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Euphorie en Picardie par LAYLA NABULSI

10102018

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C’est le titre du nouveau livre sorti chez Phare Papier, le cabanon d’édition du GE! (Groupe Esthéthique!). Et le voici en bonne compagnie :-)

Euphorie en Picardie par LAYLA NABULSI, avec 14 xylogravures de JEAN-FRANCOIS VAN HAELMEERSCH.

Texte fort, coup de poing, sur les délinquances que suscite notre mode de développement dominant, le consumérisme productiviste. Une sorte de tragi-comédie qui met en scène Bonhomme Albert, petit garçon de 10 ans à qui on donnerait le bon dieu, s’il n’avait quitté la Terre, dégoûté par les hommes ;-) ; un petit garçon qui spontanément expérimente toutes les déviations possibles : /réussir/ au plus vite… Un texte qui pose sur le mode de l’humour noir tranchant la question de la cohésion sociale aujourd’hui, ou du risque de son absence…

Euphorie en Picardie, Phare Papier, 2018, 68 pages sur papier bouffant munken, 10 euros.

Commande : huguesrobaye@scarlet.be. Envoi gratuit.




« Développement » ? Endogène(s) !

2102017

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Très « intéressante », cette participation au salon du livre africain, « Lire et écrire l’Afrique », à Marchienne-au-Pont (Charleroi, Belgique), le samedi 30 septembre 2017.

Il s’agissait pour le GE ! de repenser une table d’exposition où ses activités seraient focalisées sur les échanges poursuivis au Burkina Faso, où l’ensemble du travail (11 ans de recherches, déjà) recevrait cette perspective, cet éclairage, particulier, mais infini aussi.

« Intéressant », inter esse(re), « qui est en nous, parmi nous » comme un foyer qui rayonne… Voilà comment ce mot élimé peut retrouver du sens ? Peut-être…

La notion de « développement endogène » promue par le grand historien africain JOSEPH KI-ZERBO servait de fil conducteur à cette composition/installation de documents divers.

Chaque groupe, chaque individu, chaque nation se développe selon des nécessités qui lui sont propres. Il n’y a pas le développement ;il y a autant de développements que d’organismes individuels ou collectifs, vivants… Ce qui est passionnant, c’est d’observer ces développements, de les confronter, de les penser et de les poursuivre ! C’est du moins notre optique au GE ! Phare Papier/MaYaK.

Dans nos contacts avec le Burkina et au sein de nos « recherches écophiles » – recherches aimantes sur les lieux habités – qui vont pleinement dans cette direction, dans notre regard porté sur le Burkina ou sur la Belgique (en particulier sur Lessines), il s’agit d’observer ces « développements » singuliers et de mettre en relation ceux qui les incarnent : réseauter, disent mes camarades burkinabè.

Boulot passionnant – celui d’un « intellectuel », au sens Kenneth Whitien du terme – d’un humain qui compose, pense, intuitionne dans la société et avec les savoirs qu’il a reçus, de nouvelles formes, de nouvelles ententes, chaque fois retravaillées. Qui s’interroge sur les formes de sociétés ; d’être ensemble. Et qui tente, dans le cadre d’une recherche-action, de les promouvoir dans leurs singularités.

« Lire et écrire l’Afrique », c’était le thème du salon : la mini-expo imaginée pour l’occasion montrait des livres de recherches-actions de grands auteurs burkinabè ; des dépliants d’ONG et assoc qui promeuvent un développement endogène (dépliants plastifiés car précieux objets d’expo, révélateurs d’une façon de se présenter à l’autre), des manuscrits (l’un de Boubacar Sadou Ly sur la culture), des brochures dactylographiées (comme le catalogue des produits de « Phytofla », concoctés à partir de plantes médicinales par l’équipe du regretté Pando Zéphyrin Dakuyo) ; on pouvait aussi entendre les voix de ces promoteurs d’un développement choisi. Par ailleurs, la table montrait les échanges avec le village de Bendogo commencés en 2012 : peintures, photos, dessins d’enfants, documents de présentation de nos partenaires : APIL (Abdoulaye Ouédraogo) & l’association de notre ami permaculteur, Patigidsom Koalga ; enfin le court-métrage – « Villages en savane » – réalisé en collaboration avec les écoles, en un stage orchestré par François d’Assise Ouédraogo, était diffusé en continu.

La table partait de l’un des mandalas peuls que Boubacar Sadou Ly nous avait offerts et s’achevait par un autre de ces couvercles de calebasse que les femmes peules tissent, reproduisant intuitivement les rythmes du cosmos. La table restait sous le regard de ce grand universaliste fondateur de l’école de la sagesse sur dunes, à Dori, aux portes du Sahel ; le docteur Ly, soucieux que chaque développement endogène (qui se lit sur le corps de chacun de nous) entre harmonieusement, sans violence, en relation avec les autres… Un horizon…

HR

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Nos vœux pieux et pas pieux les plus sincères

30122015

avec Olivier le 13 novembre Avec Olivier Ducène, menuisier ébéniste, tailleur de pierre, constructeur de cerfs-volants et d’instruments de musique, musicien… Au repair café de Lessines, qu’il anime. 13 novembre 2015

En 2015, l’association GE ! (Groupe Esthéthique ! : aisthesis : art de sentir + ethos : art de séjourner : ou comment habiter au mieux cette terre en sachant que nous sommes mortels et pouvons donc disparaître demain (pas de panique pour autant, plutôt un certain humour détaché, insaisissable !) fêtait discrètement ses 10 ans d’existence.

Je voulais repréciser ses contours ou ses horizons sans limite (humour détaché, insaisissable…) : MaYaK, BurkiMaYaK, Observatoire écophile : les trois dimensions complémentaires de ces travaux associatifs qui suscitent ici et là des équipes différentes.

La revue-livre MaYaK : le noyau central de notre activité : nous préparons le MaYaK 8 dédié à la thématique : « Basculements : travail & réseaux de dons, gratuités, échanges ». Il s’agit d’appréhender ce qui se prépare à côté du modèle consumériste productiviste (nous produisons et consommons à l’infini et si tu veux pas (pour les objets), on te programme une obsolescence imparable…) : témoignages de personnes qui vivent autrement et réflexions (avec applications sur le terrain) sur le travail et les nouveaux modes de vie et d’échange. Les MaYaK exigent un travail très patient de composition. Ce numéro sera en quadrichromie. On prévoit une sortie pour l’été 2016.

BurkiMaYaK : depuis 4 ans, nous développons une « coopération relationnelle » avec des « habitants chercheurs » du Burkina Faso. Œuvrer ensemble au sein d’une relation d’amitié : c’est au village de Bendogo, au nord de Ouagadougou. Il s’agit d’essayer de mieux se comprendre et, pour nous, de participer, à notre modeste échelle, au développement endogène (selon l’expression du grand Joseph Ki-Zerbo) du village. Dernière initiative en date : la création d’un jardin-pépinière (en agroécologie) à l’école primaire, sous la conduite de notre ami, le travailleur social & permaculteur Patigidsom Koalga. En parallèle, nous menons une enquête sur le développement endogène au Burkina, faisons des rencontres passionnantes avec des chercheurs attachés aux valeurs des cultures africaines, soucieux de les partager et de les actualiser. Car cet intérêt mayaque pour le Burkina va bien dans ce sens : là-bas, l’agriculture, le maraîchage, l’élevage sont encore familiaux ; ce que nous essayons de retrouver ici. Les économies informelles foisonnent ; le pouvoir politique centralisé doit encore se plier à d’autres puissances plus locales : la chefferie ; la sécurité sociale est d’abord liée à la communauté, la médecine est encore bien souvent traditionnelle, etc. Des modèles de vie suggestifs qui sont menacés (et bien fragiles) mais que certains habitants chercheurs de là-bas tentent de protéger et d’améliorer. Depuis cette année, BurkiMaYaK est en relation avec une ONG locale qui intervient dans une 60aines de village pour renforcer les économies rurales et promouvoir l’agroécologie. Depuis très peu, BurkiMaYaK représente ici (et maintenant) une « fondation pour le travail décent » que cette ONG de Burkinabè supervise et qui a dans ses carnets des projets de valorisation des économies rurales…  « Habitants chercheurs d’ici et d’ailleurs » : comme toujours une publication raconte et réfléchit ce projet d’échange autour d’un monde où l’homme aspire à s’insérer le plus harmonieusement possible dans le cosmos…

Enfin, l’observatoire écophile : la recherche écophile, c’est une recherche « aimante » sur les lieux habités : villes ou campagnes, biotopes divers… Les premiers travaux portent sur la ville proche du siège du GE !: Lessines. Un « carnet écophile » sortira en mars (et une infinité d’autres sont prévus : nous commençons une recherche démesurée dont l’absence d’objectif absolument rationalisable est sans terme…). Une exposition se tiendra à cette occasion au « repair café » de Lessines (avec Olivier Ducène), avec concert sur des instruments bricolés à partir d’objets de récup, exposés et supports d’une jam à laquelle les visiteurs sont invités à participer, s’ils le souhaitent ! Peintures et traces des recherches écophiles seront aussi montrées. Une émission à « Radio Une » est prévue, orchestrée par Thierry Génicot.

La démarche écophile consiste en un premier temps à interroger des habitants chercheurs de la ville : des noyaux d’énergies habitant des foyers d’énergies, des lieux où les gens passent et se rencontrent. Noyaux et foyers d’énergies, c’est ce qui fait une ville en vie… La ville ce sont aussi les rues, les maisons, la configuration du peuplement : les carnets écophiles renouent avec la « géographie humaine ». La ville a besoin qu’on la regarde, qu’on l’aime ; elle est trop à la merci d’hommes sans scrupules ; elle a son mode de déploiement qu’il convient de respecter, son histoire qui remonte à bien avant ses habitants d’aujourd’hui et conserve pour eux des traces d’autres façons d’habiter, de se rencontrer, de travailler : des points de repère qu’elle nous montre pour que nous ne perdions pas le sens. Nous allons donc lire la ville… L’observatoire écophile invite des promeneurs artistes à regarder la ville, à l’interroger à recueillir des réponses… Des images qui s’associeront les paroles des habitants fidèlement retranscrites dans les carnets. Et qui seront montrées à l’expo…

Une recherche vivante sur la ville en vie…

Carnets écophiles, expositions, concerts, radio : des amorces à d’autres activités au cœur de la ville et des lieux habités, naissant d’elle et d’eux…

Ces trois dimensions complémentaires de la recherche mayaque s’exprime(ro)nt à travers les moyens de communication que nous développons depuis la création du GE !: cabanon d’édition (Phare Papier) ; audiovisuel (Muzifar records, TéléMaYaK) ; expositions, rencontres, concerts,

blog : MaYaK se construit : http://mayak.unblog.fr  

pages facebook : MaYaK/Phare Papier & Observatoire écophile…

Nous ne pouvons que vous souhaiter une année 2016 inventive et créatrice !

Hugues Robaye 

   




Un observatoire & des observateurs écophiles

8122015

émilie 72 Émilie Lafosse

Le contenu d’un document de présentation du dernier projet mayaque :

L’association GE ! (Groupe Esthéthique !) est une assoc socio-culturelle : édition (MaYaK/Phare Papier), concerts, productions audiovisuelles (Muzifar records, TéléMaYaK), expositions, rencontres, échanges avec le Burkina Faso (BurkiMaYaK). Elle fête en 2015 ses dix ans d’existence et se dote d’un « observatoire écophile » qu’elle ajoute et intègre à son objet social.

Il s’agit de développer un certain type de recherche sur les espaces habités (oikos), villes et campagnes. Une recherche « aimante ».

Première activité : l’enregistrement de conversation avec des habitants au sujet du lieu où ils vivent et la mise en page de « carnets écophiles » contenant des extraits de ces dialogues assortis de réflexions (en fragments) sur la démarche même de cette recherche, enquête, investigation « aimante » (Jiddu Krishnamurti) qui nécessite une attention particulière, relâchée, sans but ni objectif précis ; constante. Retranscription de dialogues assorties d’autres réflexions encore, notamment sur les relations des vivants aux lieux qu’ils habitent. Mises en perspective des paroles retranscrites, ces textes en résonance seraient tirés d’auteurs provenant d’horizons variés : arts, sciences, sciences humaines, etc.

Chaque carnet évoque deux dialogues, associe deux paroles différentes sur un même lieu ; des fragments suggestifs sont associés. Une ville, un village se (re)constitueraient (?) à partir de ces paroles et de ces réflexions conjointes.

Entrer dans la peau d’un observateur écophile (et en sortir), être un promeneur patenté mais tenté par les beautés minimes des mondes qui l’entourent.

Les carnets écophiles seront illustrés. Un premier est en préparation.

Ils donneront lieu à des expositions montrant le cheminement et les résultats de la recherche, à des installations sonores, à des émissions radio…

Hugues Robaye




Que fais-tu au juste au Burkina ? (1)

8042015

boubacar blog Boubacar LY, Dori, le 17 février 2015.

Parfois des personnes me demandent « ce que je fais au juste au Burkina ». Cette question – pourtant simple – m’apparaît au bout d’un moment complexe et abyssale. Je peux y répondre de façon technique mais elle a des implications insoupçonnées, beaucoup plus profondes.

D’abord la réponse technique.

Nous développons en parallèle deux activités.

À chaque voyage, nous menons une enquête sur le développement endogène au Burkina Faso, nous rencontrons des personnes qui incarnent ce mode de développement reposant sur les cultures africaines et partant d’elles. Nous interrogeons des artistes, des chercheurs, des bâtisseurs, des agronomes, des hommes politiques, des artisans, etc. Nous enregistrons les entretiens. Souvent ces personnes qui ont une activité particulière aiment à se situer dans les équilibres sociaux de leur pays, ce qui donne à leur travail une perspective plus large…

Concomitamment et depuis le premier voyage en 2012, nous entretenons des relations avec un village au nord de Ouagadougou – Bendogo – et organisons, stimulons différentes choses. Nous, c’est le noyau de « Burkimayak » (Amina Yanogo, Catherine Demey, Valérie Detry, Nafissatou Ouédraogo, Éric Kabré, Jean-Claude Kangomba, Patigidsom Koalga, François d’Assise Ouédraogo, Alexandre Tapsoba). Burkimayak, un département, si je puis dire, du GE !: l’association « Groupe Esthéthique ! » qui édite notamment la revue-livre annuelle MaYaK (bien connue de tous). Dans ce travail de terrain, nous souhaitons comprendre et échanger sur les microsocioéconomies villageoises qui sont encore bien vivaces quoique menacées et qui nous paraissent présenter des analogies avec certains mouvements du Nord : permaculture, agroécologie, simplicité volontaire, décroissance, antiproductivisme, renouveau rural, etc. Une analogie accidentelle, puisque nous constatons que les villageois, la plupart du temps, rêvent d’une « société capitaliste de pointe », selon l’expression tragi-comique d’Haruki Murakami. Mais nous allons toujours au village en compagnie de Burkinabè qui souhaitent autre chose, des artistes ou des chercheurs qui ont au fond d’eux un village rêvé qui tient beaucoup plus du village dont nous rêvons ici, au Nord… Pour désigner ce genre de rencontre, d’échange, j’emploie l’expression prudente, sans engagement exagéré, de « coopération relationnelle » ; nous œuvrons ensemble à quelque chose au sein de relations (amicales), de réseaux qu’on voudrait approfondir…

Ainsi, cette année, nous avons initié un jardin-pépinière agroécologique dans la double école primaire. Sous la direction de Patigidsom Koalga qui a déjà encouragé 22 créations de ce type. Patigidsom est travailleur social (il s’occupe des enfants des rues) et permaculteur ; anime une association dans son village natal où il œuvre au « rayonnement endogène », selon une autre expression burkimayaque. Nous sommes vraiment sur la même longueur d’ondes pour ce qui est de cette intervention au village. Le jardin-pépinière : fournir des légumes à la cantine scolaire, vendre le surplus, procurer  des revenus à l’école ; expérimenter ce laboratoire socio-économique qu’est un jardin (potager) pépinière : organiser le travail, essayer des techniques de culture, de nouveaux légumes, cuisiner cela, vendre, sensibiliser à l’agroécologie, produire avec les enfants des documents pédagogiques, par exemple calendrier des semis ou document sur les vertus des légumes et arbres implantés là ou recettes de cuisine…

Parallèlement – deuxième initiative cette année –, nous avons complété la bibliothèque rurale commencée l’année passée et trouvé à Ouagadougou des partenaires dynamiques (comme on dit) pour la mettre en valeur : Ousseni Nikiema (écrivain, conteur, libraire et bibliothécaire) et Eric Kabré (dessinateur et informaticien)… Des livres en français et en langues nationales (mooré et dioula) autour de questions pratiques de culture, d’élevage et d’économie rurale.

Ces deux activités ont été rendues possibles grâce à la générosité d’un mécène privé, le bureau d’expertises comptables Yves Dekegeleer (Mouscron). Les deux années précédentes, c’était la Députation permanente du Hainaut Occidental (Serge Hustache, chargé des relations internationales) qui avait soutenu nos initiatives.

En 2012, nous faisons connaissance avec les associations du village. Nous nous y rendons à deux reprises et lors de notre deuxième rencontre, en fin de voyage, j’évoquais des initiatives que nous avions rencontrées par le Burkina et qui offraient des solutions aux difficultés évoquées par les villageois lors de notre première réunion.

La deuxième année (en 2013), nous organisions un atelier dessin / photo / cinéma avec les enfants du primaire et secondaire, aboutissant au tournage et montage de « Villages en savane », un court métrage de 11 minutes qui présente Bendogo. Le village – par ses enfants (et de plus grands) – portait un regard sur lui-même, en réaction à des mots que j’avais pointé et qui me semblaient représenter à mes yeux blancs un village en savane… Le court métrage est visible sur youtube ainsi que sur ce blog (http://mayak.unblog.fr).

L’année suivante, Valérie Detry – animatrice et clown relationnel – orchestre un échange de lettres entre deux classes primaires de Liège et une de Bendogo. Elle vient au Burkina en janvier 2014 et anime un atelier de conte, dessin, danse et musique (thème : l’arbre) avec la classe de Bendogo et trois danseurs professionnels accompagnés de leur percussionniste. Cela donne lieu à une fête au village où nous montrons une expo réalisée à partir de dessins et photos faits pour le tournage du court ainsi que d’autres documents illustrant les résultats de nos recherches sur le développement endogène. Démonstration de fours solaires, plantation de moringa (l’arbre du paradis dont les feuilles fournissent une farine aux propriétés nutritives exceptionnelles) ; plantation d’arbres – notamment un caïlcédrat offert par Yacouba Sawadogo « l’homme qui fit reculer le désert », célèbre agroécologiste local, sono et concert de Madi Nikiema : le programme de la fête est varié…

Cette même année, nous suscitons la rencontre entre les associations de cultivateurs/éleveurs locales et des acteurs de l’association internationale DIOBASS qui promeut la recherche paysanne et l’autonomie des villages. Résulte de ces échanges un relevé des difficultés rencontrées dans l’élevage et les cultures et un scénario de plan d’actions (selon la méthode DIOBASS explicitée dans École aux champs de Hugues Dupriez) sur deux ans est imaginé (en cours)).

Ces trois premières années d’échanges ont été détaillées dans un album textes-images : Histoire d’amitiés, Histoire de réseaux (collection chantier-école, Phare Papier)…

Enfin, nous continuons à tourner. Avec François d’Assise Ouédraogo, Nous filmons des séquences destinées à un court ou moyen métrage qui s’intitulera « Rencontres » et montrera ces croisements de gens divers provoqués par une association du nord dans un village du sud avec en fond, une réflexion sur les échanges nord/sud…

Le travail expérimental au village, nous le combinons donc avec des recherches plus personnelles sur les ressources endogènes du pays. A cette fin, nous avons rencontré des personnalités comme – dans le désordre – Sylvain Korogo, Amidou Ganamé, Bernard Lédéa Ouédraogo, Patrick-Armand Pognon, Arnaud Chabanne, Madi Nikiema, Sem Baba, Esther Tarbangdo, Charlemagne Kaboré, Emmanuel Lalsomdé, Benjamin Nabi, Pierre Ouédraogo, Léandre Yaméogo, Ousséni Nikiema, Maurice Oudet, Camille Louvel, Abdramane Sow, Victor Démé, François d’Assise Ouédraogo, Moumouni Jupiter Sodré, Yvo Moussa, Abraham Abga, Lazare Sié Palé, Amadou Balaké, Yacouba Sawadogo, Sana Bob, Christian Legay, Pando Zéphyrin Dakuyo, Boubacar Ly, Marguerite Doannio, Monseigneur Compaoré, Séri Youlou, des chefs de village, des animateurs d’associations, des chercheurs, des artisans, des artistes, etc. Enregistrements à la clé, retranscriptions partielles et intégration de ces matières dans un carnet de voyage en cours de publication. Comme disait Jacques Faton, dans ce genre de voyage associatif, il faut avoir un objectif personnel dont la réalisation ne dépende que de soi.

Cette enquête sur le rayonnement endogène donne de la perspective au travail que nous effectuons au village, comme un horizon…

Par ailleurs, il est utile de mettre ces informations en réseau et d’ainsi rapprocher des initiatives porteuses d’espoir mais qui souvent ne se connaissent pas. Le travail de Burkimayak est d’information, de communication, de mise en réseau et de promotion de projets…

Voilà pour la réponse technique.

Venons-en à longer l’abîme (tout relatif !).




LE LOINTAIN DE PRES : UN IRAN DE JEUNES GRAPHISMES

19042014

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MaYaK/Phare Papier participe donc à l’organisation d’un mois iranien à Tournai, centré sur une exposition : 65 affiches de graphistes jeunes (et quelques-uns moins jeunes) qui illustrent la vie culturelle d’aujourd’hui dans ce grand pays méconnu. MaYaK/Phare Papier a conçu le catalogue. Non, le livre-catalogue! Car on peut considérer cette publication comme un MaYaK hors-série, vivant de l’intérieur, avec gravité, curiosité et humour.

 Un texte continu accompagne ces 65 images et forme une mosaïque de petits tableaux sur la vie des Iraniens. Par ailleurs, 20 affiches d’étudiants en graphisme de l’Académie des Beaux-Arts de Tournai entrent en dialogue avec ce lointain vu de plus près. Un Iran de jeunes graphismes pour dire qu’à partir de ces images naît un Iran, pas l‘Iran car un pays, une population sont tellement multiples. J’ai préféré « graphismes » à « graphistes » pour insister sur le côté impersonnel ou supra-personnel d’une création qui déborde toujours l’individu, sur le trait ou le geste du dessinateur qui, en Iran, est presque toujours calligraphe; sur la magie et la puissance incontrôlables des images qui font sentir, percevoir, connaître d’une manière si justement irrationnelle…

 Au fond, ce livre conçu en amitié avec Autour du Feu, l’atelier galerie de l’architecte et céramiste Faezeh Afchary-Kord, nous aimerions qu’il participe modestement au « rapprochement des peuples » (ça fait sourire), des sociétés civiles souvent oubliées par les sacro-saintes « actualités » et occultées par différents pouvoirs qui les utilisent plus qu’ils ne les servent.

 Entourés de ces 85 belles images vivantes, nous pourrons écouter de la musique, de la poésie, une conférence sur l’architecture… Voir le programme ci-joint ! Et puis, de retour de Cannes, le grand cinéaste Abbas Kiarostami passera deux jours à Tournai.

 Hugues Robaye

 

 




Espaces temps mayaques 2013/2014

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La revue-livre MaYaK est au centre d’un travail inter-associatif et profondément amical et les mois qui viennent l’attestent vraiment : la semaine prochaine, concert à La Fenêtre, salle associative de Tournai, avec Bert Cools, Steve Houben, Arne Van Dongen, Fred Wilbo. Musique inédite (« Mood Music ») & réflexions sur la place de la musique dans la société, sur l’efficacité, les effets de ces ondes qui nous touchen, nous transforment, nous inspirent, nous nourrissent, installent en nous de nouveaux rythmes, de nouvelles harmonies dont notre corps jouit par la suite comme de nouvelles possibilités d’être…

Le 21 décembre 2013, rencontre à Quartiers Latins, place des Martyrs, à Bruxelles autour du périple pédestre de Xavier Vanandruel en Arménie (Une traversée de l’Arménie à pied, Phare Papier). Avec Laurence Mekhitarian (chant) et Benoit Dassy (duduk) : chant et sonorités arméniennes…

En janvier/février 2014, travail inter-associatif avec « Kogl Taaba » & « Caméra&co », au Burkina Faso : des échanges autour de l’agriculture familiale, de la richesse des terroirs, de l’autonomie des régions rurales, expo, film…

En mai 2014 : échange avec « Autour du Feu », l’association de Faezeh Afchary, architecte et céramiste iranienne : nous l’assistons dans l’organisation un « mois iranien » à Tournai, avec expo de jeunes graphistes de là-bas, work-shops de deux professeurs venus de Téhéran, rétrospective Abbas Kiarostami, en présence du réalisateur qui parraine cette manifestation. Concert et rencontres autour de l’architecture et de la poésie persanes/iraniennes. Montrer autrement ce pays, ces cultures que l’on résume trop à l’arme atomique et à la république islamiste… MaYaK s’occupera du catalogue-livre de l’expo qui révèlera plus de 40  jeunes graphistes montrant des événements de la vie culturelle en Iran.

Un document pour reprendre tout cela :

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Et une bonne nouvelle de plus : l’entrée au concert est à 12/10/8 euros! Mais réservez au plus vite!




Venez vivre le printemps mayaque (le 21 mars, 20h05, Maison du Livre, rue de Rome, Saint-Gilles, Bruxelles)

16032013

Venez vivre le printemps mayaque (le 21 mars, 20h05, Maison du Livre, rue de Rome, Saint-Gilles, Bruxelles) dans Afrique arriere-pays_72-300x230 Siège mayaque par Muriel Logist

Rencontres autour du MaYaK 6 et du MaYaK7 en préparation
« Dons, gratuités, échanges » ainsi que des projets en cours, et il y en a…

mais nous serons brefs et rythmés !

MaYaK est la revue livre annuelle de GE !, l’association Groupe Esthéthique !

Son projet ?

Rassembler des savoirs en général cloisonnés : arts, sciences, sciences humaines, artisanats, travail social, travail de la terre… ; travailler la communication de ces savoirs ; varier les formes d’expression : essai, fiction, poésie, entretien.
Et fournir des témoignages d’expériences vécues… Tout cela à travers un travail d’édition (Phare Papier – 12 titres), des expos, un label de musique (Muzifar records), de film (télémayaque), un blog et un département burkinabè (Burkimayak).

Intervenants :
Gaëlle Faïk (Belgique-Congo), psychologue et musicothérapeute ;
Isaia Iannaccone (Italie), chimiste, sinologue et romancier ;
Jean-Claude Kangomba (Congo), écrivain et historien des Afriques ;
Sébastien Verleene (France), architecte ;
Xavier Vanandruel (Belgique), mathématicien, philosophe et écrivain (qui présentera son récit de voyage en Arménie, dernière publication de Phare Papier).

Images :
projection de Villages en savane, court-métrage réalisé en février dernier au Burkina Faso, avec douze élèves d’une école secondaire et l’association ouagalaise « Caméra & co ».

Musiques :
avec le chanteur Madi Niekiema (Burkina Faso), le percussionniste Niambé Hervé Badiel (Burkina Faso),  le joueur de duduk, Benoît Dassy (Belgique). Et un extrait de Room music, le CD accompagnant le MaYaK6, dans son nouvel arrangement pour quatuor.

Lectures :
par Vincent Radermecker, Conservatoire de Bruxelles.

Et le bar…

Renseignements complémentaires:
sur Facebook : « hugues chef mayaque »

dominos-armeniens-72-300x225 dans Arménie salutations-aux-anciens-72-300x220 dans Arne Van Dongen

equilibriste-72-300x201 dans autoconstructionDominos arméniens, salutations aux Anciens, équilibres planétaires et mayaques… Xavier Vanandruel, Ramata Nafissatou Ouédraogo, Nathalie de Vooght




Bergers d’une terre rouge, par Xavier Vanandruel (Phare Papier 2012…)

29122012

Bergers d'une terre rouge, par Xavier Vanandruel (Phare Papier 2012...) dans Arménie xavier-armenie-2-blog-21-9-2010-300x224 Le 21 septembre 2010, monastère de Khor Virap et Mont Ararat

Je me souviens de son retour à Bruxelles, dans sa commune verte, Boitsfort. Il lui a fallu des semaines pour se remettre de ce voyage en solitaire : à pied de monastère en monastère, dans ce lointain, l’Arménie, qu’il avait apprivoisé(e) ici par des rencontres, des livres, et des cartes. Retrouver Bruxelles après ces semaines de simplicité merveilleuse et athlétique ne fut pas facile, même si Xavier vit dans une des dernières fermettes de Boitsfort, tournée vers le jardin en pente dont un tiers est laissé au potager ; le reste planté de fruitiers… Ce qui l’a sauvé de la mélancolie, peut-être, c’est l’écriture au jour le jour, et les recherches qu’il a faites pour densifier son expérience…

Xavier Vanandruel m’a demandé de relire le texte avant son impression. Il m’a fort ému et Xavier me demandait d’écrire un texte de 4, dont voici un extrait : Xavier Vanandruel voyage de préférence à pied et en solitaire. Chemine autant en lui que dans les paysages et leur histoire, dialoguant avec les traditions, les habitants, le présent palpitant ; la nature, la culture… Ce cheminement voulu dépouillé (le strict nécessaire dans son sac à dos) l’ouvre à une méditation continue, émouvante et ténue sur le destin des hommes, aujourd’hui. L’Arménie lui prodigue son hospitalité et sa spiritualité millénaires, richesses et vertus inestimables, qu’il exprime dans une langue discrètement somptueuse.

Et une carte de visite : Né en Belgique, à Ypres, en 1953, Xavier Vanandruel, mathématicien, philosophe et musicien est l’auteur d’un autre récit de voyage, À pied vers la Mer Noire (2007) et d’un roman, Le temps comme un présent (2009) qui mêle à une fiction des questionnements scientifiques. Il est le rédacteur en chef de la revue-livre MaYaK.

Saluons aussi le très beau travail de mise en page et de conception de la dessinatrice et graphiste, Julie Fouret.

 Xavier Vanandruel, Bergers d’une terre rouge : Une traversée de l’Arménie à pied, Potterée, Phare Papier (Histoires mayaques), 2012. Photos de XV et dessins de Julie Fouret.

15 euros, chez Tropismes ou Quartiers Latins (Bruxelles) ou sur commande : info@mayak.be

HR 

Un entretien avec Xavier dans l’émission de Radio Une « Le Monde est un Village » (Didier Mélon) sera programmé en janvier.

xavier-blog-1-6-10-2010-blog-150x112 dans connaitre le monde Dominos, le 6 octobre 2010




Le nouveau catalogue mayaque

19092011

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est arrivé… Il est bleu. Et vous en serez bleus…

Le nouveau catalogue mayaque dans edition pdf cataloguepharepapierseptembre2011.pdf

 







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