrivons-nous le cabanon, construction de bois et de tissu, dans le document pdf disponible ci-dessus. Faire connaître Paul André en des rythmes de visites variés. Réfléchir  à comment toucher un public (ici de bibliothèque) pour qu’il s’intéresse à un auteur (ou à une initiative) auxquels nous croyons et que nous voulons faire connaître : placarder du sens, publier en publiciste (ce mot osé… a un passé que j’aime bien : un publiciste est un type qui publie, rend public, veut faire connaître. Finalement, je le préfère au mot « éditeur » et il me semble mieux caractériser l’action mayaque (tant dans la revue-livre et les petites éditions que dans les mises en page des affiches du cabanon par Véronique Debliquis), action mayaque toujours un peu expérimentale dans le sens où nous recherchons comment faire pour faire connaître agréablement des pensées-vies que nous jugeons intéressantes.

« Intéressant », encore un mot usé : mais « inter-esse », intéresser, c’est semer une graine dans la chair perceptive de l’autre : des images et des mots entrent en lui, deviennent parmi lui… Inter-esse ! Intéressant. Et puis on se dit que dans et sur cet abri, cette palissade, on peut placarder ce qu’on veut… Suggestif… 

Hugues Robaye

avrilmai2011cabanonpottere128blog.jpg avrilmai2011cabanonpottere132blog.jpg




MaYaK, now and forever

19022011

rhubarbe.jpg

Le campement mayaque touche à sa fin – l’expo à Quartiers Latins, place des Martyrs, 1000 Bruxelles (jusqu’au 26 février). Campement, car un ensemble de signes liés de près ou de plus loin à la revue-livre, est resté là, en bordel organisé, plus d’un mois, dans un espace très signifiant orchestré par la libraire Muriel Verhaegen : parmi ce choix de livres particulièrement choisis !

Que MaYaK, avec son cabanon, ses images, ses films, ses sons, ses messages, ses invités, soit là en relation avec ce choix de livres a été et est… très juste et… signifiant… Cela veut dire quoi, signifiant ? Que des objets reposent et captent (on le voudrait) l’attention du visiteur et pourraient l’attirer, l’influencer, lui faire de l’effet, lui parler… Donner du sens.  Une magie circulatoire qui le transformerait un peu. C’est dans nos intentions… Oula. 

Ce qui précède ? Parce que, périodiquement, je ressens le besoin de prendre le temps pour réfléchir à nouveau (hum, hum) à notre « intervention culturelle » associative modeste, aux formes qu’elle se donne. Je me dis que c’est bien ce côté insaisissable qui fait que MaYaK n’est jamais situé, reste « perspectiviste », jette un regard, appuyé, sur des formes de culture qui nourrissent chacun d’entre nous. Pour une vie plus dense et riche… Pour plus de responsabilités dans l’aventure commune. 

Et le départ de ce travail ?  Eh bien, oui, une confrontation aux POTAGERS qui nous ramènent aux saisons, aux germinations, aux commencements, aux climats, à la Terre, à la Nature, aux nourritures, à l’attention. Le potager reste la mesure, comme les herbes comestibles du jardin en friche, que l’on repère patiemment, dont l’on suit les déplacements. Avec le potager, on est sauvé ! Et le reste se développe depuis cette nécessité et s’y conforme… 

Germine le potager culturel mayaque ! 

Hugues Robaye 




MaYaK s’expose. « Quartiers Latins », du 20 janvier (vernissage à 18h!) au 26 février 2011

10012011

invitationvernissageql2001r.jpg

MaYaK 5 ans déjà.  Une « expoconstellation » de 16 artistes, qui gravite autour du cabanon Paul André (le Chappaz belge), à la Librairie Quartiers Latins, place des Martyrs à Bruxelles. 

Chaque artiste présente 3 œuvres. Artistes qui ont travaillé à MaYaK : qui ont plus qu’illustré : participé, donné, apporté leur monde, fait vibrer autrement MaYaK et ses alentours. Une scénographie d’exposition s’intégrant à une librairie qui a toujours soutenu le projet mayaque.

Sous (ou sur-)-titre : Tout se tient… Qu’à un fil…  Mondes complexes, reliés, fragiles : cette expo, une rétrospective d’avenir (une façon de montrer les équilibres fragiles qui font une revue-livre de ce type), de fêter la sortie du MaYaK 5, les 5 ans de MaYaK et du GE ! et de penser déjà au M6, solitudes en sociétés II ! 

Et un programme de trois rencontres. 

Et puis, quelle librairie ! Quel choix extraordinaire de livres pour enfants, de livres sur l’architecture et le rapport à la Nature, de petits éditeurs rares et beaux ; un choix en littératures du monde ; un choix très complet d’auteurs belges. Tout cela orchestré par la libraire Muriel Verhaegen (qui est aussi notre conseillère mayaque en reliance…). 

Vernissage le 20 janvier 2011, 18h. Rencontres les 22 janvier, 5 et 12 février. Expo jusqu’au 26 février. 

Infos : veuillez s’il vous plaît, ouvrir le pdf pour une meilleure lecture.       MaYaK s'expose.

invitationvernissageql2001v.jpg




Genèse mayaque avec Jacques Faton

25122010

kwmaisondulivre1.jpg le périodique de la Maison du Livre Saint-Gilles

 page118sur2672.jpg Jacques Faton et le MayaK5

Je ne vais jamais les samedis matins à Bruxelles. Je reste, évidemment, dans la belle campagne vallonnée de la Potterée (Hainaut belge), siège du « GE ! ». Mais, ce samedi de janvier 2003,  j’avais exceptionnellement rendez-vous avec le photographe liégeois Michel Beine, à la Maison du Livre de Saint-Gilles (Bruxelles), où le GE ! montait l’exposition Kenneth White : « Monde ouvert ». Nous étions trois dans la salle. Il y avait aussi un monsieur discret qui regardait attentivement les vitrines et les panneaux de l’expo, en prenant le temps. Notre dialogue, avec Michel, résonnait dans la belle salle d’expo. L’examen des vitrines amène le monsieur près de nous. Il me demande si c’est moi qui ai organisé l’expo et ajoute qu’il aime beaucoup Kenneth White et qu’il vient, avec deux amis, de fonder une petite maison d’édition appelée « Pontos », en référence à l’intérêt du chercheur écossais pour l’appel de la Mer. 

C’était la première fois (et la dernière) que je ne savais que je parlais à Jacques Faton. De mon côté,  je lui fais part d’un projet de revue : MaYaK à cette époque avait une vie éthérée. « In the air », comme dit la chanson. Il ne s’était pas encore incarné dans ces formes diverses : revue offset, édition laser, cabanon d’expo, site, blog, aménagement d’un salon des livres, ces formes qui génèrent maintenant des énergies diverses… L’esprit mayaque restait diffus, plutôt informe, pas encore cristallisé, mais il était là, bien sûr. Il avait toujours été là ! Qu’avec Jacques Faton, nous nous rencontrions sous les auspices de Kenneth White et de façon hasardeuse, n’était que juste. C’était une manifestation de ce chaosmos dont parle KW. Par cette rencontre, MaYaK allait se mettre à un peu s’ordonner (un peu seulement)… 

Jacques Faton lut le « texte de fondation » (disponible gratuitement sur le site !) du « GE ! » avec cette attention qu’il porte à tous les textes qui depuis nous sont arrivés dans la revue. Il y eut quelques péripéties que je passe pour ne pas lasser l’éventuel lecteur. Jacques me parla de son travail sur les storyboard. À l’une de nos rencontres, il m’apporta deux planches, où il avait dessiné son arrivée à notre rendez-vous (mais dans le dessin, il n’arrivait pas…) ! 

En 2005, pour la sortie du premier MaYaK, Jacques me donna des planches. Le monde du phare, c’est lui ; ces phares à la plume, sur papier canson ; cet espace à la plume légère, silencieux et énigmatique.  Et puis vinrent ce que nous appelons dans la revue les vies du phare : à chaque numéro, Jacques associe ses recherches du moment, ses découvertes, ses visites, ses voyages à l’esprit mayaque.  Il apporte d’abord une double planche (carrément un carnet dans le MaYaK 2). Puis complète par de petits dessins qui apparaissent tout au long des pages. Des postures des personnages présents dans la double planche.  Souvent, nous nous rencontrons au cinquième étage de la Bibliothèque Royale (Bruxelles). Cette vision panoramique sur la capitale de l’Europe et de la Belgique nous donne l’impression que MaYaK règne sur Bruxelles et le monde… C’est exaltant. Nous disons beaucoup d’âneries du coup. L’arrivée des planches de Jacques : un grand moment (qui tarde souvent, précisons-le, n’est-ce pas Jacques ? Je pose cette question dans l’espoir d’avoir enfin une réponse à un article de ce blog, qui dépasse maintenant les 30000 visites, remarquez-le bien. Mais Jacques, évidemment, ne lit pas plus les blogs que moi. Hum…) 

Donc, la dernière fois que nous nous sommes rencontrés, je regardais le dessin ci-dessous et disais à Jacques en souriant, l’air entendu (mais avec un peu d’inquiétude en présence d’un redoutable homme de l’image (il enseigne à l’ERG, école bruxelloise de recherches graphiques)) : « on dirait qu’il fait la vaisselle ». Jacques baisse la tête, en souriant, compatissant, puis me dit : « C’est un voyageur ».  « Il lui arrive des choses ; on ne sait pas quoi, mais c’est possible, ces histoires. Ce n’est pas drôle, mais insolite ; un peu drôle quand même, oui, cela questionne… Mais cela ne représente pas. » Ensuite, Jacques dit : « Oula. » (il ne faudrait tout de même pas être sérieux…  Qu’ai-je dit ? Je traduis, mais me trompe peut-être).  Et ses yeux se mettent à tourner dans les orbites, comme des planètes affolées, enfin pas tant que ça… (une expression qui n’est qu’à lui que j’essaie souvent d’imiter toutefois).  Alors moi : « Bon ça va j’ai encore dit des bêtises. » Et Jacques, avec un sourire de commisération, suivi d’un rire légèrement gêné, un petit gloussement, essaie de me rassurer : « Non… ». « Mais cela ne représente rien, c’est comme une posture mayaque, quoi ! ». « Ben oui », répondé-je…  Je regarde ces traits à la plume, ce papier Canson, ces collages, ces papiers collants négligés (c’est tout de même pas possible…). Ils ressortent bien sur ce beau papier. Des découpes… Et si tout devait se lire à partir de ces papiers collants et du grain de ce beau papier ?  Et ces traits, fins, plus épais (les plumes qu’il utilise)… Cet « imaginaire »… 

Avec Jacques, MaYaK, on se demande ce que c’est. Et on ne sait jamais. 

Point.

Hugues Robaye

page118sur2672.jpg  m6.jpg  m1472.jpg 

 malika036721.jpg des dessins qui accompagnent les 2 planches principales







SEA POSITIVO |
CFDT CARREFOUR BASSENS |
Point de vue d'un simple ci... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | mémoires
| Ecole de Saint-Rabier
| injustice